Couches / protections intimes : même combat.

Quand je suis tombée enceinte, j’ai vu fleurir partout sur les réseaux sociaux les fameuses couches livrées à domicile certifiées bonnes pour la peau et la santé de bébé. En ce qui me concerne, j’ai toujours vu les mamans autour de moi utiliser et conseiller Pampers comme meilleures couches du monde pour des raisons légitimes (enfant au sec toute la nuit, attaches qui restent en place, aucune fuite…) mais jamais pour leurs composants. C’est après avoir fait ma curieuse sur différents articles traitants du sujet que je me suis aperçue des produits nocifs que l’on met en contact même avec l’intimité de bébé. Il faut savoir qu’en France il n’est pas obligatoire d’étiqueter les composants sur les paquets de couches. Ce que je trouve aberrant puisque l’on a l’habitude de connaitre les ingrédients qui composent la plupart des produits alimentaires, cosmétiques, sanitaires … de notre quotidien. Pourquoi connaitre la composition exacte d’un liniment par exemple et pas celle des couches qui vont recouvrir les fesses de nos bébés à longueur de journée? La question demeure, pour l’instant, sans réponse. Le magazine 60 millions de consommateurs a sorti cet été un article qui détaille et compare les composants de plusieurs marques de couches très connues qui se vendent dans nos grandes surfaces et sur internet. Et pour la plupart c’est pas joli joli. Ainsi, beaucoup de marques utilisent des produits issus de la pétrochimie (chlore, parfums, lotions…) dans la fabrication des couches. A des seuils très faibles mais néanmoins existants, certains ont révélés contenir des perturbateurs endocriniens. Alors bien sur, les quantités sont moindres mais il a été démontré que le véritable problème avec ce genre de produits n’est pas vraiment la quantité (même s’il faut rester sous les seuils légaux, attention!) mais la récurrence avec laquelle ils sont utilisés. Et c’est là que le bas blesse, puisqu’un bébé passe tout son temps (ou presque!) au contact de ses couches.

Alors pourquoi Pampers est-elle la marque la plus vendue en France? Tout d’abord pour la qualité d’absorption, bien évidemment. Il faut dire que de celles que j’ai pu utiliser pour Kéo, les Pampers étaient de loin les plus absorbantes et elles restaient bien en place même quand il a commencé à gambader. Plus largement, les jeunes mamans achètent aussi les produits qu’on a pu leur fournir à la maternité. Je suis d’ailleurs la première à avoir acheté Pampers et Mustela puisque pour moi, ce que me fournissait la maternité était gage de qualité et de bonne santé pour mon enfant. La vérité, c’est que ces énormes marques ont les moyens de vendre leur production aux maternités pour des prix dérisoires. Par exemple, notre leader sur le marché de la couche revends ces produits moins d’un centime à la grande majorité des maternités françaises. Et quand on sait combien de bébés naissent en France chaque année, le choix des maternités est vite fait. Oui, il s’agit bien d’une question financière (je ne vous apprends rien, si?!) mais comment jeter la pierre à nos maternités? Les budgets sont serrés et la question de la composition des produits, tant qu’ils sont conformes aux normes européennes, ne se pose pas.

Aujourd’hui, deux nouveaux choix s’offrent aux parents pour éviter l’achat de couches issues de l’industrie pétrochimique: les couches lavables (ce qui demande une bonne organisation) et les couches jetables écologiques. Dans cette deuxième catégorie, trois marques ont été notifiées comme totalement saine pour la peau et la santé de l’enfant: Love&Green, Lillydoo et Joone. Elles sont entièrement formulées à partir de végétaux et de colorants naturels. Pour ma part, j’ai choisi de commencer avec Lillydoo dont j’adore les motifs. J’espère pouvoir vous en reparler vite ici ou sur Instagram.

Et puisque je vous parle de l’initimité de nos enfants, il m’est essentiel de vous parler de l’intimité des femmes aussi. L’idée a commencé à faire son chemin avant ma grossesse, lorsque j’ai regardé la vidéo très informative de Coline sur Youtube (sa chaine==> Eppcoline). Elle y explique ce que l’on peut trouver dans nos protections périodiques (tampons et serviettes jetables), donne des chiffres, informe sur les règles, l’intimité, la coupe menstruelle… Bref, cette vidéo est une merveille!  Je suis le genre de fille à lire les notices lorsqu’il s’agit de produits hygiéniques ou cosmétiques. J’aime m’informer sur les compositions, les contre indications, l’utilisation. Le syndrome du choc toxique n’a donc jamais été un secret pour moi. Depuis le jour où j’ai été réglée, et donc où j’ai acheté ma première boite de tampons, j’ai connu ce syndrome. Mais jusque là, cela n’avait jamais été un problème à mes yeux. Bien entendu, ça existait mais comme pour les effets secondaires d’un médicament, si l’on en parlait pas plus que ça, c’est que le risque était minime.

