Les mots

L’écriture.

Ecrire, l’enchantement. La douce caresse du stylo sur le papier, des doigts sur le clavier. La promesse d’une histoire, d’un secret, d’un « Je t’aime » qu’on n’ose pas prononcer. Ecrire, la base de tout dans ma vie. Des petits mots sur les bancs de l’école que l’on se glissait sous les tables, des poèmes d’un premier amoureux, des pages de cahiers noircies, des enseignements inscrits, d’une plume, cette rêveuse qui s’anime.

L’écriture, la base d’un rêve.

L’écriture, les symboles mis bout à bout . Symboles qui finissent par former des mots. Des mots qui font des phrases. Des phrases pour créer des histoires.

L’écriture, un stylo qui glisse sur le papier. La main qui écrit frénétiquement ou celle qui tremble.

Ecrire pour écrire parfois. L’art de la calligraphie, la spontanéité des gestes, des lettres parfaitement courbées. Des A bien arrondis, des L en angle droit, des lignes et des virages, la main qui s’évade. L’étonnement d’avoir su parfaitement faire un H majuscule pour la première fois. Le H majuscule , la galère des premières lignes de la petite fille que j’étais autrefois.

Et puis, écrire pour raconter. Les premières lettres entre copines, quand le SMS n’était pas encore vraiment à la mode. Les papiers roses, bleus, parfumés ou simplement immaculés. Le plaisir de lire des bribes de vie, de savoir comment tu vas. Répondre en retour et comprendre qu’écrire, c’est exister aussi. Donner des nouvelles de soi, raconter ses aventures. Amoureuses ou pas.

Ecrire et tuer le mal. Ecrire pour oublier des anecdotes, les laisser là. Les froisser. Les abandonner. Les jeter. Se détacher de la douleur. Se détacher d’un évènement, comme un chanteur exorcise ses démons en chantant. Ecrire, c’est l’art des nostalgiques, des mélancoliques, des rêveurs aussi.

Grandir en continuant de coucher des mots sur des feuilles. Acheter des carnets et commencer quelque chose de nouveau. D’insolite. Ecrire une histoire à soi, ne plus passer son temps à lire celles des autres. Faire vivre des personnages, faire naitre des relations, faire exister son vocabulaire. Ecrire, comme un miroir pour la pensée, un reflet de l’âme.

Ecrire des symboles mis bout à bout. Symboles qui font des mots puis des phrases. Et ces phrases qui racontent une histoire. Mon histoire.

Beauté/mode

Mes rouges à lèvres préférés du moment.

En ce moment, plus qu’à n’importe quel autre moment de ma vie, je fais une fixette sur les rouges à lèvres. J’ai commencé à en porter quotidiennement, il y a peu. Avant, je n’en portais qu’occasionnellement, pour les sorties ou les évènements.Il faut dire aussi que les textures ont beaucoup évolué ces derniers temps, et sont devenues par la même occasion très confortables.  Moins de rouges à lèvres collants semblables à des gloss, moins de mats hyper asséchants et surtout des tenues défiants toute concurrence. Aujourd’hui, le lipstick fait partie de mes indispensables au même titre que le mascara. C’est pourquoi j’ai choisi de vous montrer mes cinq couleurs favorites du moment (il n’y aurait que moi, je vous montrerais tous les rouges de ma collection, mais ce serait trop redondant.) de la plus classique à la plus extravagante.

 

Loc (Rose to the occasion)

Les rouges à lèvres Loc faisaient déjà partie de mes favoris en 2016. Mon avis n’a pas changé et je m’amuse à agrandir petit à petit ma collection. Parmi les petits nouveaux, le Rose to the occasion est mon coup de coeur. Ce vieux rose froid est parfait pour l’hiver. La couleur habille sans en faire trop. La texture est crémeuse et le rendu mat est velouté, presque poudré. La tenue est top. La couleur s’estompe au fur et à mesure de la journée, sans laisser de démarcation.

