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Culture

La box fait son cinema // Avril 2017

Ce mois – ci pas de box beauté dans ma boite à lettres, mais une autre catégorie de divertissement qui fait battre mon petit coeur. Vous savez déjà comme j’aime le cinéma et comme je trouve regrettable de ne pas pouvoir profiter d’y aller plus souvent depuis l’arrivée de Kéo. Et même si la vie est mille fois plus douce depuis que le Petit Prince est là, j’avoue que parfois j’ai des envies gargantuesques de grand écran. On se rattrape comme on peut, on regarde les films quand ils sortent en DVD et même si ça ne donne pas le même effet que la salle obscure, une partie de l’envie est assouvie. C’est tout simplement en cliquant « box » sur Google que j’ai découvert celle ci. Je trouvais hyper intéressant de découvrir ou de re-découvrir un film accompagné de plusieurs goodies ( qui, pour ce que j’ai vu dans les box précédentes, sont toujours de bon goût) . Alors, je me suis désabonnée de ma Birchbox pour tenter l’expérience avec celle ci. La box coûte 17€90 + 4€ de frais de port.

Si vous avez reconnu la casquette de la première photo, c’est sans surprise que je vous apprends que le film sélectionné ce mois ci était Drive. Film que je connais par coeur et que j’adore. Le petit livret fourni avec le DVD permet d’apprendre  pleins de petites informations en lien direct avec le film, de la bande son au dress code.  Je suis ravie aussi d’y trouver une sélection de films dans le genre Néo noir. Genre que j’ai appris à apprécier avec Drive et que j’ai envie de découvrir encore plus.

Drive a été librement adapté du roman éponyme de James Sallis et je suis ravie de pouvoir enfin le lire. Je me suis toujours dit qu’il fallait que je l’achète, mais j’avais un peu peur d’être déçue puisque l’histoire du livre est apparement quelque peu différente de celle du film. En tout cas, j’ai envie de savoir comment le personnage y est décrit, s’il est tout aussi réservé et taciturne ou s’il est différent du personnage joué par Ryan Gosling. Avec le livre, j’ai pu également trouvé ce set de cure-dents qui est, on est d’accord, totalement inutile mais alors tellement cool avec sa boite sur laquelle est dessiné le scorpion , signe représentatif du film.

Et puis, j’étais tellement ravie de recevoir cette casquette qui est, pour moi, l’accessoire phare de l’une des scènes les plus chouettes du film. Cette scène au tout début où le personnage principal sort du parking incognito alors qu’il est poursuivi par la police. Elle me donne des frissons à chaque fois tellement elle est parfaitement bien filmée. Il s’y dégage une ambiance particulière entre angoisse et euphorie où on admire la façon de faire de ce mystérieux jeune homme. Cette scène est complètement dingue!

 

Culture

Mes séries préférées.

 

Cela fait deux ans que je me suis mise à regarder des séries. Avant, je faisais partie de la team Films/Cinema mais un soir qu’il n’y avait rien  à la télévision , j’ai tenté The Walking Dead et j’ai accroché. C’est surprenant comme un tout petit rien a fait changé mon mode de consommation audiovisuelle. J’ai regardé TWD, je l’ai littéralement dévoré. Cinq saisons en peu de temps, à raison de deux à quatre épisodes par jour, tous les jours. Avant, je n’aimais pas devoir attendre une saison, un nouvel épisode… Je me lassais. Je n’attendais plus, je passais à autre chose. C’est pourquoi les films c’était ma came . On commence une histoire en étant sûr de connaitre une fin et on apprend à aimer ou détester un personnage en deux heures de temps. Je trouvais cela plus cool, plus pratique, plus facile. Il suffisait de passer d’un film à l’autre, d ‘avaler les histoires les unes après les autres, de rester assise dans un siège un petit moment et c’était bouclé. J’avais ma dose d’imagination, d’inspiration et assez de mots pour une critique. Aujourd’hui, ce n’est plus vraiment le cas. Je vais beaucoup moins au cinéma, la plupart des nouveautés m’échappent, alors je dévore quelques séries. Bien qu’étant toujours impatiente ( quand je commence une saison , j’essaye de la finir dans la semaine) , j’apprends petit à petit à apprécier ce genre de format. Ces histoires par épisodes. Et quelques unes sont complètement sorties du lot.

