Beauté/mode

Plus la bonne façade.

En passant en voiture à Beuvron en Auge, il y a quelques semaines, j’avais repéré une jolie façade vert d’eau. Je me suis immédiatement mise en tête qu’elle serait parfaite pour un shooting. Elle avait quelque chose de particulier, qu’on trouve rarement en Normandie. Déjà, elle était colorée d’une couleur pastel plutôt voyante, mais en plus, elle était faite de petits carreaux de verre qui la faisaient étrangement ressembler à un atelier de peintre. Je ne sais pas pourquoi je me suis mise cette idée en tête, mais ça m’a suivi pendant des semaines. Et l’occasion arriva de se déplacer jusqu’à ce petit village tellement mignon , un matin de bonne heure pour aller shooter un nouveau look. Malheureusement pour moi, en regardant bien , mon atelier s’est révélé n’être que la façade d’une habitation. De grands rideaux cachaient l’intérieur et je ne me voyais pas poser devant la maison de quelqu’un. Je me suis dis un instant que le propriétaire était bien chanceux d’avoir une si jolie maison mais que ce n’était plus la bonne façade pour mes photos.

Ce qui est vraiment magnifique avec ce village, c’est qu’il se transforme à chaque saison. Et il y a , parmi la dizaine de petites boutiques, une marchande particulière, qui vend des chapeaux et des napperons, des oiseaux en porcelaine et des foulards, de la dentelle et du lin. Et qui adore, apparement, décorer la devanture de son magasin. A chaque fois que j’y vais, sa vitrine en plein air m’attire indéniablement et j’ai envie d’y flâner quelques instants. Cette fois ci, la propriétaire avait laissé, comme à son habitude, quelques objets dehors et une table en fer forgé blanche d’antan cachée derrière le sapin. J’ai trouvé que c’était décalé et festif. Un petit air de chalet du Père Noël dans ma Normandie. Et ma façade verte a cédé sa place au grand sapin et aux nombreuses guirlandes sur le fond de mes photos.

Au final, rien ne pouvait aller mieux avec ma tenue du jour. Ce pull rouge est ma pièce préférée en cette fin d’année. Il est tout doux et j’ai craqué pour sa forme et ses volants qui le féminise davantage. J’arrive à l’associer avec tout mais je choisis très souvent de mettre cette jupe gris anthracite avec et mes bottes à lacets et sans talons. C’est hyper confortable et très chaud. C’est pile ce qu’il faut pour la saison et elle permet de contrer les températures froides de ces derniers jours, pendant les longues balades.

Pull: Jennyfer / Jupe: Boohoo (similaire ici) / Chaussures: Coolway (similaires ici

 

 

Beauté/mode

Scandalust, ma première palette de chez Marc Jacobs

Les palettes Marc Jacobs… Elles me font de l’oeil depuis bien longtemps. A chaque fois que je passe dans un Sephora, je ne peux m’empêcher de les admirer. Je n’avais encore jamais sauté le pas de m’en prendre une. Déjà parce qu’elles coutent très chers et parce qu’en plus, entre temps sont nées les petites dernières de chez Urban Decay, dont la qualité n’est plus à prouver (surtout la Naked Heat, que je trouve toujours aussi sublime) . Je suis de celles qui sont fidèles à une marque lorsque celle ci continue d’évoluer en gardant toute ses qualités.  Mais depuis cet automne, rien n’avait vraiment attisé ma curiosité chez Urban Decay, ni nul part ailleurs. Je me suis donc fait plaisir en me tournant vers les rouges à lèvres. Et puis , je suis dernièrement tombée sur la vidéo d’Hélène de mon Blog de fille qui parlait justement des nouvelles eye-conic de chez Marc Jacobs. Toutes plus sublimes les unes que les autres. Deux ont particulièrement attiré mon attention: la Scandalust avec son beau prune et la Edgitorial avec son magnifique doré. J’aurais eu besoin d’un fard doré c’est vrai, puisque je me suis aperçue que je n’en ai plus dans ma collection et que Noël approche à grands pas. Mais le prune de la Scandalust ainsi que toutes ses autres couleurs ont réussi à me convaincre. J’ai donc attendu patiemment mon anniversaire et avec la carte cadeau que ma petite soeur m’a offerte je me suis fait cet unique plaisir.