Rodial (Big Apple)

J’ai dernièrement reçu dans une box beauté ce jumbo pour les lèvres de la marque Rodial (en teinte Big Apple) . La texture, hyper sèche, m’a d’abord fait peur et ne facilitait pas les premières applications. Mais après avoir pris le coup de main, j’étais scotchée. Ce vieux rose qui tire davantage sur le mauve est canon. Sa texture, un peu plus sèche que ce qu’on a l’habitude de voir, a au moins l’avantage de tenir sur toute une journée sans faillir. Et j’ai remarqué que, par rapport à d’autres jumbo mats, il n’assèche pas les lèvres.

Sephora (Always Red)

Niveau rapport qualité/ prix , rien n’équivaut, en terme de rouges à lèvres liquides mats, aux veloutés sans transfert de chez Sephora. Je n’ai pas arrêté d’en acheter ces derniers mois. Une fois secs, ils se font totalement oublier. Et c’est ce que je recherche en premier dans ce type de texture. Rien de plus désagréable qu’un lipstick qui tiraille ou colle. En ce qui concerne ce beau rouge vif, il ne transfère pas du tout. Il me fait beaucoup penser au 999 de chez Dior (qui vient d’ailleurs de sortir en version liquide), la teinte la plus connue de la marque, mais coute trois fois moins cher.

 Sephora (Dark Red)

Un autre rouge, plus foncé celui ci, que j’adore : le Dark Red. J’aime particulièrement les couleurs proches du bordeaux, du marron et du prune. Ce rouge est un peu plus maronné et tire davantage sur le brique lorsqu’on en applique deux couches. En ce qui concerne le transfert, et c’est là la limite de la gamme de chez Sephora, les couleurs foncées sèchent moins vite et transfèrent plus facilement. Elles tiennent aussi moins longtemps. Mais rien de bien méchant.

Sephora (Dark Forest)

Acheté pour Halloween, il s’avère que le Dark Forest est une couleur que j’aime porter aussi tous les jours. Il donne au look un coté plus rock, plus sombre et j’aime tellement ça. Là encore, il n’est pas 100% sans transfert et la tenue est moyenne. Mais cette couleur me convainc par son originalité et par sa texture ultra confortable.

Culture, Vie de famille, Voyages & Sorties

Ouvrir son esprit au Musée des Beaux Arts.

 

Dimanche 12 novembre 2017. J’ai pensé que c’était le bon moment. La grêle tombait en averses, les nuages rendaient la luminosité médiocre. C’était un temps à rester chez soi devant son chauffage et un bon Disney. Un temps à faire des crêpes ou peut être bien des gaufres. Un temps à rester en pyjama. Mais nous nous sommes levés tard et après un petit déjeuner dominical, nous avions envie de sortir. Il était hors de question d’aller attraper froid sous la pluie et la grêle. Exit donc les balades en foret ou en bord de mer. Nous n’avions pas envie non plus d’aller au cinéma. Alors, j’ai pensé que c’était le bon moment. Le bon timing, à ses trois ans et demi, pour l’emmener pour la première fois au Musée des Beaux Arts de Caen. Kéo connait les musées. Il en a déjà fait quelques uns, dont le public ciblé était clairement jeune. Là, les Beaux Arts, c’était différent. Je savais que je l’y emmènerais tôt ou tard, car je pense qu’il fait partie de mon rôle de maman de l’initier à l’art comme je peux l’initier au sport, à la lecture ou à la pâtisserie. J’ai toujours trouvé intéressant le nombre d’interprétations possibles d’un tableau. J’ai toujours trouvé fantastique la façon dont les enfants voient les peintures et expriment leur avis face à une sculpture. Je pense que l’art est une manière différente de s’ouvrir l’esprit. On peut débattre, discuter, s’émerveiller d’une photographie. Certaines oeuvres servent de base à toutes sortes de discussion. Aller au Musée des Beaux Arts, c’est, selon moi, un moment de partage. Bien sûr, nous n’avons pas décrit toutes les oeuvres que nous avons vu. Je l’ai d’abord laissé gambader. J’ai observé son regard. Je l’ai suivi. J’ai attendu qu’il s’assoit enfin dans un canapé pour lui demander si cela lui plaisait. Et selon lui, « c’est cool, Maman« . Alors j’ai commencé à sélectionner des oeuvres et à le questionner. Tiens, quelles couleurs ont été utilisées ? Qu’est ce qui est représenté là? Sinon, entre ces deux tableaux, lequel préfères-tu? J’ai trouvé ces moments formidables. C’était si riche! J’ai vu à quel point mon petit garçon à un esprit vif, à quel point il ne manque aucun détail et surtout, j’étais étonnée de le voir s’impliquer autant dans cette visite. Cela m’a rendu heureuse. Non pas par fierté de le découvrir sous ce jour, mais par plaisir d’échanger avec lui. Et de le connaitre un peu mieux.