 

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Nip/tuck

La toute première série que j’ai regardé avec envie. Je l’ai découvert assez jeune et j’aimais beaucoup les deux protagonistes qui ne sont autres que des chirurgiens esthétiques. Je trouve que c’est très bien filmé et que ça vieillit finalement assez bien. Il y a un coté complètement décalé dans ces épisodes où les deux chirurgiens jonglent entre les demandes des patients assez loufoques et leur vie privée mouvementée. Elle se regarde sans prise de tête. Attention toutefois aux moments de chirurgie pure qui sont assez dérangeants. Pour ma part, plus je vieillis , moins j’ose regarder ces scènes.

Synopsis: Deux médecins spécialisés dans la chirurgie esthétique jonglent entre leurs patients de la clinique privée de Miami dans laquelle ils travaillent et leurs vies privées mouvementées…

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The Walking Dead

La série qui m’a donné envie d’en découvrir d’autres comme j’ai pu vous le raconter un peu plus haut. Aujourd’hui, je n’ai pas encore fini de regarder les épisodes sortis dernièrement et j’avoue que certains passages me semblent trop long (comme la partie avec le Gouverneur qui est interminable) . Cependant, j’ai mes personnages préférés et j’ai envie de savoir ce qu’ils vont devenir alors je vais la continuer.

Synopsis: Après une apocalypse ayant transformé la quasi-totalité de la population en zombies, un groupe d’hommes et de femmes mené par l’officier Rick Grimes tente de survivre… Ensemble, ils vont devoir tant bien que mal faire face à ce nouveau monde devenu méconnaissable, à travers leur périple dans le Sud profond des États-Unis.

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Gossip girl

Là encore une série que j’ai regardé chaque soir jusqu’à finir les six saisons. Je crois que de toutes, elle est ma préférée. Je suis même devenue fan de Blake Lively à travers Serena. J’apprécie le coté adolescent/ jeune adulte de l’histoire, les mensonges, les trahisons, les amours et l’amitié qui se lie et se délie . Un vrai divertissement où je ne me suis pas pris la tête un instant. Je me suis même surprise à adorer le personnage de Chuck que je détestais au début. Et puis, elle traite d’un sujet qui me plait: ce monde de l’Upper East Side, une société à part à New York, où tout est possible avec de l’argent.

Synospsis: La vie de la jeunesse dorée des élèves de deux écoles privées new-yorkaises, vue à travers les yeux ironiques d’une mystérieuse « bloggeuse » surnommée Gossip Girl. Entre amour et amitié, chacun tente de tirer son épingle du jeu, mais rien n’est jamais simple derrière des apparences parfaites…

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Stranger things

Si vous cherchez une série complètement vintage qui traite de science fiction sur décors venant tout droit des années 80, celle ci est pour vous. Je suis assez fan de science fiction et j’aime tout ce qui est vintage. Et même si certains personnages me déplaisent énormément , je suis tout de même tombée sous le charme de cette ambiance si différente. J’aime son coté rock, les plans sont pour la plupart très beaux, l’esthétisme des décors et des vêtements ajoute réellement quelque chose d’unique.