Parlons donc de cet écrin. Chez Marc Jacobs, ils savent allier simplicité et élégance. Les lignes sont arrondies, les finitions travaillées et l’ensemble de la palette est très compacte.  Parfaite pour l’emmener dans n’importe quel sac à main ou pochette. Le noir brillant accentue le raffinement même si c’est particulièrement difficile à garder propre. L’étui s’ouvre simplement en appuyant sur le bouton argenté. Fini de chercher mille ans comment l’ouvrir. Je trouve ce système d’ouverture hyper intuitif. Un bouton à pousser , rien de plus simple. Une fois ouvert, l’écrin dévoile les sept fards et un grand miroir.

Sans encore y toucher, j’étais déjà scotchée par la luminosité des fards pailletés et par l’effet des autres fards. Rien a voir avec ce que j’avais déjà en ma possession. Les fards,encore neufs, ressemblaient à des petits bout de satin ou de velours posés dans une jolie boite. Même les plus mats. Et puis, j’ai voulu swatcher et la magie  a opéré. Ils sont tous extrêmement pigmentés et au toucher, ils ressemblent étrangement à des fards crème sans le coté gras ou collant. Les couleurs s’estompent toutes parfaitement tout en gardant leur profondeur et leur pigmentation. Il est donc facile de reconnaitre chaque fard sur la paupière. Ils ont la particularité de fonctionner tous ensemble. Et aucun ne devient imperceptible lorsqu’il est estompé. C’est ce que j’aime: avoir une palette dans laquelle la qualité est au rendez vous pour chaque fard. Parce que , souvent, selon les finis, la qualité diffère.

Les couleurs, maintenant. Je pense qu’en voyant ces teintes vous comprenez pourquoi j’ai craqué sur celle-ci plutôt qu’une autre. Les trois premiers fards sont des beiges dans trois finis différents. Le premier (Hot pants) est un beige clair satiné qui permet d’ajouter de la lumière en coin interne de l’oeil et sous le sourcil. Le second (At the office) est un mat dont je me sers pour unifier toute la paupière avant de travailler les autres fards. Le troisième (cause a fuss) est un magnifique fard pailleté champagne dont on peut se servir aisément en journée comme en soirée.

Le fard au centre de la palette (That’s why) est un mat couleur « café au lait » qui donne du relief à n’importe quel maquillage de journée. Il suffit de glisser son pinceau en creux de paupière et le tour est joué.

Les trois derniers fards permettent de muter le maquillage de journée en magnifique maquillage de soirée. Le fard cuivre (They call her) est complètement dingue. Pailleté et lumineux au possible, il est hyper facile à travailler et surtout, surtout, ne fait pas de chutes. Ce qui est merveilleux pour un fard sombre pailleté. Le fard le plus foncé de cette palette (le Little Miss) est un mat qui permet sans problème de créer un smoky eye hyper profond. En coin externe de l’oeil, il donne du relief et de la profondeur au regard. Enfin, le dernier fard (scandalous) est celui qui a fait pencher la balance à l’achat. Ce prune ni tout à fait mat, ni tout à fait pailleté, tire sur le fuchsia et s’associe à n’importe quelle autre teinte de la palette. C’est mon coup de coeur. Et même si je le trouve magnifique, j’avoue qu’au début j’avais peur de ne pas savoir m’en servir correctement. Finalement, il est parfait pour tout. Il est tout aussi beau en coin externe qu’en paupière mobile. Et, grosse surprise, en ras de cil il donne un effet de dingue.

C’est donc avec grand enthousiasme que j’ai découvert la jolie Scandalust qui, au delà de son esthétique raffinée et féminine , offre des fards à paupières de qualité, à la pigmentation incroyable et aux finis d’une beauté sans pareil.

Beauté/mode

Mes favoris d’Octobre et Novembre.

Derniers favoris « bi-mestriels » de l’année avant d’entamer le mois de Décembre et la course folle vers les fêtes de fin d’année. J’envisage durant ce dernier mois de faire davantage de shooting de mode et créatifs. J’espère que j’aurais assez de temps pour mettre tout ça en place et que cela vous plaira. En attendant, qu’en est-il de mes favoris?