Beauté/mode

Ma routine soin du matin.

C’est en regardant mes anciens articles de la catégorie « Beauté/ mode » que je me suis rendue compte que je n’ai jamais parlé de ma routine soin du matin. C’est pourtant le type d’articles que j’adore lire chez les autres blogueuses et dans lesquels je pioche pleins de petits conseils. Je me suis donc dit qu’il n’était pas idiot de remédier à cela. Au vu de la peau compliquée qui est la mienne (sèche à mixte en été, et à tendance grasse en hiver), j’ai mis des années à me constituer une routine qui me convient et vers laquelle me tourner à chaque fois que j’en ressens le besoin.

Tous les matins depuis quelques mois maintenant, je m’attelle à nettoyer ma peau en profondeur et à l’hydrater du mieux possible. Pour cela, je me tourne désormais uniquement vers les soins Vichy. J’ai testé des tas d’autres marques plus ou moins chères et aucune n’a rendu ma peau si douce et mon teint si frais. J’adore le gel nettoyant Normaderm qui est formulé pour les peaux à imperfections. Avant, je me nettoyais la peau, matin comme soir avec une eau micellaire mais après des années, je me suis rendue compte qu’il restait tout de même des résidus de maquillage et de poussière avec une eau démaquillante sans rinçage. C’est clair que c’était mille fois plus pratique. Pas besoin d’eau, de sortir de gant ni de serviette propre, j’utilisais du coton jetable et c’était beaucoup plus rapide. Aujourd’hui, je préfère prendre un peu plus de temps mais me nettoyer correctement le visage pour la sentir vraiment propre avant d’ajouter les soins hydratants.

Parmi mes soins chouchous, il y a ce sérum hydratant  Minéral 89. Cet été, il a été d’une efficacité redoutable contre le dessèchement de ma peau. Je l’applique matin et soir, juste après m’être nettoyé le visage. Son action est visible dès la première application. La peau est douce et repulpée. Je le trouve magique. Il est mon allié aussi pour cet automne et l’hiver qui arrive puisqu’il ne laisse aucun film gras et pénètre très rapidement dans la peau.

Ensuite, j’applique mon soin contour des yeux Icy Magic de chez Polaar qui est un roll on frais et défatiguant . Il est très agréable à utiliser. Il limite les poches et les cernes et rafraichit le contour de l’oeil en un rien de temps. J’ai remarqué également que contrairement à d’autres soins de ce type, il ne « peluche » pas lorsque je me maquille les paupières et que je travaille longuement les fards au pinceau. J’aime également beaucoup le soin à la grenade de chez Weleda que je préfère appliquer en été.

Après, je m’occupe des petits boutons qui ont pu apparaitre durant la nuit. J’applique alors, sur des zones ciblées, mon sérum de chez Balance Me qui est composé à 99% d’ingrédients d’origine naturelle. Il permet de soulager les rougeurs et les petits picotements. Il aide également à faire disparaitre plus vite les imperfections.