Synopsis: A Hawkins, en 1983 dans l’Indiana. Lorsque Will Byers disparaît de son domicile, ses amis se lancent dans une recherche semée d’embûches pour le retrouver. Dans leur quête de réponses, les garçons rencontrent une étrange jeune fille en fuite. Les garçons se lient d’amitié avec la demoiselle tatouée du chiffre « 11 » sur son poignet et au crâne rasé et découvrent petit à petit les détails sur son inquiétante situation. Elle est peut-être la clé de tous les mystères qui se cachent dans cette petite ville en apparence tranquille…

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The OA

Ah! The OA. Je vous en ai déjà parlé dans cet article qui lui est entièrement dédié. Voila quelque chose d’original, en marge de ce que l’on peut voir habituellement. Le sujet traité (l’expérience de mort imminente) est hyper intéressant , le contenu est bien présenté, l’histoire est , à mon sens , parfaitement bien ficelée, la façon dont c’est filmé est incroyable et cette ambiance qui vous prend et ne vous lache plus … Absolument dingue. Quand à la photographie, j’ai rarement vu une série aussi jolie et dont chaque plan est un plaisir pour les yeux. A découvrir absolument.

Synopsis: Prairie Johnson réapparaît après sept ans d’absence. Disparue subitement, l’enfant était aveugle ; à son retour, elle ne l’est plus. Qu’a-t-il bien pu lui arriver ? C’est ce que vont tâcher de découvrir son entourage, la science et même le FBI.
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Thirteen reasons why

La dernière en date et pas des moindres. Quand on traite du harcèlement scolaire, du viol et du suicide, il faut savoir être en équilibre entre l’esprit dramatique et malsain et savoir faire passer le bon message au bon moment. C’est le sujet compliqué par excellence. Ici, on découvre les treize raisons qui ont poussé Hannah, une lycéenne , à se suicider. Treize choses, treize personnes qui lui ont fait du mal et qui l’ont poussé à se renfermer pour finalement ne trouver qu’une seule issue. Malgré le coté dramatique, ce n’est pas déprimant. On a juste envie de comprendre. Les épisodes s’enchaînent laissant des indices de plus en plus flagrants jusqu’à la décision finale. Les scènes de vie quotidienne sont tournées comme dans les films pour ados. Par contre, la violence physique et psychologique est, à l’image, très dérangeante. Et c’est cette orchestration parfaite entre le divertissement et le message à passer qui rend la série forte et prenante.

Synopsis: Inspirée des best-sellers de Jay Asher, 13 Reasons Why suit Clay Jensen, un adolescent qui découvre sous son porche au retour du lycée une mystérieuse boîte portant son nom. À l’intérieur, des cassettes enregistrées par Hannah Baker, une camarade de classe qui s’est tragiquement suicidée deux semaines auparavant. Les enregistrements révèlent que la jeune fille, dont il était amoureux, a décidé de mettre fin à ses jours pour treize raisons. Clay est-il l’une de ces raisons ?

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Miniatures et synopsis pris sur Allociné. 

Culture

Mes lectures d’ado et de jeune adulte que j’ai pris plaisir à relire.

J’ai toujours aimé lire mais je ne suis pas une dévoreuse de livres. Je me sens toujours un peu obligée d’attendre entre deux lectures, comme si mon cerveau n’arrivait pas à passer d’une histoire à l’autre. Comme si j’avais besoin de temps pour être enfin prête à m’imprégner d’une nouvelle lecture. Je lis comme je regarde des films. C’est à dire que je fais preuve d’une empathie sans limite et je me mets facilement à la place des protagonistes. C’est pour cela aussi que je lis essentiellement des histoires courtes, ou sans trop de descriptions. Il faut que les actions s’enchainent. La période de ma vie durant laquelle je me suis le plus adonnée à ce loisir est sans conteste l’adolescence. Rectification: l’adolescence et mes premières années de jeune adulte. Quand mon fils est né, j’ai commencé le blog et j’ai considérablement ralenti  la fréquence de mes lectures.  Aujourd’hui, je prends de nouveau plaisir à me plonger dans une histoire. Parfois, c’est une histoire toute neuve (comme Tess D’uberville que j’ai commencé à lire il y a quelques semaines et que j’ai tellement de mal à reprendre), parfois je laisse mes yeux et mes mains se balader sur la tranche des bouquins déjà présents, lus et rangés dans ma bibliothèque et j’en ressors un .

