Culture

The OA, la pépite Netflix.

Je ne suis pas une dévoreuse de séries. A vrai dire, cela ne fait que peu de temps que j’ai appris à apprécier ce genre de contenu. Plus ou moins deux ans pour être à peu près exacte. J’ai commencé avec The Walking Dead qui m’a beaucoup passionné et qui me passionne toujours, Gossip Girl que je peux regarder en boucle et finalement Stranger Things dont j’ai beaucoup aimé l’univers. Une chose cependant freine ma « vitesse de visionnage » : je n’arrive pas à m’intéresser à plusieurs histoires en même temps. Je ne regarde donc qu’une seule série à la fois. C’est ainsi qu’il y a quelques jours, envieuse de me replonger dans un nouvel univers, je cherche sur Netflix ce que je vais bien pouvoir regarder. Je tombe sur The OA. Je n’étais pas spécialement emballée par le synopsis mais l’affiche, elle, m’a fait rêver. Immédiatement. J’ai donc commencé sans grande conviction ce premier épisode un peu long et trop abstrait. Fait remarquable , le générique arrive à un moment où on ne l’attends plus. Vraiment étrange… Et puis, juste après ce générique tardif , l’histoire prend forme et là j’ai littéralement enchainé les épisodes jusqu’au huitième et dernier dont le final ne m’a pas laissé de marbre. Episodes qui ne sont pas tous équivalents en terme de temps . Etrange , je vous dis…

Alors The OA, c’est quoi?

L’histoire, au début pas si compliquée, d’une nana nommée Prairie/Nina/OA qui réapparait 7 ans après sa disparition, sans donner aucune explication ni à ses proches ni à la police,  avec des cicatrices dans le dos et une vue impeccable (alors qu’elle a disparu aveugle).

Après un tel synopsis j’avais peur de tomber dans le déjà-trop-vu drame amnésique où l’actrice principale n’est en faite qu’un agent double perturbé ou schyzophrène. Je me trompais sur toute la ligne. Quand Prairie commence à raconter son histoire, on comprend vite dans quel délire on part. Il s’agit là d’une histoire surnaturelle ( mais qui ne fait pas peur), spirituelle et philosophique qui aura eu l’effet de me tenir en haleine et de me remettre en question sur les choses existentielles de la vie et de la mort. C’est pourquoi je la déconseille à tous ceux qui sont très terre à terre.

Les personnages principaux sont, pour la plupart, ce qu’il y a de plus réel et humain. Dans le premier épisode , on rencontre la moitié d’entre eux, qui sont les élus choisit par Prairie pour entendre son histoire. Il s’agit de quatre ados et d’une prof tous issus de la même école et tous , visiblement, dans une situation familiale compliquée. Même si certains sont assez détestables au premier épisode, leur coté humain et imparfait reprend le dessus et on apprend à les apprécier. Ils vont être tous très touchés par l’histoire que leur raconte Prairie et partent dans l’aventure sans aucun à priori.

L’ambiance du film est savamment orchestrée. Les scènes sont longues mais pleines de sens et laisse le temps au spectateur d’intégrer toutes les informations. Tout se succède et se coordonne à merveille et c’est ainsi qu’on est plongé dans l’histoire de OA . On souffre avec elle, on pleure avec elle, on aime avec elle, on se surprend même à réfléchir à une voie de secours pour l’aider. Loin de moi l’idée de tout dévoiler ici, mais le sujet principal étant l’expérience de mort imminente, les pistes sont nombreuses et très intéressantes. Et elles sont exploitées avec brio. Et même si avec du recul cela semble complètement impossible, sur le moment on ne doute de rien et on ne se doute de rien. Alors quelle piste suivrez vous? La recherche scientifique et son côté rationnel? Ou bien la possibilité d’une dimension spirituelle entre la vie et la mort? A moins que la science ne cherche qu’à prouver l’existence de l’irrationnel…. Réponse dans cette pépite que je vous invite à découvrir sur Netflix.

 

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