 

Tout nouveau dans ma routine, mais oh! combien efficace, ce baume de chez Dr PawPaw est une merveille. Le baume, assez compact lorsqu’il sort du tube, se transforme en une texture très crémeuse et nourrissante, presque huileuse (mais pas désagréable). Avec le retour de l’automne, je m’amuse beaucoup à utiliser des rouge à lèvres mats mais leur texture assèche vite les lèvres. Mon nouveau baume (qui au passage coute trois fois rien!) hydrate et nourrit durablement et me permet de continuer à utiliser quotidiennement mes lipsticks mats préférés.

L’avant dernière étape (que je loupe parfois, je l’avoue!) est d’appliquer le soin Browvo! de chez Benefit. Il nourrit et protège les sourcils et est une excellente base de maquillage. Les sourcils paraissent plus étoffés et le maquillage tient bien mieux.

La toute dernière étape est celle qu’on nous rabâche sans cesse: la crème hydratante. Celle qui s’adapte le mieux à mes besoins est l’ Effaclar Mat de la Roche Posay. Sa texture gel est très rafraichissante. Elle pénètre rapidement dans la peau et son action sébo-régulatrice permet de limiter notablement les brillances au cours de la journée. En plus de ça, elle me sert de base à maquillage et permet une meilleure tenue du fond de teint et des poudres.

 

Beauté/mode, Création / Photographie

Consommatrice de visuel

Je n’ai pas l’oreille musicale, vous savez. Comme tout le monde, j’ai mes playlist. Comme tout le monde, j’écoute de la musique. Je me suis même essayée au piano plus jeune. J’en étais si fière. Mais aujourd’hui, si vous me demandez de reconnaitre un son, j’en suis bien incapable. Incapable de savoir si c’est plutôt un La, ou un Si. Mais peut être bien que c’est un Do, non? Vous voyez, je me retiens bien de dire que j’ai appris le piano, parce qu’avec cette incapacité de reconnaitre de simples notes, je me sens un peu bête. Aujourd’hui, je choisis davantage les musiques que j’écoute aux paroles, moi l’amoureuse des mots. Je veux ressentir quelque chose en les écoutant. Si elles me donnent envie de danser ou au contraire de pleurer, je sais que c’est gagné. Cependant, certaines mélodies me laissent indifférente, c’est comme ça. C’est une affaire de goût. Mais il faut que je vous avoue surtout que je suis sensible aux clips. Depuis très longtemps, je les regarde. Adolescente, je passais mon temps devant MCM et MTV. Maintenant, je fais mes corvées devant W9 ou CStar. C’est un fait, j’adore regarder ces petits films musicaux de trois minutes. Et quand le clip me transporte, n’en doutez pas une seconde, la musique aussi.

Je suis une consommatrice de visuel. J’aime les belles images, les décors à couper le souffle, les chorégraphies millimétrées, les make up artistiques, les tenues atypiques. Et si je ne pouvais citer qu’un clip musical, ce serait « Judas » de Lady Gaga. Je ne suis pas une fan inconditionnelle de cette chanteuse, mais il faut bien avouer que chacun de ses clips est une pépite. Artistiquement, elle vise haut. Très haut. Il suffit de regarder « Paparazzi » ou « Bad Romance ». Les scénographies sont incroyables. Le stylisme est dingue. Le montage est sublime. Mais aucun de ses clips n’est plus beau que « Judas » . Il suffit de visualiser tous les détails, il y en a tellement et rien n’est jamais laissé au hasard. Et ce make up… Ces traits d’eyeliner noirs sur et sous les yeux, ces sourcils foncés et ce rouge à lèvres bien rouge. C’est un make up que j’ai toujours beaucoup admiré et que j’ai choisi de reproduire. Au départ, c’était juste comme ça , histoire d’essayer. Et puis après quelques photos, je me suis dis qu’il serait finalement bien de le partager ici et de parler au passage de ce clip que j’ai regardé des centaines de fois et que je regarde encore quand j’ai besoin d’inspiration. Oui, ce clip m’inspire. Dans ses couleurs, dans son rythme, dans ses nuances, dans ses décors et surtout dans la façon dont les acteurs et artistes rejouent et réécrivent la trahison de Judas. J’aime quand une vieille histoire est remise au gout du jour. J’aime qu’on mélange les styles. C’est bien pour ça que j’affectionne tant Norman Reedus en Judas, comme je peux adorer Leonardo Di Caprio en Romeo. Ce clip ( tout comme Romeo+Juliette , vous l’aurez compris) m’a d’abord surprise par son décalage. Mais je me suis vite rendue compte que ça fonctionne à merveille. Parce que c’est bien imaginé, bien joué et que ça ressemble tellement, tellement à Lady Gaga.