L’herbe bleue.

L’histoire: L’herbe bleue est le journal intime d’une jeune droguée de quinze ans.
Cet ouvrage ne prétend pas décrire le monde de la drogue chez les jeunes. Il n’apporte aucune solution à ce problème. C’est une chronique personnelle, spécifique, qui, en tant que telle, permettra peut-être de comprendre un peu l’univers de plus en plus compliqué dans lequel nous vivons.

Parmi les livres qui ont fait mon adolescence, il y a L’herbe bleue. Je suis d’accord pour dire que ce n’est pas de la grande littérature mais ça m’a permis de me pencher sur le sujet de la drogue et de ses méfaits. Vers 13-14 ans, j’aimais beaucoup lire des histoires qui m’ouvraient les portes des mondes que je ne connaissais pas. Cela a été le cas avec ce bouquin. Mon édition est assez ancienne puisque, une vingtaine d’années avant moi, c’est ma maman qui la tenait entre les mains.

Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry.

L’histoire: Une rencontre entre un homme, le narrateur, qui n’a plus le sentiment d’appartenir au monde de ses semblables, et ce petit prince qui habite seul sur sa planète, aime les couchers de soleil et n’oublie jamais une question une fois qu’il l’a posée…

Ah , mon très cher Petit Prince! Je l’ai lu la première fois lorsque j’avais 12 ans. J’avais trouvé ce conte, bien que mignon, complètement niais. Je l’ai relu l’année dernière et ça a été la révélation. J’ai compris la portée philosophique, les questions morales qui sont posées, la réflexion que ce livre doit instaurer en chacun de nous. Je vous en ai d’ailleurs fait une revue juste . Depuis, je ne cesse de le relire. C’est une véritable pépite.

Hell…

L’histoire: Hell a dix-huit ans, vit à Paris Ouest se défonce à la coke, est griffée de là tête aux pieds, ne fréquente que des filles et des fils de, dépense chaque semaine l’équivalent de votre revenu mensuel, fait l’amour comme vous faites vos courses. Sans oublier l’essentiel : elle vous méprise profondément… Jusqu’au soir où elle tombe amoureuse d’Andréa, son double masculin, séducteur comme elle, et comme elle désabusé. Ensemble, coupés du monde, dans un corps à corps passionnel, ils s’affranchissent du malaise qu’ils partagent. Mais les démons sont toujours là, qui veillent dans la nuit blanche de ces chasseurs du plaisir.

… et Crépuscule Ville de Lolita Pille. 

L’histoire: Bienvenue en hyperdémocratie, lieu de toutes les libertés. Le soleil ne se lève plus depuis longtemps sur la ville. Ancien de la Criminelle, hanté par son passé de mercenaire, Syd Paradine enquête sur un suicide collectif d’obèses. Des attentats sans cause vont se multiplier et l’insurrection monte… L’heure semble venue pour l’utopie de payer pour ses fautes. Surgit une fille, traquée et singulièrement flétrie. Blue a les yeux bleu acier et détient les réponses. Elle est une promesse d’amour dans un monde voué à la destruction.

Si je ne devais citer qu’une auteure que j’ai adoré durant mon adolescence , c’est bien Lolita Pille. Hell est le plus connu de ses romans et a été adapté au cinéma avec, dans les rôles principaux, Sara Forestier et Nicolas Duvauchelle. L’histoire est très simple mais elle m’avait prise au coeur quand j’avais 14 ans. Je me souviens l’avoir lu en deux jours et être restée pensive quelques jours de plus sur cette romance dramatique. L’écriture est loin de ressembler aux grands écrivains tels que Zola ou Hugo mais les mots simples et chocs, les phrases courtes, l’enchainement des actions et ces personnages si détestables qu’on finit par aimer m’ont laissé satisfaite de ma lecture.