Alors qu’est ce que le syndrome du choc toxique? Pour faire simple, c’est une maladie infectieuse assez rare (même si l’on en dénombre de plus en plus depuis les années 1990) mais grave causée par une bactérie qui s’appelle le staphylocoque doré. Cette bactérie va générer une toxine qui passera dans le sang et qui peut s’attaquer à différents organes comme le foie, les reins ou les poumons. Le staphylocoque doré a tendance à davantage se multiplier pendant les menstruations, lors du port d’un tampon ou d’une coupe menstruelle. Le sang qui stagne est propice à la propagation de cette bactérie. C’est pourquoi il est recommandé sur toutes les boites de tampons d’en changer le plus régulièrement possible. Le mieux étant de ne plus en utiliser du tout. Pourquoi? Simplement parce que, comme pour le cas des couches, des produits nocifs ont été retrouvé dans certains tampons de grandes marques. On peut donc retrouver dans nos tampons industriels de l’aluminium, des parfums, des alcools et même des hydrocarbures et des pesticides. Autant de produits que l’on ne mettrait pas sur notre visage, alors pourquoi les placer sur la partie la plus délicate et perméable de notre corps?

En ce qui concerne les serviettes hygiéniques, même rengaine. Les géants du marché produisent des protections menstruelles composées d’ingrédients issus de l’industrie pétrochimique. Alors, si cela n’écarte pas le syndrome du choc toxique, il est préférable de se tourner vers la coupe menstruelle. Elle est économique et écologique. Et si elle est retirée et nettoyée régulièrement, on éloigne le risque de SCT. Pour la nuit en revanche, de nouvelles alternatives de serviettes hygiéniques jetables ont vu le jour. Les serviettes de la marque Jho en sont un parfait exemple. Là encore, comme pour les couches écologiques de nos bambins, ses serviettes hygiéniques sont fabriquées à partir de produits naturels. En l’occurence du coton bio et des fibres végétales. Elles ne contiennent ni parfum , ni aucun autre produit issu de la pétrochimie et sont entièrement biodégradables. Jho propose également des tampons fait entièrement en coton biologique ce qui est une bonne alternative pour les femmes qui n’aiment pas utiliser la coupe menstruelles mais qui veulent tout de même éviter les tampons qui contiennent des agents nocifs. Mais si la coupe menstruelle est très intéressante niveau prix (puisque qu’on l’utilise longtemps tant qu’elle est bien nettoyée et stérilisée), les protections bio jetables restent légèrement plus onéreuses que celles vendues en grandes surfaces. Le tout étant de savoir quel prix sommes nous prêtes à mettre pour préserver au mieux notre intimité et notre santé.

2 Commentaires

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  1. 1
    WorkingMutti

    Perso je ne supporte presque aucune protection hygiénique classique depuis mon second accouchement. Je me suis tournée vers la cup et 0 regrets ! Mais c’est sur que c’est la mort pour beaucoup de marques d’hygiène féminine.

    Pour ce qui est des couches, j’avoue que j’ai acheté Pampers sans trop me poser de questions. Mais maintenant qu’ils sont plus grands, et que la conso est moins importante, je peux me permettre d’acheter d’autres marques de couches plus saines (mais plus chères souvent).

    • 2
      boutchako

      Je ne m’inquiète pas pour les marques d’hygiène féminine. Il y aura toujours des filles qui n’aiment pas la cup, ou qui ne connaissent pas tout simplement. Et il faut dire que ces marques là sont très fortes en communication (il suffit de regarder les pubs ) .

      Quant aux couches, Pampers est le leader et ça semble logique pour la plupart d’entre nous de faire confiance à cette marque. J’étais la première à acheter exclusivement du Pampers pour mon premier. Maintenant, je paye plus cher certes mais je suis enfin informée et je me sens plus en accord avec mes idéaux à acheter des couches écologiques.

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