 

 

 

Humeurs, Vie de famille

La réconciliation

Cet été, dans cet article, je vous expliquais que mon corps n’est pas un obstacle. Je voulais revenir sur cette phrase et y changer un tout petit mot. Aujourd’hui, mon corps n’est PLUS un obstacle. Cela implique le fait que, pendant un certain temps, il l’a été. Plus qu’un obstacle, il était une véritable barrière que je n’arrivais pas à franchir. Comme toutes les filles/ femmes, j’ai toujours eu des complexes plus ou moins importants. Quand j’étais petite, il était hors de question que je m’attache les cheveux, à cause de mes oreilles un peu trop décollées à mon gout. Plus tard, j’en ai voulu à ma pilosité de brune. Je traquais chaque poil de peur que ça se voit. Jusqu’à aller décolorer ceux que j’ai sur les bras pour ne plus ressembler à un yéti (c’était l’estime que j’avais de moi). En vieillissant, j’ai appris à conjuguer avec le corps qui est le mien. Même s’il m’arrivait parfois encore de paniquer quand je ne rentrais plus dans un de mes pantalons, le complexe partait aussi vite qu’il était arrivé et je n’en parlais plus.

A coté de ça, j’adorais mon ventre. Il était plat, musclé et pour le sublimer un petit peu plus, je l’avais fait percer. C’était une sorte de fierté pour moi. Surtout que pour obtenir ce résultat, je n’ai jamais eu à faire grand chose. J’ai toujours eu tendance à grossir du bas du corps, mais mon ventre, lui, ne changeait pas. A l’âge de 20 ans, je suis tombée enceinte. Je savais que mon ventre allait grossir et que j’allais forcément changer un petit peu. Mais ce n’était pas grave, je portais la vie. J’ai vécu une grossesse de rêve, durant laquelle j’ai pris 12 kg. Une prise de poids correcte selon les médecins. J’avais confiance en mon corps, je savais que je ne garderais pas tous ces kilos. En Mars 2014, Kéo naissait et à la sortie de la maternité, j’avais perdu 8 de mes 12 kilos en trop. Je rentrais de nouveau dans mes jeans. J’étais forcément un peu plus à l’étroit mais je fermais encore le bouton sans trop de peine. J’aurais du me réjouir. J’aurais du…

Seulement, si le corps que je regardais dans le miroir n’était pas énorme, il était devenu tout autre. Et je le trouvais hideux. Je me trouvais affreuse. La cellulite avait fait son apparition sur mes cuisses, j’avais de nouveau de l’acné sur le visage, mon ventre était flasque et comportait de jolies vergetures qui s’étaient dessinées en soleil autour de mon piercing, jusqu’à atteindre mes hanches. Plus rien n’était ferme. J’avais l’impression d’avoir un excédent de peau au niveau de la taille et ma poitrine s’était affaissé. J’avais l’impression que j’avais raté quelque chose. Que mon corps de femme enceinte si beau s’était en une nuit transformé en une enveloppe informe, difforme. Il fallait le cacher. Le changement dans ma garde robe le plus flagrant fut celui des maillots de bains. Il n’était plus question d’aller à la piscine en bikini, il me fallait un une pièce noir ou bleu marine. J’ai arrêté de mettre des jeans aussi, je me suis mise à détester les tailles basses, je ne m’y sentais plus à l’aise. Je me suis davantage tournée vers des robes et des jupes qui cachaient le mieux possible mon corps. Et j’avais cette sensation désagréable de ne plus savoir m’habiller, de ne plus savoir me mettre en valeur.