Tout d’abord, je voulais revenir sur ce spray pré-coiffage épaississant de chez Bumble and Bumble. Je l’adore! Je l’ai utilisé pour faire le shooting de l’article sur mes rouges à lèvres préférés et je l’ai trouvé dingue. Il donne un max de volume et texturise les cheveux sans effet carton. Depuis, dès que je vois que j’ai les cheveux un petit peu raplapla , j’en vaporise un peu sur l’ensemble de la tête après avoir humidifié les racines. Je donne un coup de sèche cheveux et le tour est joué.

 

Je vous ai déjà parlé de ce baume Dr Pawpaw mais on peut dire qu’il a sauvé mes lèvres. Je me suis mise peu à peu à utiliser plus fréquemment des rouges à lèvres mats. Et le problème de ceux ci, c’est qu’ils assèchent considérablement la peau. Depuis que je mets ce baume matin et soir, ma peau est agréable, ne tiraille pas et ne se dessèche plus.

 

Toute nouvelle dans ma routine soin du matin, la lotion purifiante Keracnyl de Ducray m’a convaincu. Depuis que je l’applique, j’ai moins d’imperfections et mon visage se trouve plus facilement matifié. Je ne vois cependant pas de réelle action sur mes pores mais peu importe, avoir moins d’imperfections (surtout en hiver) est pour moi un véritable miracle. J’aime beaucoup son odeur fraiche qui sent le propre.

Et parce que, justement, ma peau se porte plutôt bien en ce moment, j’ai laissé tombé les fonds de teint trop couvrants et je me suis tournée vers le Water Blend de chez Make Up For Ever. Il est assez étrange dans le sens où il est très liquide et vraiment loin d’être opaque. Tellement liquide que l’appliquer à l’éponge en silicone ou en mousse est un véritable casse tête. C’est pourquoi je préfère ressortir mes bons vieux pinceaux qui me font moins perdre de matière et qui l’étire correctement. Encore mieux et c’est une première pour moi, il est facile à appliquer aux doigts. Niveau couvrance, on est très loin du Diorskin. Mais je cherchais un fond de teint très naturel qui unifie seulement le teint. Et dans ce domaine, il excelle! Une fois appliqué et sec, la matière devient mat et après l’avoir poudré il tient véritablement toute la journée. Il est imperceptible sur la peau et le rendu me plait vraiment beaucoup.

Enfin, une de mes récentes découvertes en matière de make up : le crayon pour les sourcils de Lord&Berry. Je ne connaissais absolument pas cette marque avant de recevoir ce crayon dans une de mes dernières Birchbox. Et il est incroyable. La matière légèrement grasse se dépose très facilement et s’estompe tout aussi bien. Mais une fois bien mis en place, cette texture ne bouge plus! Le plus surprenant, c’est cette couleur qui allie deux teintes et qui, du coup, se trouve être parfaite pour moi qui ai les cheveux chatains (#1706 Brunette Magic Brow).

Les mots

L’écriture.

Ecrire, l’enchantement. La douce caresse du stylo sur le papier, des doigts sur le clavier. La promesse d’une histoire, d’un secret, d’un « Je t’aime » qu’on n’ose pas prononcer. Ecrire, la base de tout dans ma vie. Des petits mots sur les bancs de l’école que l’on se glissait sous les tables, des poèmes d’un premier amoureux, des pages de cahiers noircies, des enseignements inscrits, d’une plume, cette rêveuse qui s’anime.

L’écriture, la base d’un rêve.

L’écriture, les symboles mis bout à bout . Symboles qui finissent par former des mots. Des mots qui font des phrases. Des phrases pour créer des histoires.

L’écriture, un stylo qui glisse sur le papier. La main qui écrit frénétiquement ou celle qui tremble.

Ecrire pour écrire parfois. L’art de la calligraphie, la spontanéité des gestes, des lettres parfaitement courbées. Des A bien arrondis, des L en angle droit, des lignes et des virages, la main qui s’évade. L’étonnement d’avoir su parfaitement faire un H majuscule pour la première fois. Le H majuscule , la galère des premières lignes de la petite fille que j’étais autrefois.

Et puis, écrire pour raconter. Les premières lettres entre copines, quand le SMS n’était pas encore vraiment à la mode. Les papiers roses, bleus, parfumés ou simplement immaculés. Le plaisir de lire des bribes de vie, de savoir comment tu vas. Répondre en retour et comprendre qu’écrire, c’est exister aussi. Donner des nouvelles de soi, raconter ses aventures. Amoureuses ou pas.

