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Beauté/mode, Création / Photographie

Consommatrice de visuel

Je n’ai pas l’oreille musicale, vous savez. Comme tout le monde, j’ai mes playlist. Comme tout le monde, j’écoute de la musique. Je me suis même essayée au piano plus jeune. J’en étais si fière. Mais aujourd’hui, si vous me demandez de reconnaitre un son, j’en suis bien incapable. Incapable de savoir si c’est plutôt un La, ou un Si. Mais peut être bien que c’est un Do, non? Vous voyez, je me retiens bien de dire que j’ai appris le piano, parce qu’avec cette incapacité de reconnaitre de simples notes, je me sens un peu bête. Aujourd’hui, je choisis davantage les musiques que j’écoute aux paroles, moi l’amoureuse des mots. Je veux ressentir quelque chose en les écoutant. Si elles me donnent envie de danser ou au contraire de pleurer, je sais que c’est gagné. Cependant, certaines mélodies me laissent indifférente, c’est comme ça. C’est une affaire de goût. Mais il faut que je vous avoue surtout que je suis sensible aux clips. Depuis très longtemps, je les regarde. Adolescente, je passais mon temps devant MCM et MTV. Maintenant, je fais mes corvées devant W9 ou CStar. C’est un fait, j’adore regarder ces petits films musicaux de trois minutes. Et quand le clip me transporte, n’en doutez pas une seconde, la musique aussi.

Je suis une consommatrice de visuel. J’aime les belles images, les décors à couper le souffle, les chorégraphies millimétrées, les make up artistiques, les tenues atypiques. Et si je ne pouvais citer qu’un clip musical, ce serait « Judas » de Lady Gaga. Je ne suis pas une fan inconditionnelle de cette chanteuse, mais il faut bien avouer que chacun de ses clips est une pépite. Artistiquement, elle vise haut. Très haut. Il suffit de regarder « Paparazzi » ou « Bad Romance ». Les scénographies sont incroyables. Le stylisme est dingue. Le montage est sublime. Mais aucun de ses clips n’est plus beau que « Judas » . Il suffit de visualiser tous les détails, il y en a tellement et rien n’est jamais laissé au hasard. Et ce make up… Ces traits d’eyeliner noirs sur et sous les yeux, ces sourcils foncés et ce rouge à lèvres bien rouge. C’est un make up que j’ai toujours beaucoup admiré et que j’ai choisi de reproduire. Au départ, c’était juste comme ça , histoire d’essayer. Et puis après quelques photos, je me suis dis qu’il serait finalement bien de le partager ici et de parler au passage de ce clip que j’ai regardé des centaines de fois et que je regarde encore quand j’ai besoin d’inspiration. Oui, ce clip m’inspire. Dans ses couleurs, dans son rythme, dans ses nuances, dans ses décors et surtout dans la façon dont les acteurs et artistes rejouent et réécrivent la trahison de Judas. J’aime quand une vieille histoire est remise au gout du jour. J’aime qu’on mélange les styles. C’est bien pour ça que j’affectionne tant Norman Reedus en Judas, comme je peux adorer Leonardo Di Caprio en Romeo. Ce clip ( tout comme Romeo+Juliette , vous l’aurez compris) m’a d’abord surprise par son décalage. Mais je me suis vite rendue compte que ça fonctionne à merveille. Parce que c’est bien imaginé, bien joué et que ça ressemble tellement, tellement à Lady Gaga.

 

 

 

Humeurs, Vie de famille

La réconciliation

Cet été, dans cet article, je vous expliquais que mon corps n’est pas un obstacle. Je voulais revenir sur cette phrase et y changer un tout petit mot. Aujourd’hui, mon corps n’est PLUS un obstacle. Cela implique le fait que, pendant un certain temps, il l’a été. Plus qu’un obstacle, il était une véritable barrière que je n’arrivais pas à franchir. Comme toutes les filles/ femmes, j’ai toujours eu des complexes plus ou moins importants. Quand j’étais petite, il était hors de question que je m’attache les cheveux, à cause de mes oreilles un peu trop décollées à mon gout. Plus tard, j’en ai voulu à ma pilosité de brune. Je traquais chaque poil de peur que ça se voit. Jusqu’à aller décolorer ceux que j’ai sur les bras pour ne plus ressembler à un yéti (c’était l’estime que j’avais de moi). En vieillissant, j’ai appris à conjuguer avec le corps qui est le mien. Même s’il m’arrivait parfois encore de paniquer quand je ne rentrais plus dans un de mes pantalons, le complexe partait aussi vite qu’il était arrivé et je n’en parlais plus.