Autre style mais même auteur, le très critiqué Crépuscule Ville. Là, Lolita Pille a du se débrouiller pour créer un monde en hyperdémocratie, très proche de la science fiction sans que les descriptions tirent en longueur. L’histoire est courte, plutôt bien ficelée et j’ai été complètement happée par ce monde 2.0 qui aurait pu apparaitre dans la série Black Mirror. Depuis que je l’ai terminé, je ne rêve que d’une chose: que cette histoire soit adaptée au cinéma. Les personnages sont trop intéressants pour les laisser entre les pages d’un vieux bouquin.

Un troisième roman de Lolita Pille que je n’ai pas cité , puisqu’à mon sens moins intéressant à lire, mais dont le final vaut tout de même le détour : Bubble Gum . Ici, on se rapproche plus de l’univers de Hell, dans les quartiers chics de Paris où l’argent, la drogue et le champagne coulent à flots. Il s’agit des rêves , un peu trop ambitieux, d’une jeune provinciale qui veut devenir célèbre.

La fenêtre panoramique de Richard Yates

L’histoire: April et Frank Wheeler forment un jeune ménage américain comme il y en a tant : ils s’efforcent de voir la vie à travers la fenêtre panoramique du pavillon qu’ils ont fait construire dans la banlieue new-yorkaise. Frank prend chaque jour le train pour aller travailler à New York dans le service de publicité d’une grande entreprise de machines électroniques mais, comme April, il se persuade qu’il est différent de tous ces petits-bourgeois au milieu desquels ils sont obligés de vivre, certains qu’un jour, leur vie changera… Pourtant les années passent sans leur apporter les satisfactions d’orgueil qu’ils espéraient. S’aiment-ils vraiment ? Jouent-ils à s’aimer ? Se haïssent-ils sans se l’avouer ?… Quand leur échec social devient évident, le drame éclate.

La fenêtre panoramique, ce nom ne vous dit peut être rien mais lorsque vous avez lu le résumé de l’histoire, ça vous a étonnamment dit quelque chose? Et si je disais Revolutionary Road ? Ou encore Les noces rebelles? Oui, il s’agit bien du couple Wheeler si bien interprété au cinéma par Leonardo Di Caprio et Kate Winslet. Si vous avez aimé le film, courrez donc acheter le livre. On y comprend des choses, des sentiments qui ne pouvaient être retranscrits à l’écran. Le livre donne une puissance supplémentaire aux actions et aux sentiments explorés par les deux personnages. Je suis ressortie de ma lecture complètement abasourdie. Deux fois. Jusqu’où mène l’amour? Tous les couples sont il voués à vivre la vie que la société leur impose? Une partie de la réponse est dans ce roman.

Un heureux évènement d’emiette Abécassis. 

Il parle de quoi? « Désormais, ma vie ne m’appartenait plus, je n’étais plus qu’un creux, un vide, un néant. Désormais, j’étais mère. » . Violent, sincère, impudique, le nouveau roman d’Eliette Abécassis brise les tabous sur la maternité, cet « heureux événement » qui n’est peut-être qu’une idéologie fabriquée de toutes pièces.

Ce livre est tombé sur ma table de chevet pile au moment où il le fallait. Je venais d’avoir mon fils , les nuits étaient difficiles, les rapports avec le papa plus que tendus et moi je me sentais totalement perdue face à ce gros chamboulement dans notre vie. Je culpabilisais de ne pas être la mère parfaite et parfaitement heureuse que j’aurais du être. D’une certaine manière ce livre m’a sauvé. Il a réussi à me déculpabiliser sur le lien maternel, la vie de couple avec un enfant en bas âge et la façon de gérer une vie en plus de ma propre vie. J’étais complètement retournée de voir que je n’étais peut être pas toute seule dans ce cas, à me poser tant de questions et que je pouvais poser des mots sur mes angoisses et mon stress. Cependant, ce livre est très sombre et la fin est loin d’être heureuse. Dans le sens inverse, il ne faut pas croire tout ce qui est dit dans ce roman : que la maternité c’est signer l’arrêt de la vie sociale et active, voire amoureuse. Ce texte a été adapté fabuleusement bien au cinéma. Le film est plus positif et laisse une fin ouverte qui permet de se rendre compte que tout est possible.

