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Cinéma #7 : Blackfish

Lorsque j’ai décidé d’écrire cet article, je me suis d’abord posée la question : par où commencer? Il n’est pas si évident de commencer un nouveau billet en retranscrivant des émotions fortes sans vraiment avoir parler du vif du sujet, telle une critique littéraire ou cinématographique. Mais réellement, je me suis retrouvée face à ce haut-le-cœur, cette boule dans la gorge et ce mépris qui m’habite maintenant quand je repense aux images que j’ai pu voir, il y a quelques jours. Alors peut être que si, il faut simplement commencer là où on le sent, et moi du plus profond de mon cœur, je ne ressens que du dégoût face à la course au business lancée par l’être humain. Voilà, où nous en sommes en 2015? Ne pas avoir tiré des constats des erreurs du passé. Continuer encore et toujours à être barbare, inhumain, sans cœur? C’est effroyable. 21010109_2013060412481636

Maintenant que les questionnements sont posés, je vais vous faire un petit récapitulatif du dernier documentaire que j’ai pu voir : Blackfish. Sorti en 2013 (pour les anglophones et en 2014 chez nous en France), ce documentaire relate l’histoire de l’orque Tilikum, propriété de Sea World à Orlando aux Etats Unis. Je vous cite le synopsis du site Allociné :

Tilikum est un orque agressif. En captivité, il a tué trois personnes. Avec l’appui d’images choquantes , Blackfish fait intervenir des spécialistes qui luttent pour le maintien de ces animaux à l’état sauvage.

Il aurait été plus juste d’annoncer ce film de la manière suivante: Tilikum est un orque devenu agressif suite aux traitements et punitions infligés par ses propriétaires. Le but de cet article n’est pas d’énoncer l’ensemble des scènes de ce documentaire mais je veux tout de même vous y écrire les grandes lignes.

Tilikum a été capturé et séparé de sa famille pour un premier parc d’attraction où il a appris ses tours à coup de punitions et de mauvais traitements (mis avec des orques déjà dressés, ils l’obligeaient à faire certains mouvements, sans quoi il était privé de nourriture ainsi que tous les autres cétacés du bassin. Non contents de ne pas avoir à manger les orques déjà dressés se venger sur Tilikum en le mordant. Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg!!) . Après quelques années dans ce parc, Tilikum tue une première dresseuse , il est donc revendu à Sea World. On découvre à travers les témoignages de dresseurs interviewés les conditions misérables de vie et d’apprentissage des animaux mais aussi le fait que les dresseurs ne sont pas réellement des professionnels de la vie marine et que par conséquent ils sont facilement dupés par les gérants du parc. photo_01

Ce film est très bien fait et montre la réalité des choses à grands coups de vidéos amateurs ou des caméras de surveillance. Pour les parcs de ce style, il s’agit ni plus ni moins de faire rentrer un maximum d’argent dans les caisses. Les spots publicitaires vendent du rêve mais quand on connait la réalité des choses, ils sont vraiment écoeurant. Je recommande ce documentaire à toute personne se souciant du bien être des animaux et à ceux qui , quand ils payent un billet d’entrée pour ce genre de parc, ne connaissent pas ce qui se cache derrière le rêve, le jeu et le soi-disant bon traitement des animaux. Pour le coup, on ne peut pas ne pas se positionner après avoir vu un tel film. Je ne verrais plus jamais ces spectacles d’un bon oeil.

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