A coté de ça, j’adorais mon ventre. Il était plat, musclé et pour le sublimer un petit peu plus, je l’avais fait percer. C’était une sorte de fierté pour moi. Surtout que pour obtenir ce résultat, je n’ai jamais eu à faire grand chose. J’ai toujours eu tendance à grossir du bas du corps, mais mon ventre, lui, ne changeait pas. A l’âge de 20 ans, je suis tombée enceinte. Je savais que mon ventre allait grossir et que j’allais forcément changer un petit peu. Mais ce n’était pas grave, je portais la vie. J’ai vécu une grossesse de rêve, durant laquelle j’ai pris 12 kg. Une prise de poids correcte selon les médecins. J’avais confiance en mon corps, je savais que je ne garderais pas tous ces kilos. En Mars 2014, Kéo naissait et à la sortie de la maternité, j’avais perdu 8 de mes 12 kilos en trop. Je rentrais de nouveau dans mes jeans. J’étais forcément un peu plus à l’étroit mais je fermais encore le bouton sans trop de peine. J’aurais du me réjouir. J’aurais du…

Seulement, si le corps que je regardais dans le miroir n’était pas énorme, il était devenu tout autre. Et je le trouvais hideux. Je me trouvais affreuse. La cellulite avait fait son apparition sur mes cuisses, j’avais de nouveau de l’acné sur le visage, mon ventre était flasque et comportait de jolies vergetures qui s’étaient dessinées en soleil autour de mon piercing, jusqu’à atteindre mes hanches. Plus rien n’était ferme. J’avais l’impression d’avoir un excédent de peau au niveau de la taille et ma poitrine s’était affaissé. J’avais l’impression que j’avais raté quelque chose. Que mon corps de femme enceinte si beau s’était en une nuit transformé en une enveloppe informe, difforme. Il fallait le cacher. Le changement dans ma garde robe le plus flagrant fut celui des maillots de bains. Il n’était plus question d’aller à la piscine en bikini, il me fallait un une pièce noir ou bleu marine. J’ai arrêté de mettre des jeans aussi, je me suis mise à détester les tailles basses, je ne m’y sentais plus à l’aise. Je me suis davantage tournée vers des robes et des jupes qui cachaient le mieux possible mon corps. Et j’avais cette sensation désagréable de ne plus savoir m’habiller, de ne plus savoir me mettre en valeur.

Je ne sais pas quel a été le déclic. Peut être est ce du aux nombreux articles que j’ai pu lire et qui parlaient de ces femmes qui, comme moi, ne reconnaissaient plus leurs corps. Peut être est ce du à cette photographe américaine,Jade Beall, qui montrait par son Beautiful Body Project le « vrai » corps non retouché de quelques jeunes mamans. Peut être est ce du à ma nouvelle passion pour la photographie et la retouche qui m’a fait prendre conscience qu’avec un bon logiciel, on peut faire ce que l’on veut. Peut être est ce du à Instagram qui regroupe aussi de jolis comptes de femmes qui s’assument. Vraiment, je ne sais pas quel a été le déclic.

Une chose est sûre: depuis quelques temps maintenant, la barrière est tombée, l’obstacle n’en est plus un. Il s’agit d’une véritable réconciliation. De celles qui font du bien. Les réconciliations qui donnent des ailes et qui rendent libres. Parce que c’est une véritable liberté de savoir s’assumer et de ne plus redouter sans cesse le regard des autres. Et de ne plus redouter, non plus, son propre regard, le matin dans le miroir.

 

 

Création / Photographie

Une mariée pour Halloween

La mariée morte, le costume que je rêve de porter depuis plusieurs Halloween. Ce personnage là est tout en contraste. Du blanc, de la dentelle, des perles, une robe de princesse….un décor sombre, des cheveux mal coiffés, le bouquet fané, le noir et le rouge à lèvres qui a coulé. Ce personnage là a quelque chose de dramatique. Je ressens toujours une profonde tristesse quand je connais les histoires de ces fiancées abandonnées, trahies, trompées. Ces femmes qui se seraient données, corps et âme et auxquelles les évènements ont retiré toute humanité. Elles errent les épouses déçues. Elles errent dans les manoirs et les bois. Et elles portent, jusqu’à la fin des temps, leurs magnifiques robes blanches. J’ai lu et vu beaucoup d’histoires les concernant. Et parmi elles, comment ne pas citer la jolie Mélanie du Phantom Manor de Disneyland Paris. La fiancée dont le mari n’est jamais arrivé jusqu’à la cérémonie et qui fut prisonnière de l’esprit de son père, décédé quelques temps auparavant. Cette tragédie aussi effrayante soit elle est, à mes yeux, la plus fascinante de toutes. Bien sûr, il faut aimer les légendes qui parlent de malédiction indienne, de futurs époux amoureux et d’esprits malfaisants. Mais vraiment, cette histoire vaut le détour.