Ecrire et tuer le mal. Ecrire pour oublier des anecdotes, les laisser là. Les froisser. Les abandonner. Les jeter. Se détacher de la douleur. Se détacher d’un évènement, comme un chanteur exorcise ses démons en chantant. Ecrire, c’est l’art des nostalgiques, des mélancoliques, des rêveurs aussi.

Grandir en continuant de coucher des mots sur des feuilles. Acheter des carnets et commencer quelque chose de nouveau. D’insolite. Ecrire une histoire à soi, ne plus passer son temps à lire celles des autres. Faire vivre des personnages, faire naitre des relations, faire exister son vocabulaire. Ecrire, comme un miroir pour la pensée, un reflet de l’âme.

Ecrire des symboles mis bout à bout. Symboles qui font des mots puis des phrases. Et ces phrases qui racontent une histoire. Mon histoire.

Beauté/mode

Mes rouges à lèvres préférés du moment.

En ce moment, plus qu’à n’importe quel autre moment de ma vie, je fais une fixette sur les rouges à lèvres. J’ai commencé à en porter quotidiennement, il y a peu. Avant, je n’en portais qu’occasionnellement, pour les sorties ou les évènements.Il faut dire aussi que les textures ont beaucoup évolué ces derniers temps, et sont devenues par la même occasion très confortables.  Moins de rouges à lèvres collants semblables à des gloss, moins de mats hyper asséchants et surtout des tenues défiants toute concurrence. Aujourd’hui, le lipstick fait partie de mes indispensables au même titre que le mascara. C’est pourquoi j’ai choisi de vous montrer mes cinq couleurs favorites du moment (il n’y aurait que moi, je vous montrerais tous les rouges de ma collection, mais ce serait trop redondant.) de la plus classique à la plus extravagante.

 

Loc (Rose to the occasion)

Les rouges à lèvres Loc faisaient déjà partie de mes favoris en 2016. Mon avis n’a pas changé et je m’amuse à agrandir petit à petit ma collection. Parmi les petits nouveaux, le Rose to the occasion est mon coup de coeur. Ce vieux rose froid est parfait pour l’hiver. La couleur habille sans en faire trop. La texture est crémeuse et le rendu mat est velouté, presque poudré. La tenue est top. La couleur s’estompe au fur et à mesure de la journée, sans laisser de démarcation.

Rodial (Big Apple)

J’ai dernièrement reçu dans une box beauté ce jumbo pour les lèvres de la marque Rodial (en teinte Big Apple) . La texture, hyper sèche, m’a d’abord fait peur et ne facilitait pas les premières applications. Mais après avoir pris le coup de main, j’étais scotchée. Ce vieux rose qui tire davantage sur le mauve est canon. Sa texture, un peu plus sèche que ce qu’on a l’habitude de voir, a au moins l’avantage de tenir sur toute une journée sans faillir. Et j’ai remarqué que, par rapport à d’autres jumbo mats, il n’assèche pas les lèvres.

Sephora (Always Red)

Niveau rapport qualité/ prix , rien n’équivaut, en terme de rouges à lèvres liquides mats, aux veloutés sans transfert de chez Sephora. Je n’ai pas arrêté d’en acheter ces derniers mois. Une fois secs, ils se font totalement oublier. Et c’est ce que je recherche en premier dans ce type de texture. Rien de plus désagréable qu’un lipstick qui tiraille ou colle. En ce qui concerne ce beau rouge vif, il ne transfère pas du tout. Il me fait beaucoup penser au 999 de chez Dior (qui vient d’ailleurs de sortir en version liquide), la teinte la plus connue de la marque, mais coute trois fois moins cher.

 Sephora (Dark Red)

Un autre rouge, plus foncé celui ci, que j’adore : le Dark Red. J’aime particulièrement les couleurs proches du bordeaux, du marron et du prune. Ce rouge est un peu plus maronné et tire davantage sur le brique lorsqu’on en applique deux couches. En ce qui concerne le transfert, et c’est là la limite de la gamme de chez Sephora, les couleurs foncées sèchent moins vite et transfèrent plus facilement. Elles tiennent aussi moins longtemps. Mais rien de bien méchant.

