Un lit au sol pour un bébé de six mois.

L’alimentation et le sommeil des enfants sont souvent les deux grandes questions pour les parents. Comment faire pour qu’il mange bien? Qu’il grandisse bien? Qu’il ne manque de rien? De quelle façon souhaitons-nous coucher notre enfant chaque soir? Imposerons-nous un rituel? Quel matelas? Lit à barreaux ou en plexi? Et le lit au sol alors? Autant de questions que nous nous posons.

C’est forte de ma première expérience en tant que maman, que le lit au sol m’a semblé être une solution envisageable, peut être adaptée, pour coucher Altaïs dès que le berceau serait devenu trop petit.

 

Nous devions lui offrir son lit cabane dès ses quatre mois. Mais le temps est passé bien trop vite et mon coeur de maman n’était pas prêt à enlever ce joli berceau qui a accueilli nos deux enfants ( et qui n’en accueillera certainement plus aucun autre). On ne le dira jamais assez, les enfants grandissent bien trop vite. C’est donc à l’orée de ses sept mois que j’ai installé le lit cabane dans la chambre d’Altaïs. Je n’ai évidemment pas assez de recul pour dire si l’expérience est concluante ou non mais je peux d’ores et déjà vous dire pourquoi nous avons choisi un lit au sol et quel type de lit nous avons choisi.

 

Tout d’abord, nous voulons véhiculer une image positive du sommeil à notre enfant en ne l’emprisonnant pas dans un lit de 60×120 entouré de barreaux. Nous ne la mettons pas au lit pour la punir ou pour l’obliger à y rester mais bien pour qu’elle y trouve son sommeil à son rythme et en tout sérénité. Notre premier a eu un lit à barreaux et j’ai bien senti son soulagement et le nôtre quand il est passé au « lit de grand » à l’âge de 21 mois.

Le lit au sol c’est aussi nous faciliter la vie, à nous parents. Je me souviens être restée penchée de longues minutes au dessus du lit à barreaux de Kéo lorsqu’il était malade ou lorsqu’il avait fait un cauchemar. Je me souviens qu’il fallait que je me plie en deux pour l’attraper au fond de son lit et cette difficulté, cette barrière qui nous éloignait lorsque j’avais besoin de le consoler sans avoir à le prendre dans les bras.

Le lit au sol, c’est donc l’avantage de pouvoir se coucher à coté du bébé lorsqu’il en a besoin, c’est profiter de moments de calme sur son matelas tous ensemble à lire une histoire ou à parler de nos journées. C’est l’occasion aussi pour Kéo d’aller voir sa soeur, lui faire un bisou sans que nous ayons besoin de le porter. Je vois cela comme élément qui aiderait à renforcer le lien familial et fraternel.

Enfin, nous choisissons par ce moyen de pousser l’enfant vers l’autonomie. Je m’explique: Altaïs a commencé à dormir dans son lit au sol dès ses six mois, âge auquel elle ne peut pas encore se déplacer seule. C’est ainsi que nous souhaitons lui faire comprendre que ce matelas n’est pas un tapis d’éveil mais bien un lieu de repos et de sommeil. Mais d’ici quelques semaines, elle va commencer à se déplacer seule. Nous ne souhaitons en aucun cas entraver les découvertes de l’enfant et nous avons toujours accepté l’idée que nos enfants puissent jouer seuls et calmement avant de décider par eux-mêmes qu’il est temps d’aller se coucher. Cela a très bien fonctionné avec Kéo ( et ça fonctionne toujours d’ailleurs!). Nous espérons très fort qu’il en sera de même pour Altaïs.

En ce qui concerne le lit en lui même, plusieurs alternatives s’offrent aux parents: l’association tatami+futon, le matelas déposé directement par terre (mais qu’il faut penser à aérer souvent), un lit d’enfant avec sommier bas. C’est la dernière alternative que nous avons choisi. Je voulais absolument un lit cabane pour le coté esthétique et un sommier pour le coté pratique (pas besoin d’aérer le matelas toutes les semaines). Le nôtre vient de la marque Weber (trouvé sur Amazon) et mesure 70×140. Il est donc un peu plus grand et plus large qu’un lit pour bébé mais bien moins grand qu’un lit une personne habituel. Ce qui est parfait, je pense, jusqu’à ses trois ans.

 

Enfin, et il me semble important de le préciser, nous ne sommes pas fermés et nous savons bien qu’il est possible qu’Altaïs n’aime pas être couchée ainsi, que ça ne fonctionne pas. C’est pourquoi nous avons gardé sous le coude l’ancien lit à barreaux de Kéo. Nous verrons bien. Rendez-vous dans quelques mois pour le bilan.

 

2 Comments

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  1. 1
    Charlotte - Enfance Joyeuse

    C’est super cette initiative. J’aime beaucoup l’idée du lit à barreaux pour permettre au bébé d’être libre de se coucher dès qu’il en ressent le besoin et de se lever également. C’est une partie prenante pour son autonomie 🙂 Et comme vous le précisez, ça enlève le côté « barreaux » qui peut donner le sentiment d’être « emprisonné » en effet. Merci pour ce billet !

    • 2
      boutchako

      Je penses que dans la première partie de votre commentaire vous devez parler du lit au sol. C’est évidemment pour cette raison (parmi d’autres) que nous souhaitions mettre notre fille sur un matelas au sol le plus rapidement possible. Merci de votre commentaire. A bientôt

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