En ce qui concerne ma version de la mariée morte, n’ayant pas de manoir fantomatique à disposition, j’ai décidé de créer cette femme trompée par son futur mari et qui a décidé de se donner la mort à l’orée d’un bois. Lieu qu’elle continue d’hanter. Et sincèrement, quel promeneur souhaiterait la rencontrer?

 

 

Beauté/mode, Création / Photographie

La danseuse de la Lune.

Les danseuses étoiles, elles me fascinaient. Je ne sais pas ce que je leur enviais le plus. Si c’était leur port de tête, leur élégance naturelle, leur corps fin et élancé ou simplement leur tutu et leurs chaussons. Mais quand j’ai commencé à m’intéresser davantage à leur monde, elles étaient, à mes yeux, tout sauf désuètes . Elles incarnaient la féminité dans son aspect le plus rigoureux mais aussi dans sa douceur la plus extrême. Un savant mélange qu’il faut maitriser pour incarner l’Etoile du ballet. En ce qui me concerne, j’ai très vite compris que je ne serais jamais ni petit rat de l’opéra, ni danseuse confirmée. Je n’ai jamais eu de grâce naturelle, je n’ai jamais su faire les gestes délicats qui sont propre à cette discipline et je ne suis pas non plus la fille la plus élégante du monde. Et puis, je n’ai jamais été bonne danseuse. C’est un art dont je me sens très éloignée. Rien ne correspond. Rien. Les ballerines je les enviais, mais je ne les ai jamais jalousé. C’est juste qu’elles me fascinaient.

Et si je parle des jolies danseuses de ballet, c’est tout simplement parce que, de tous les vêtements que j’ai pu acheter/recevoir jusque là, aucun n’a jamais su autant m’inspirer que cette jupe. Déjà, sur le site Dresslily.com, elle a tout de suite attiré mon attention. C’est comme si elle avait été faite pour moi. Cousue sur moi. Si elle n’avait pas été inventé, il aurait fallu que je la crée. Dans ma tête, dans mes pensées. Et au sein de mon imagination, c’est certain, je l’aurais fait virevolter.

C’est avant tout son motif qui m’a séduite. Comment résister lorsqu’on est soi-même une amoureuse de la Lune et des galaxies? Comment résister à sa coupe midi, aussi, que j’affectionne depuis tant d’années maintenant? C’est rétro, c’est même un peu kitsch mais ça me ressemble tellement. Et quand je l’ai reçu et essayé, ça a été la révélation. Avec une paire de chaussures à petits talons qui ne sont pas sans rappeler les chaussons des ballerines, cette jupe me donnait un air de danseuse. Elle est parfaite. Parfaite pour me permettre, au moins une fois dans ma vie, de me mettre à la place des élégantes artistes sur pointes.

Autour de cette jupe, j’ai donc créé un personnage qu’il m’a fallu incarner. Un personnage avec une histoire, des sentiments, des actions qui lui sont propres. J’ai imaginé une danseuse, une femme particulière, une artiste presque mystique. Une ballerine qui vient de la Lune. Imaginez maintenant qu’elle soit tombée du ciel, qu’elle soit tombée sur Terre. Et qu’elle ne puisse pas rentrer chez elle. A votre avis danserait-elle chaque nuit, jusqu’à l’arrivée du soleil sous son astre maternel?

Jupe: Dresslily / Haut: Pimkie (similaire ici) / Chaussures: Asos

*Article en partenariat avec Dresslily.com

Beauté/mode

Trop impatiente.

Je profite de ce partenariat avec le site Dresslily.com pour revenir sur le blog après une petite semaine et demi d’absence. J’ai reçu cette robe la semaine dernière et je la trouve tellement jolie. Assez loin de ce que j’ai l’habitude de porter, son effet uniforme et sa couleur bordeaux m’ont de suite convaincue qu’elle est parfaite pour cet automne. Et j’étais trop impatiente de vous la montrer. Après avoir passé quinze jours à courir dans tous les sens, n’ayant au final pas le temps pour m’occuper du shooting de cette pièce, je me suis bien rattrapée en profitant de ce parc situé à Caen. Nous sommes arrivés avant l’aube et avons attendu l’ouverture des grilles pour aller nous promener dans ce qui est devenu, le temps d’une demi heure, un terrain de jeu géant. La Lune nous a accompagné un moment avant de disparaitre totalement, laissant la place au soleil rougeoyant. C’était absolument fantastique de se retrouver seuls dans ce lieu. Les feuilles commencent à jaunir et à tomber, le ciel offrait un dégradé de rose et de violet et tout cet espace nous appartenait , le temps d’un instant. Pas de promeneur, pas d’agents municipaux, juste nous et cette lumière particulièrement dorée qui se reflétait sur la façade des bâtiments. Et même s’il faisait froid, rien n’aurait pu gâché la particularité de ce moment.

Robe: Dresslily / Chaussures: Babou (ancienne collection) / Veste: Pimkie (ancienne collection)