 

 

Culture

The OA, la pépite Netflix.

Je ne suis pas une dévoreuse de séries. A vrai dire, cela ne fait que peu de temps que j’ai appris à apprécier ce genre de contenu. Plus ou moins deux ans pour être à peu près exacte. J’ai commencé avec The Walking Dead qui m’a beaucoup passionné et qui me passionne toujours, Gossip Girl que je peux regarder en boucle et finalement Stranger Things dont j’ai beaucoup aimé l’univers. Une chose cependant freine ma « vitesse de visionnage » : je n’arrive pas à m’intéresser à plusieurs histoires en même temps. Je ne regarde donc qu’une seule série à la fois. C’est ainsi qu’il y a quelques jours, envieuse de me replonger dans un nouvel univers, je cherche sur Netflix ce que je vais bien pouvoir regarder. Je tombe sur The OA. Je n’étais pas spécialement emballée par le synopsis mais l’affiche, elle, m’a fait rêver. Immédiatement. J’ai donc commencé sans grande conviction ce premier épisode un peu long et trop abstrait. Fait remarquable , le générique arrive à un moment où on ne l’attends plus. Vraiment étrange… Et puis, juste après ce générique tardif , l’histoire prend forme et là j’ai littéralement enchainé les épisodes jusqu’au huitième et dernier dont le final ne m’a pas laissé de marbre. Episodes qui ne sont pas tous équivalents en terme de temps . Etrange , je vous dis…

Alors The OA, c’est quoi?

L’histoire, au début pas si compliquée, d’une nana nommée Prairie/Nina/OA qui réapparait 7 ans après sa disparition, sans donner aucune explication ni à ses proches ni à la police,  avec des cicatrices dans le dos et une vue impeccable (alors qu’elle a disparu aveugle).

Après un tel synopsis j’avais peur de tomber dans le déjà-trop-vu drame amnésique où l’actrice principale n’est en faite qu’un agent double perturbé ou schyzophrène. Je me trompais sur toute la ligne. Quand Prairie commence à raconter son histoire, on comprend vite dans quel délire on part. Il s’agit là d’une histoire surnaturelle ( mais qui ne fait pas peur), spirituelle et philosophique qui aura eu l’effet de me tenir en haleine et de me remettre en question sur les choses existentielles de la vie et de la mort. C’est pourquoi je la déconseille à tous ceux qui sont très terre à terre.

Les personnages principaux sont, pour la plupart, ce qu’il y a de plus réel et humain. Dans le premier épisode , on rencontre la moitié d’entre eux, qui sont les élus choisit par Prairie pour entendre son histoire. Il s’agit de quatre ados et d’une prof tous issus de la même école et tous , visiblement, dans une situation familiale compliquée. Même si certains sont assez détestables au premier épisode, leur coté humain et imparfait reprend le dessus et on apprend à les apprécier. Ils vont être tous très touchés par l’histoire que leur raconte Prairie et partent dans l’aventure sans aucun à priori.

