Les signaux envoyés.

Ce nouveau bébé, j’ai étonnamment su qu’il s’était installé bien avant de faire le test de grossesse. C’est comme si les petits signaux avaient été envoyés. De toutes petites choses superflues qui m’ont pourtant mis sur la voie du questionnement. Après plusieurs mois d’essais infructueux et une fausse couche avant Noël, était-il possible qu’une nouvelle petite graine ai germé? Je me suis fait la réflexion une semaine avant de partir à Disneyland, en Janvier. Mon humeur, mes envies avaient soudainement changé. Moi qui, durant des mois, ne cherchait qu’à sortir de chez moi, en quête de beaux paysages à photographier, d’amis à retrouver ou de moments en famille à savourer, je me suis tout à coup sentie bien casanière. Je n’avais envie de voir personne mis à part ma famille proche et je n’aspirais plus du tout aux sorties nocturnes qui, quelques semaines auparavant, me plaisaient tant. Je me suis étonnée à préférer une vie bien ordonné, où les heures de repas comptent et aussi celles des couchers. Etonnée d’avoir envie d’une vie bien rangée, toute organisée.

Durant cette semaine (et les deux semaines qui suivirent), je me suis surprise à m’alimenter différemment. Exit le trop plein de sucre, j’ai retrouvé dans mes assiettes la véritable caricature d’un plat Weight Watchers équilibré: des féculents, des protéines, des légumes… Des quantités raisonnables, pas trop de sel, pas trop de gras, beaucoup d’eau. J’ai eu l’impression de réapprendre inconsciemment à manger correctement. Et je me félicitais de prendre plaisir à manger ce genre de repas…  qui était alors tellement loin de mes habitudes.

Et puis, la sensation d’être fatiguée sans cesse. Ce n’est pas l’aspect le plus agréable mais c’est certainement celui qui m’a poussé à envisager un test de grossesse prématurément. J’aurais pu dormir tout le temps: matin, après midi, des heures durant. Je pouvais manger aussi sainement que je le voulais, rien ne me donnait assez d’énergie pour affronter une journée entière sans avoir à un moment ou un autre, une sensation de somnolence.

Je l’avoue, j’ai trouvé ça étrange de sentir tant de petits changements. De les garder dans un coin de ma tête, bien rangés, comme des petits récipients remplis d’espoir. De les ressasser, de me dire « et si… », de recevoir les signaux envoyés. C’est totalement fou d’en avoir eu conscience.  Et ce qui est encore plus fou aujourd’hui, c’est d’être sure que la vie qui grandit désormais au creux de mon ventre, cherchait déjà, il y a quelques semaines,  à se manifester.

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