Quelque chose à fêter.

J’ai mis une robe à sequins et à paillettes parce que j’ai quelque chose à annoncer. Mieux! J’ai quelque chose à fêter.  Mais pour comprendre exactement quoi, il faut que je raconte l’histoire dans son intégralité.

J’ai toujours été tournée vers l’avenir même si, dans toute ma complexité, je suis aussi une femme nostalgique et mélancolique. Mais d’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours adoré construire des projets. D’ailleurs, quand il n’y en a pas, ou que certains de ces projets mettent un temps considérable à se réaliser, je m’ennuie de la pire façon qu’il soit. J’ai besoin d’avoir toujours quelque chose à préparer. Je préfère être submergée de travail, d’envies, de désirs que de connaitre le vide, le rien, le plus-tard-peut-être. Je suis une Gargantua dans ma vie. Je me nourris de toutes ces petites préparations. Et même si je ne me cantonne pas à ce que je peux vouloir pour mon avenir, j’ai toujours eu besoin d’imaginer ce que je pourrais devenir dans quelques années. Alors me voila, enfant de 8 ans, devant ma première page de projets d’avenir. Qu’est ce que j’aurais voulu devenir quand j’aurais trente ans? J’avais fait une petite liste de tout ce dont je rêvais. Parmi ces envies, il y avait l’université en premier lieu. Il y avait aussi le chien, la grande maison, le mari. Le chien maintenant, ce n’est, pour moi, plus qu’un doux rêve d’enfant… lointain. Ma maison, elle, n’est pas bien grande mais je m’y sens bien. Et le mari, ce n’est techniquement pas mon mari, mais ça c’est juste une question de signatures sur des feuilles de papier. Dans mon esprit, c’est déjà lui. En revanche, ce dont je me souviens le mieux sur cette liste utopique de mon avenir, c’est des deux enfants que je devais avoir pour mes 25 ans. Et c’est quelque chose qui ne m’a jamais, jamais quitté. Je savais que je serais maman. C’était inscrit en moi, comme marqué au fer rouge dans mon coeur et dans ma tête. C’était dans mes tripes.. Et la petite de huit ans que j’étais voulait absolument « Un garçon d’abord pour qu’il protège sa petite soeur ». Je me souviens m’être dit que j’aurais adoré avoir moi-même un grand frère et que je serais comblée d’offrir ça à ma propre fille. Je réfléchissais comme si tout était déjà écrit. Et il y a 4 ans, je suis devenue l’heureuse maman d’un petit Kéo. C’est vraiment magique d’avoir un petit garçon, vraiment c’est extraordinaire. Et je suis reconnaissante que la vie m’ai apporté cet enfant qui grandit chaque jour un peu plus. Je me suis alors mise à rêver d’avoir un autre garçon, parce que ce que je vis avec Kéo, décidément c’est bien trop beau. C’est bien trop fusionnel, incroyable et doux. Cependant, en moi, une toute petite voix me rappelait toujours: un garçon puis une fille, tu en as tant rêvé. C’était mon voeux, mon projet de vie, mon souhait le plus cher même si je ne pouvais pas le contrôler. Et cette liste, au fond, je ne l’ai jamais oublié. Et vous savez quoi? Ce qui est sensationnel aujourd’hui,c’est que je peux cocher deux des cases de la liste de mes voeux. Un grand frère et une petite soeur.

C’est une fille. 

2 Commentaires

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  1. 1
    Azylis

    Je suis comme toi. Grande nostalgique mais avide de projets, besoin d’avoir toujours quelque chose à attendre.
    Félicitations pour cette petite demoiselle à venir 🙂

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