Le stérilet en cuivre

Après mon accouchement s’est à nouveau posée la question de la contraception. Mon gynécologue m’avait déjà demandé d’y réfléchir pendant ma grossesse. Bien évidemment, je savais que je ne voulais plus la pilule et je connaissais la plupart des moyens de contraception disponibles. Mais jamais je ne m’étais vraiment penchée sur les méthodes, la prises d’hormones ou non, la durée dans le temps d’une contraception différente. Je suis donc arrivée à mon rendez-vous post partum avec la ferme décision de choisir un stérilet non hormonal et tout un tas de questions qu’évidemment je n’ai pas pensé à noter. Après quelques minutes à discuter, je pensais avoir fait le tour des informations mais c’est en rentrant chez moi que je me suis aperçue que j’avais encore pas mal d’interrogations laissées en suspens. Des questions que j’avais tout simplement oublié de poser. Alors j’ai voulu faire mes recherches moi-même grâce au merveilleux outil qu’est internet et vous savez quoi? La pèche aux informations a été une vraie galère. Il a fallu que j’aille sur différents sites pour avoir ne serait-ce que des bribes de réponses. C’est pourquoi quelques mois plus tard, j’ai souhaité savoir si un tel article vous intéressait et surtout, je vous demandais sur Instagram de me poser les questions qui vous passaient par la tête. C’est là que je me suis réellement rendue compte de la portée informative que cet article pouvait générer. Avoir toutes les informations en un seul texte, qui risque d’être dense certes, était un réel challenge. Je me suis alors mise à fouiller les livres, les sites, à regrouper les idées et pour les questions pour lesquelles les réponses semblaient vagues, j’ai simplement été épaulée par une amie sage-femme (que je remercie encore).

Qu’est ce que le stérilet en cuivre?

Le stérilet en cuivre, aussi appelé Dispositif Intra Utérin (DIU), est l’un des nombreux moyens de contraception qui existent. Il se présente sous la forme d’un T d’environ trois centimètres ( il existe en deux tailles: « short » pour les femmes nullipares et « standard » pour les femmes ayant déjà eu des enfants) que le gynécologue ou la sage-femme vient placer dans l’utérus. Un fil de cuivre est enroulé autour de la tige, il ne contient donc pas d’hormones. Le bas du stérilet est composé d’un double fil qui permet de le retirer le moment venu.

Son action est en premier lieu spermicide. Le cuivre rend les spermatozoïdes moins viables, ce qui les empêchent donc de remonter dans la trompe qui abrite l’ovule fécondable. Plus le cuivre est présent, plus l’effet toxique sur les spermatozoïdes augmente. Et si son rôle premier n’est pas d’être abortif, il faut tout de même savoir qu’il crée une inflammation du tissu de l’utérus. La nidation est alors impossible. C’est la raison pour laquelle le stérilet en cuivre peut également servir de contraception d’urgence, efficace s’il est inséré dans les cinq jours après un rapport sexuel non protégé.

L’efficacité du DIU est grande, supérieure à celle de la pilule. Quand à l’effet contraceptif, il commence dès le jour de la pose. Une fois posé, le stérilet en cuivre est efficace entre quatre et dix ans.

Pourquoi choisir un stérilet en cuivre?

Tout d’abord, et c’est en partie ce qui m’a fait tourner le dos à la pilule, il n’y a pas de contrainte quotidienne. Une fois posé, le stérilet se fait totalement oublier et ce, pour un temps non négligeable de quatre à dix ans. Il n’influence pas l’ovulation ou la sécrétion des hormones féminines responsables du cycle menstruel. Ce sont donc de « vraies » règles qui apparaissent tous les mois. Autre point important: il est réversible à tout moment et n’a pas de conséquences sur l’évolution de la fertilité après son retrait. Et enfin, il convient à toutes les femmes, ayant des enfants ou non.

Et les inconvénients alors?

Il faut savoir que même s’il ne délivre pas d’hormones, le DIU en cuivre peut tout de même avec quelques conséquences sur les règles. En effet, celles ci peuvent être plus abondantes et plus douloureuses (mais ce n’est pas toujours le cas). Elles peuvent aussi durer plus longtemps.  Autre désagrément possible, l’apparition du spotting (petites pertes de sang en dehors des règles) mais encore une fois, ce n’est pas commun à toutes les femmes. Il faut savoir également qu’il est rare mais déjà arrivé que le corps fasse un rejet et que, par conséquent, le stérilet soit expulser.

Y-a t-il des contre-indications?

C’était une question que je ne m’étais pas posée, et pourtant, comme tout dispositif médical, il y existe plusieurs contre-indications. Le stérilet n’est pas posé lorsque:

  • il existe une malformation de l’utérus ou un gros fibrome
  • en raison d’accouchements multiples, le col de l’utérus est trop large (risque beaucoup plus élevé d’expulsion)
  • la femme a un cancer de l’utérus ou de l’endomètre
  • la femme est porteuse d’une IST
  • il y a une infection génitale haute
  • on détecte des saignements vaginaux inexpliqués
  • la femme vient d’accoucher (il. faut attendre quelques temps après l’accouchement et ce temps est variable d’une femme à l’autre)
  • il y a présence d’une tuberculose génitale
  • un avortement a eu lieu il y a moins de trois mois

 

Les détails de la pose du stérilet en cuivre.

C’est certainement la partie que l’on redoute toutes, l’insertion par le gynécologue ou la sage-femme du stérilet dans l’utérus. Il faut savoir que cela ne doit pas être douloureux, même si c’est, on ne va pas se mentir, désagréable.

Tout d’abord, le professionnel de santé insère un spéculum dans le vagin et nettoie les muqueuses et les parois vaginales pour s’assurer qu’aucune bactérie ne passe dans l’utérus. Ensuite, il effectue une hystérométrie. Il introduit alors dans l’utérus une tige graduée afin d’évaluer les dimensions, la forme et la sensibilité de l’utérus. C’est seulement après ça que le stérilet est posé. C’est effectivement la partie la moins agréable (pour ma part j’ai ressenti un léger picotement dans le ventre) mais c’est aussi la partie la plus rapide ( environ dix secondes) . Ensuite les fils du stérilet (qui sortent donc par le col de l’utérus ) sont coupés. Le professionnel de santé retire le spéculum. La pose est terminée.

Les légères crampes et saignements qui peuvent subvenir ensuite sont tout à fait normaux et ne nécessitent pas d’aller revoir le gynécologue ou la sage-femme. Ces symptômes ne deviennent inquiétants que s’ils sont constants ou moins gérables les jours suivants.

Et les rapports sexuels dans tout ça?

Le port du stérilet ne gène en rien les rapports sexuels puisque le sexe de l’homme ne peut pas toucher le stérilet qui est dans l’utérus. Le seul risque de gène apparente serait la présence des fils qui peuvent être ressentis, voir « piquer ». Il suffit alors de demander à son gynécologue ou à sa sage femme de les couper un peu plus courts.

 

 

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