Je ne sais pas quel a été le déclic. Peut être est ce du aux nombreux articles que j’ai pu lire et qui parlaient de ces femmes qui, comme moi, ne reconnaissaient plus leurs corps. Peut être est ce du à cette photographe américaine,Jade Beall, qui montrait par son Beautiful Body Project le « vrai » corps non retouché de quelques jeunes mamans. Peut être est ce du à ma nouvelle passion pour la photographie et la retouche qui m’a fait prendre conscience qu’avec un bon logiciel, on peut faire ce que l’on veut. Peut être est ce du à Instagram qui regroupe aussi de jolis comptes de femmes qui s’assument. Vraiment, je ne sais pas quel a été le déclic.

Une chose est sûre: depuis quelques temps maintenant, la barrière est tombée, l’obstacle n’en est plus un. Il s’agit d’une véritable réconciliation. De celles qui font du bien. Les réconciliations qui donnent des ailes et qui rendent libres. Parce que c’est une véritable liberté de savoir s’assumer et de ne plus redouter sans cesse le regard des autres. Et de ne plus redouter, non plus, son propre regard, le matin dans le miroir.

 

 

Création / Photographie

Une mariée pour Halloween

La mariée morte, le costume que je rêve de porter depuis plusieurs Halloween. Ce personnage là est tout en contraste. Du blanc, de la dentelle, des perles, une robe de princesse….un décor sombre, des cheveux mal coiffés, le bouquet fané, le noir et le rouge à lèvres qui a coulé. Ce personnage là a quelque chose de dramatique. Je ressens toujours une profonde tristesse quand je connais les histoires de ces fiancées abandonnées, trahies, trompées. Ces femmes qui se seraient données, corps et âme et auxquelles les évènements ont retiré toute humanité. Elles errent les épouses déçues. Elles errent dans les manoirs et les bois. Et elles portent, jusqu’à la fin des temps, leurs magnifiques robes blanches. J’ai lu et vu beaucoup d’histoires les concernant. Et parmi elles, comment ne pas citer la jolie Mélanie du Phantom Manor de Disneyland Paris. La fiancée dont le mari n’est jamais arrivé jusqu’à la cérémonie et qui fut prisonnière de l’esprit de son père, décédé quelques temps auparavant. Cette tragédie aussi effrayante soit elle est, à mes yeux, la plus fascinante de toutes. Bien sûr, il faut aimer les légendes qui parlent de malédiction indienne, de futurs époux amoureux et d’esprits malfaisants. Mais vraiment, cette histoire vaut le détour.

En ce qui concerne ma version de la mariée morte, n’ayant pas de manoir fantomatique à disposition, j’ai décidé de créer cette femme trompée par son futur mari et qui a décidé de se donner la mort à l’orée d’un bois. Lieu qu’elle continue d’hanter. Et sincèrement, quel promeneur souhaiterait la rencontrer?

 

 

Beauté/mode, Création / Photographie

La danseuse de la Lune.