Sephora (Dark Forest)

Acheté pour Halloween, il s’avère que le Dark Forest est une couleur que j’aime porter aussi tous les jours. Il donne au look un coté plus rock, plus sombre et j’aime tellement ça. Là encore, il n’est pas 100% sans transfert et la tenue est moyenne. Mais cette couleur me convainc par son originalité et par sa texture ultra confortable.

Culture, Vie de famille, Voyages & Sorties

Ouvrir son esprit au Musée des Beaux Arts.

 

Dimanche 12 novembre 2017. J’ai pensé que c’était le bon moment. La grêle tombait en averses, les nuages rendaient la luminosité médiocre. C’était un temps à rester chez soi devant son chauffage et un bon Disney. Un temps à faire des crêpes ou peut être bien des gaufres. Un temps à rester en pyjama. Mais nous nous sommes levés tard et après un petit déjeuner dominical, nous avions envie de sortir. Il était hors de question d’aller attraper froid sous la pluie et la grêle. Exit donc les balades en foret ou en bord de mer. Nous n’avions pas envie non plus d’aller au cinéma. Alors, j’ai pensé que c’était le bon moment. Le bon timing, à ses trois ans et demi, pour l’emmener pour la première fois au Musée des Beaux Arts de Caen. Kéo connait les musées. Il en a déjà fait quelques uns, dont le public ciblé était clairement jeune. Là, les Beaux Arts, c’était différent. Je savais que je l’y emmènerais tôt ou tard, car je pense qu’il fait partie de mon rôle de maman de l’initier à l’art comme je peux l’initier au sport, à la lecture ou à la pâtisserie. J’ai toujours trouvé intéressant le nombre d’interprétations possibles d’un tableau. J’ai toujours trouvé fantastique la façon dont les enfants voient les peintures et expriment leur avis face à une sculpture. Je pense que l’art est une manière différente de s’ouvrir l’esprit. On peut débattre, discuter, s’émerveiller d’une photographie. Certaines oeuvres servent de base à toutes sortes de discussion. Aller au Musée des Beaux Arts, c’est, selon moi, un moment de partage. Bien sûr, nous n’avons pas décrit toutes les oeuvres que nous avons vu. Je l’ai d’abord laissé gambader. J’ai observé son regard. Je l’ai suivi. J’ai attendu qu’il s’assoit enfin dans un canapé pour lui demander si cela lui plaisait. Et selon lui, « c’est cool, Maman« . Alors j’ai commencé à sélectionner des oeuvres et à le questionner. Tiens, quelles couleurs ont été utilisées ? Qu’est ce qui est représenté là? Sinon, entre ces deux tableaux, lequel préfères-tu? J’ai trouvé ces moments formidables. C’était si riche! J’ai vu à quel point mon petit garçon à un esprit vif, à quel point il ne manque aucun détail et surtout, j’étais étonnée de le voir s’impliquer autant dans cette visite. Cela m’a rendu heureuse. Non pas par fierté de le découvrir sous ce jour, mais par plaisir d’échanger avec lui. Et de le connaitre un peu mieux.

Beauté/mode

Ma routine soin du matin.

C’est en regardant mes anciens articles de la catégorie « Beauté/ mode » que je me suis rendue compte que je n’ai jamais parlé de ma routine soin du matin. C’est pourtant le type d’articles que j’adore lire chez les autres blogueuses et dans lesquels je pioche pleins de petits conseils. Je me suis donc dit qu’il n’était pas idiot de remédier à cela. Au vu de la peau compliquée qui est la mienne (sèche à mixte en été, et à tendance grasse en hiver), j’ai mis des années à me constituer une routine qui me convient et vers laquelle me tourner à chaque fois que j’en ressens le besoin.

Tous les matins depuis quelques mois maintenant, je m’attelle à nettoyer ma peau en profondeur et à l’hydrater du mieux possible. Pour cela, je me tourne désormais uniquement vers les soins Vichy. J’ai testé des tas d’autres marques plus ou moins chères et aucune n’a rendu ma peau si douce et mon teint si frais. J’adore le gel nettoyant Normaderm qui est formulé pour les peaux à imperfections. Avant, je me nettoyais la peau, matin comme soir avec une eau micellaire mais après des années, je me suis rendue compte qu’il restait tout de même des résidus de maquillage et de poussière avec une eau démaquillante sans rinçage. C’est clair que c’était mille fois plus pratique. Pas besoin d’eau, de sortir de gant ni de serviette propre, j’utilisais du coton jetable et c’était beaucoup plus rapide. Aujourd’hui, je préfère prendre un peu plus de temps mais me nettoyer correctement le visage pour la sentir vraiment propre avant d’ajouter les soins hydratants.

