Browse Day by août 16, 2017
Humeurs

Ne partager que du bien.

C’est la question qui s’est posé récemment. La semaine a été jonchée de malchance, alors je me suis demandée: Dois-je en parler? Au début du blog, mon écriture n’était pas la même. Ma ligne éditoriale non plus. J’étais plus branchée maternité parce que je voulais laisser des traces de ma première grossesse. Je voulais échanger avec d’autres futures mamans, partager mes joies, mes peines, mes doutes et mes peurs. J’y allais un peu à l’instinct, sur l’instant et j’ai parlé de tellement de choses. Et puis la ligne éditoriale a pris un virage serré et j’ai commencé à parler de tout, absolument tout. De livres, de voyages, de films, de pâtisserie, de make up et finalement j’ai fini par proposer des looks. La mode, c’était la marche la plus haute à gravir pour moi. Il fallait suffisamment s’accepter pour se voir sur des dizaines et des dizaines de photos. Ce blog, dans le temps, m’a fait grandir et m’a aidé dans le long chemin de la confiance en soi. J’ai remarqué aussi que ces derniers temps, je préfère largement poster des articles sur les choses légères de la vie, certains diront des choses superficielles. Pour au final, ne poster plus que ça. Je me plais davantage dans le positivisme, dans la magie, les douces anecdotes, les histoires et les rêveries.

Alors peut être que je m’autocensure, peut être que je me protège. Et on m’a toujours dit que, dans la vie, il ne fallait pas ressasser les mauvaises choses. Les écrire ici, ce serait les ressasser, alors je refuse. Très clairement, j’ai besoin de me sentir bien quand je relis mes articles, je n’ai pas besoin de douleur supplémentaire. Alors, j’ai pris le parti de ne parler que de petits bonheurs, de rêver un peu, de photographier du rose, du bleu, les crépuscules, la mer, les arbres, les fleurs, mes nouvelles chaussures et plus rarement le petit homme qui m’accompagne depuis trois ans maintenant. J’ai décidé de vous parler des étoiles et de la lune, de ce que j’aime, ce que j’admire, ce que j’approuve, ce qui me comble. Et tant pis pour le reste. C’est une petite thérapie. Il suffit de se laisser envahir par les belles idées, de forcer la créativité. J’ai l’impression que c’est accessible à tout le monde, si on y met un peu de volonté. Et c’est assez formidable de se dire qu’on n’écrit (et partage) que du bien.