Les danseuses étoiles, elles me fascinaient. Je ne sais pas ce que je leur enviais le plus. Si c’était leur port de tête, leur élégance naturelle, leur corps fin et élancé ou simplement leur tutu et leurs chaussons. Mais quand j’ai commencé à m’intéresser davantage à leur monde, elles étaient, à mes yeux, tout sauf désuètes . Elles incarnaient la féminité dans son aspect le plus rigoureux mais aussi dans sa douceur la plus extrême. Un savant mélange qu’il faut maitriser pour incarner l’Etoile du ballet. En ce qui me concerne, j’ai très vite compris que je ne serais jamais ni petit rat de l’opéra, ni danseuse confirmée. Je n’ai jamais eu de grâce naturelle, je n’ai jamais su faire les gestes délicats qui sont propre à cette discipline et je ne suis pas non plus la fille la plus élégante du monde. Et puis, je n’ai jamais été bonne danseuse. C’est un art dont je me sens très éloignée. Rien ne correspond. Rien. Les ballerines je les enviais, mais je ne les ai jamais jalousé. C’est juste qu’elles me fascinaient.

Et si je parle des jolies danseuses de ballet, c’est tout simplement parce que, de tous les vêtements que j’ai pu acheter/recevoir jusque là, aucun n’a jamais su autant m’inspirer que cette jupe. Déjà, sur le site Dresslily.com, elle a tout de suite attiré mon attention. C’est comme si elle avait été faite pour moi. Cousue sur moi. Si elle n’avait pas été inventé, il aurait fallu que je la crée. Dans ma tête, dans mes pensées. Et au sein de mon imagination, c’est certain, je l’aurais fait virevolter.

C’est avant tout son motif qui m’a séduite. Comment résister lorsqu’on est soi-même une amoureuse de la Lune et des galaxies? Comment résister à sa coupe midi, aussi, que j’affectionne depuis tant d’années maintenant? C’est rétro, c’est même un peu kitsch mais ça me ressemble tellement. Et quand je l’ai reçu et essayé, ça a été la révélation. Avec une paire de chaussures à petits talons qui ne sont pas sans rappeler les chaussons des ballerines, cette jupe me donnait un air de danseuse. Elle est parfaite. Parfaite pour me permettre, au moins une fois dans ma vie, de me mettre à la place des élégantes artistes sur pointes.

Autour de cette jupe, j’ai donc créé un personnage qu’il m’a fallu incarner. Un personnage avec une histoire, des sentiments, des actions qui lui sont propres. J’ai imaginé une danseuse, une femme particulière, une artiste presque mystique. Une ballerine qui vient de la Lune. Imaginez maintenant qu’elle soit tombée du ciel, qu’elle soit tombée sur Terre. Et qu’elle ne puisse pas rentrer chez elle. A votre avis danserait-elle chaque nuit, jusqu’à l’arrivée du soleil sous son astre maternel?

Jupe: Dresslily / Haut: Pimkie (similaire ici) / Chaussures: Asos

*Article en partenariat avec Dresslily.com

Beauté/mode

Trop impatiente.

Je profite de ce partenariat avec le site Dresslily.com pour revenir sur le blog après une petite semaine et demi d’absence. J’ai reçu cette robe la semaine dernière et je la trouve tellement jolie. Assez loin de ce que j’ai l’habitude de porter, son effet uniforme et sa couleur bordeaux m’ont de suite convaincue qu’elle est parfaite pour cet automne. Et j’étais trop impatiente de vous la montrer. Après avoir passé quinze jours à courir dans tous les sens, n’ayant au final pas le temps pour m’occuper du shooting de cette pièce, je me suis bien rattrapée en profitant de ce parc situé à Caen. Nous sommes arrivés avant l’aube et avons attendu l’ouverture des grilles pour aller nous promener dans ce qui est devenu, le temps d’une demi heure, un terrain de jeu géant. La Lune nous a accompagné un moment avant de disparaitre totalement, laissant la place au soleil rougeoyant. C’était absolument fantastique de se retrouver seuls dans ce lieu. Les feuilles commencent à jaunir et à tomber, le ciel offrait un dégradé de rose et de violet et tout cet espace nous appartenait , le temps d’un instant. Pas de promeneur, pas d’agents municipaux, juste nous et cette lumière particulièrement dorée qui se reflétait sur la façade des bâtiments. Et même s’il faisait froid, rien n’aurait pu gâché la particularité de ce moment.