Parmi mes soins chouchous, il y a ce sérum hydratant  Minéral 89. Cet été, il a été d’une efficacité redoutable contre le dessèchement de ma peau. Je l’applique matin et soir, juste après m’être nettoyé le visage. Son action est visible dès la première application. La peau est douce et repulpée. Je le trouve magique. Il est mon allié aussi pour cet automne et l’hiver qui arrive puisqu’il ne laisse aucun film gras et pénètre très rapidement dans la peau.

Ensuite, j’applique mon soin contour des yeux Icy Magic de chez Polaar qui est un roll on frais et défatiguant . Il est très agréable à utiliser. Il limite les poches et les cernes et rafraichit le contour de l’oeil en un rien de temps. J’ai remarqué également que contrairement à d’autres soins de ce type, il ne « peluche » pas lorsque je me maquille les paupières et que je travaille longuement les fards au pinceau. J’aime également beaucoup le soin à la grenade de chez Weleda que je préfère appliquer en été.

Après, je m’occupe des petits boutons qui ont pu apparaitre durant la nuit. J’applique alors, sur des zones ciblées, mon sérum de chez Balance Me qui est composé à 99% d’ingrédients d’origine naturelle. Il permet de soulager les rougeurs et les petits picotements. Il aide également à faire disparaitre plus vite les imperfections.

 

Tout nouveau dans ma routine, mais oh! combien efficace, ce baume de chez Dr PawPaw est une merveille. Le baume, assez compact lorsqu’il sort du tube, se transforme en une texture très crémeuse et nourrissante, presque huileuse (mais pas désagréable). Avec le retour de l’automne, je m’amuse beaucoup à utiliser des rouge à lèvres mats mais leur texture assèche vite les lèvres. Mon nouveau baume (qui au passage coute trois fois rien!) hydrate et nourrit durablement et me permet de continuer à utiliser quotidiennement mes lipsticks mats préférés.

L’avant dernière étape (que je loupe parfois, je l’avoue!) est d’appliquer le soin Browvo! de chez Benefit. Il nourrit et protège les sourcils et est une excellente base de maquillage. Les sourcils paraissent plus étoffés et le maquillage tient bien mieux.

La toute dernière étape est celle qu’on nous rabâche sans cesse: la crème hydratante. Celle qui s’adapte le mieux à mes besoins est l’ Effaclar Mat de la Roche Posay. Sa texture gel est très rafraichissante. Elle pénètre rapidement dans la peau et son action sébo-régulatrice permet de limiter notablement les brillances au cours de la journée. En plus de ça, elle me sert de base à maquillage et permet une meilleure tenue du fond de teint et des poudres.

 

Beauté/mode, Création / Photographie

Consommatrice de visuel

Je n’ai pas l’oreille musicale, vous savez. Comme tout le monde, j’ai mes playlist. Comme tout le monde, j’écoute de la musique. Je me suis même essayée au piano plus jeune. J’en étais si fière. Mais aujourd’hui, si vous me demandez de reconnaitre un son, j’en suis bien incapable. Incapable de savoir si c’est plutôt un La, ou un Si. Mais peut être bien que c’est un Do, non? Vous voyez, je me retiens bien de dire que j’ai appris le piano, parce qu’avec cette incapacité de reconnaitre de simples notes, je me sens un peu bête. Aujourd’hui, je choisis davantage les musiques que j’écoute aux paroles, moi l’amoureuse des mots. Je veux ressentir quelque chose en les écoutant. Si elles me donnent envie de danser ou au contraire de pleurer, je sais que c’est gagné. Cependant, certaines mélodies me laissent indifférente, c’est comme ça. C’est une affaire de goût. Mais il faut que je vous avoue surtout que je suis sensible aux clips. Depuis très longtemps, je les regarde. Adolescente, je passais mon temps devant MCM et MTV. Maintenant, je fais mes corvées devant W9 ou CStar. C’est un fait, j’adore regarder ces petits films musicaux de trois minutes. Et quand le clip me transporte, n’en doutez pas une seconde, la musique aussi.

