Mon élément

Au départ, je voulais vous parler de cette robe. Cette robe de grossesse que j’adore et qui fait partie de mes favorites tellement elle est confortable à porter. Je suis également fan de son motif tropical, de fleurs et d’ananas et de son quadrillage blanc plus ou moins ajouré. Je disais, sur Instagram, il y a quelques semaines, qu’il est difficile de trouver des vêtements un temps soit peu originaux pendant les neuf mois qui voient le ventre s’arrondir. Et puis, j’ai fait toute la rubrique maternité d’Asos et mon avis, s’il n’a pas totalement changé, a évolué. Non, ce n’est pas facile mais c’est possible et on peut trouver de véritables pépites pour des sommes raisonnables.

 

Alors, j’aurais pu commencer mon article autrement. Plutôt que de cette robe, j’aurais pu écrire quelque chose sur le FengShui, la Théorie des Cinq Elements,  mon signe astrologique, le film « Les mémoires d’une geisha » ou vous raconter simplement une anecdote qui explique comment j’ai découvert quel est mon élément. Mais je crois qu’au fond, c’est viscéral, je l’ai toujours su. Et rien n’aurait pu introduire cet article de manière plus centrée, plus recherchée. Alors voilà, je suis indéniablement une fille de l’eau. Je suis calme comme l’eau stagnante de cette piscine mais je peux aussi me révèler active et grondante comme le torrent qui s’écoule sur le flan d’une montagne. Je peux être brulante, chaleureuse comme l’eau du bain une soirée d’hiver ou glaciale comme l’eau qui gèle et fait éclater le roc. Je peux être le réconfort comme le danger. Trop d’eau, c’est prendre le risque de se noyer. Je me reconnais dans l’eau, bien plus que dans les autres éléments. Je suis connectée à elle, à chaque seconde de ma vie. Le vent est trop tumultueux, le feu trop extrême, la terre trop calme. L’eau est bien plus lunatique et je lui ressemble davantage. C’est peut être aussi pour ça que je la recherche sans cesse, que je préfère les vacances à la mer plutôt que les séjours à la campagne et que j’ai besoin de me trouver près d’un point d’eau où que j’aille. C’est en partie pour ça aussi que cette piscine perdue au milieu de nul part m’a ravie. Elle a été lieu d’apaisement et de partage durant cette dernière semaine, le rafraichissement tant attendu lors des chaudes journées et l’élément qui détends les corps après de longues heures de marche. Et rien n’est plus doux que la caresse fraiche de l’eau sur la peau à l’heure dorée.

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