Robe: Dresslily / Chaussures: Babou (ancienne collection) / Veste: Pimkie (ancienne collection)

Beauté/mode

Mes favoris d’Aout et Septembre.

Cette semaine, c’est avec les favoris des deux derniers mois qu’on se retrouve. Dans le lot, pas mal de marques que je viens de découvrir et qui ont su se faire une place dans ma routine soin et make up de tous les jours.

Ce n’est plus un secret, la palette qui m’a accompagné depuis mi aout et dont je peine à me séparer tellement les couleurs sont parfaites n’est autre que la Naked Heat. Si avant, je fuyais les sous tons orangés de peur de ne pas savoir comment associer les teintes, Urban Decay m’a aujourd’hui complètement réconcilier avec ce genre de couleur. Et ce qui est pratique selon moi, c’est que tous les fards peuvent être associé ensemble, pas besoin d’aller ouvrir une autre palette pour faire un joli make up. Pour en savoir plus, c’est ici.

Je connaissais Ciaté pour les vernis mais je n’avais jamais pris la peine d’essayer leur gamme make up. Pour commencer, je me suis tournée vers l’eye-liner Fierce Flicks qui m’a totalement convaincu. L’embout est hyper précis et sa texture glisse sur la paupière. Je ne suis pas une pro du trait d’eye-liner mais depuis que j’utilise celui ci je n’ai jamais eu aucun raté. La couleur est bien opaque et reste en place toute la journée. Une petite merveille.

Pour continuer avec le maquillage des yeux, je ne pouvais pas ne pas parler de ce mascara waterproof et vegan de la marque Arrow. C’est une jolie découverte tout droit sortie de la Birchbox du mois. La texture me faisait un peu peur au départ puisqu’elle est très pâteuse. Mais finalement, elle se répartie bien sur les cils. Ce mascara est bien opaque, il allonge et donne davantage de volume aux cils. Ces derniers temps , j’ai laissé mon Marc Jacobs au placard pour n’utiliser que celui ci .

Ce mois ci , j’ai totalement craqué pour ce jumbo Rodial (teinte Big Apple) , au fini mat. La texture est très agréable à porter. Elle ne dessèche pas les lèvres et tient toute la journée. Mieux que ça, elle donne un effet pulpé aux lèvres. Je suis folle de sa couleur qui est un joli prune et qui va certainement être ma couleur préférée pour tout cet automne.

En ce qui concerne le teint, ce n’est pas d’un énième fond de teint ou d’un blush dont je vais vous parler ce mois ci mais d’un accessoire qui m’est devenu indispensable. Je n’aurais pourtant pas misé une cacahuète sur cet applicateur en silicone. Pourtant, forcée de constater que cet outil est magique, je l’ai rapidement adopté. Il n’est plus question de perdre du produit comme avec la beauty blender , la Siligel Blender répartit tout le produit de manière uniforme. Plus facile à laver aussi après utilisation, il est très hygiénique , rien a voir avec le nid à bactéries que peut rapidement devenir un pinceau. Et puis, il coute tout de même deux fois moins cher qu’une éponge ou qu’un pinceau.

Coté soin, mon coup de coeur du moment va au sérum Minéral 89 de Vichy. Il hydrate intensément la peau sans laisser aucun film gras ou huileux. Il a permis à ma peau de se fortifier et d’être repulpée dès la première utilisation . Je lui trouve quelque chose de magique. Les résultats sont visibles immédiatement. La peau ne tiraille plus, elle est douce et lumineuse.

Cela fait un moment que je ne vous avais pas parlé d’une huile efficace pour les cheveux. Mais c’est sans compter sur la Dark Oil de Sebastian. Appliquée sur les longueurs et les pointes, elle donne de la texture aux cheveux, les adoucit et les protège des UV. Et son odeur chaude est à tomber.