Je suis une consommatrice de visuel. J’aime les belles images, les décors à couper le souffle, les chorégraphies millimétrées, les make up artistiques, les tenues atypiques. Et si je ne pouvais citer qu’un clip musical, ce serait « Judas » de Lady Gaga. Je ne suis pas une fan inconditionnelle de cette chanteuse, mais il faut bien avouer que chacun de ses clips est une pépite. Artistiquement, elle vise haut. Très haut. Il suffit de regarder « Paparazzi » ou « Bad Romance ». Les scénographies sont incroyables. Le stylisme est dingue. Le montage est sublime. Mais aucun de ses clips n’est plus beau que « Judas » . Il suffit de visualiser tous les détails, il y en a tellement et rien n’est jamais laissé au hasard. Et ce make up… Ces traits d’eyeliner noirs sur et sous les yeux, ces sourcils foncés et ce rouge à lèvres bien rouge. C’est un make up que j’ai toujours beaucoup admiré et que j’ai choisi de reproduire. Au départ, c’était juste comme ça , histoire d’essayer. Et puis après quelques photos, je me suis dis qu’il serait finalement bien de le partager ici et de parler au passage de ce clip que j’ai regardé des centaines de fois et que je regarde encore quand j’ai besoin d’inspiration. Oui, ce clip m’inspire. Dans ses couleurs, dans son rythme, dans ses nuances, dans ses décors et surtout dans la façon dont les acteurs et artistes rejouent et réécrivent la trahison de Judas. J’aime quand une vieille histoire est remise au gout du jour. J’aime qu’on mélange les styles. C’est bien pour ça que j’affectionne tant Norman Reedus en Judas, comme je peux adorer Leonardo Di Caprio en Romeo. Ce clip ( tout comme Romeo+Juliette , vous l’aurez compris) m’a d’abord surprise par son décalage. Mais je me suis vite rendue compte que ça fonctionne à merveille. Parce que c’est bien imaginé, bien joué et que ça ressemble tellement, tellement à Lady Gaga.

 

 

 

Humeurs, Vie de famille

La réconciliation

Cet été, dans cet article, je vous expliquais que mon corps n’est pas un obstacle. Je voulais revenir sur cette phrase et y changer un tout petit mot. Aujourd’hui, mon corps n’est PLUS un obstacle. Cela implique le fait que, pendant un certain temps, il l’a été. Plus qu’un obstacle, il était une véritable barrière que je n’arrivais pas à franchir. Comme toutes les filles/ femmes, j’ai toujours eu des complexes plus ou moins importants. Quand j’étais petite, il était hors de question que je m’attache les cheveux, à cause de mes oreilles un peu trop décollées à mon gout. Plus tard, j’en ai voulu à ma pilosité de brune. Je traquais chaque poil de peur que ça se voit. Jusqu’à aller décolorer ceux que j’ai sur les bras pour ne plus ressembler à un yéti (c’était l’estime que j’avais de moi). En vieillissant, j’ai appris à conjuguer avec le corps qui est le mien. Même s’il m’arrivait parfois encore de paniquer quand je ne rentrais plus dans un de mes pantalons, le complexe partait aussi vite qu’il était arrivé et je n’en parlais plus.

A coté de ça, j’adorais mon ventre. Il était plat, musclé et pour le sublimer un petit peu plus, je l’avais fait percer. C’était une sorte de fierté pour moi. Surtout que pour obtenir ce résultat, je n’ai jamais eu à faire grand chose. J’ai toujours eu tendance à grossir du bas du corps, mais mon ventre, lui, ne changeait pas. A l’âge de 20 ans, je suis tombée enceinte. Je savais que mon ventre allait grossir et que j’allais forcément changer un petit peu. Mais ce n’était pas grave, je portais la vie. J’ai vécu une grossesse de rêve, durant laquelle j’ai pris 12 kg. Une prise de poids correcte selon les médecins. J’avais confiance en mon corps, je savais que je ne garderais pas tous ces kilos. En Mars 2014, Kéo naissait et à la sortie de la maternité, j’avais perdu 8 de mes 12 kilos en trop. Je rentrais de nouveau dans mes jeans. J’étais forcément un peu plus à l’étroit mais je fermais encore le bouton sans trop de peine. J’aurais du me réjouir. J’aurais du…

Seulement, si le corps que je regardais dans le miroir n’était pas énorme, il était devenu tout autre. Et je le trouvais hideux. Je me trouvais affreuse. La cellulite avait fait son apparition sur mes cuisses, j’avais de nouveau de l’acné sur le visage, mon ventre était flasque et comportait de jolies vergetures qui s’étaient dessinées en soleil autour de mon piercing, jusqu’à atteindre mes hanches. Plus rien n’était ferme. J’avais l’impression d’avoir un excédent de peau au niveau de la taille et ma poitrine s’était affaissé. J’avais l’impression que j’avais raté quelque chose. Que mon corps de femme enceinte si beau s’était en une nuit transformé en une enveloppe informe, difforme. Il fallait le cacher. Le changement dans ma garde robe le plus flagrant fut celui des maillots de bains. Il n’était plus question d’aller à la piscine en bikini, il me fallait un une pièce noir ou bleu marine. J’ai arrêté de mettre des jeans aussi, je me suis mise à détester les tailles basses, je ne m’y sentais plus à l’aise. Je me suis davantage tournée vers des robes et des jupes qui cachaient le mieux possible mon corps. Et j’avais cette sensation désagréable de ne plus savoir m’habiller, de ne plus savoir me mettre en valeur.

Je ne sais pas quel a été le déclic. Peut être est ce du aux nombreux articles que j’ai pu lire et qui parlaient de ces femmes qui, comme moi, ne reconnaissaient plus leurs corps. Peut être est ce du à cette photographe américaine,Jade Beall, qui montrait par son Beautiful Body Project le « vrai » corps non retouché de quelques jeunes mamans. Peut être est ce du à ma nouvelle passion pour la photographie et la retouche qui m’a fait prendre conscience qu’avec un bon logiciel, on peut faire ce que l’on veut. Peut être est ce du à Instagram qui regroupe aussi de jolis comptes de femmes qui s’assument. Vraiment, je ne sais pas quel a été le déclic.

Une chose est sûre: depuis quelques temps maintenant, la barrière est tombée, l’obstacle n’en est plus un. Il s’agit d’une véritable réconciliation. De celles qui font du bien. Les réconciliations qui donnent des ailes et qui rendent libres. Parce que c’est une véritable liberté de savoir s’assumer et de ne plus redouter sans cesse le regard des autres. Et de ne plus redouter, non plus, son propre regard, le matin dans le miroir.

 

 

Création / Photographie

Une mariée pour Halloween

La mariée morte, le costume que je rêve de porter depuis plusieurs Halloween. Ce personnage là est tout en contraste. Du blanc, de la dentelle, des perles, une robe de princesse….un décor sombre, des cheveux mal coiffés, le bouquet fané, le noir et le rouge à lèvres qui a coulé. Ce personnage là a quelque chose de dramatique. Je ressens toujours une profonde tristesse quand je connais les histoires de ces fiancées abandonnées, trahies, trompées. Ces femmes qui se seraient données, corps et âme et auxquelles les évènements ont retiré toute humanité. Elles errent les épouses déçues. Elles errent dans les manoirs et les bois. Et elles portent, jusqu’à la fin des temps, leurs magnifiques robes blanches. J’ai lu et vu beaucoup d’histoires les concernant. Et parmi elles, comment ne pas citer la jolie Mélanie du Phantom Manor de Disneyland Paris. La fiancée dont le mari n’est jamais arrivé jusqu’à la cérémonie et qui fut prisonnière de l’esprit de son père, décédé quelques temps auparavant. Cette tragédie aussi effrayante soit elle est, à mes yeux, la plus fascinante de toutes. Bien sûr, il faut aimer les légendes qui parlent de malédiction indienne, de futurs époux amoureux et d’esprits malfaisants. Mais vraiment, cette histoire vaut le détour.

En ce qui concerne ma version de la mariée morte, n’ayant pas de manoir fantomatique à disposition, j’ai décidé de créer cette femme trompée par son futur mari et qui a décidé de se donner la mort à l’orée d’un bois. Lieu qu’elle continue d’hanter. Et sincèrement, quel promeneur souhaiterait la rencontrer?