L’ambiance du film est savamment orchestrée. Les scènes sont longues mais pleines de sens et laisse le temps au spectateur d’intégrer toutes les informations. Tout se succède et se coordonne à merveille et c’est ainsi qu’on est plongé dans l’histoire de OA . On souffre avec elle, on pleure avec elle, on aime avec elle, on se surprend même à réfléchir à une voie de secours pour l’aider. Loin de moi l’idée de tout dévoiler ici, mais le sujet principal étant l’expérience de mort imminente, les pistes sont nombreuses et très intéressantes. Et elles sont exploitées avec brio. Et même si avec du recul cela semble complètement impossible, sur le moment on ne doute de rien et on ne se doute de rien. Alors quelle piste suivrez vous? La recherche scientifique et son côté rationnel? Ou bien la possibilité d’une dimension spirituelle entre la vie et la mort? A moins que la science ne cherche qu’à prouver l’existence de l’irrationnel…. Réponse dans cette pépite que je vous invite à découvrir sur Netflix.

 

Culture, Non classé, Voyages & Sorties

Le festival du cinéma américain.

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Lundi 5 septembre. 19h30. Deauville. L’hommage d’aujourd’hui est rendu à James Franco. James Franco. Rien que ça. Je n’imaginais pas , ne serait-ce que, l’apercevoir une fois dans ma vie. Et pourtant, les choses se sont faites autrement. Me voilà à 3 mètres du tapis rouge, perchée sur une plateforme en béton à attendre son arrivée. Pour moi, donc, le festival du cinéma américain s’est résumé à ça. Et pourtant, ce que ça a pu me rendre heureuse! Je ne sais pas si j’ai besoin d’écrire plus à ce sujet. J’avais juste quelques photos à partager ici, des photos que moi je trouve extraordinaires parce que le moment immortalisé m’a mis des étoiles dans les yeux et un peu plus de joie dans le coeur.

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Culture, Non classé

Instinct de survie: presque parfait.

Ma dernière critique ciné ici remonte à Mars à l’occasion de la sortie de The revenant et de l’oscar reçu par Leonardo DiCaprio. Depuis, je suis allée assez peu au cinéma et rien ne m’a touché ou emporté au point que je veuille en parler ici. Et puis, il y eu Instinct de survie … J’y suis d’abord allée parce que l’actrice principale est Blake Lively. C’est une actrice que j’aime beaucoup. Je l’ai vu jouer pour la première fois dans The Town et je me suis ensuite décidée à regarder Gossip Girl. Je suis assez fan de son style. Pour le reste, je ne suis absolument pas attirée par l’univers du surf et les films avec des requins ou d’autres créatures je préfère les regarder chez moi. Je n’étais donc pas la meilleure spectatrice pour ce film. Cependant dès les premières minutes, j’ai accroché. D’abord, et je me répète souvent à ce sujet mais je suis amoureuse des belles images . Et quand en plein été, je décide de me retrouver dans une salle obscure et que j’y découvre une belle plage, une eau turquoise et des plans plus magnifiques les uns que les autres je ne peux être que conquise. Niveau visuel , le film est composé d’énormément de gros plans sur Blake Lively et sa silhouette parfaite. Je trouve que ça apporte un plus au film . Tous les détails sont connus du spectateur dès le début , on voit la moindre bague ou la moindre boucle d’oreille… et sans vouloir spoiler , ça a son importance.

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J’ai également adoré la bande originale qui porte complètement certaines scènes. D’ailleurs, j’ai une mention spéciale pour la première scène de surf et la musique Trouble de Neon Jungle qui l’accompagne. Cette chanson donne un rythme de fou à la scène et pour ma part, j’ai presque eu envie de danser sur mon siège.

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J’avais peur que cette oeuvre traine en longueur. Parce que , sincèrement, une nana qui se fait attaquer par un requin et qui se retrouve piégée sur un rocher à 200 mètres de la plage, c’est pas folichon. Sauf que, grâce aux différents personnages introduits et à la course contre la montre engagée par Nancy (= Blake Lively) , le film ne traine jamais en longueur. Pour le coup, il m’a beaucoup fait penser à 127 heures avec James Franco. L’enjeu est le même : prendre des risques et avoir une chance de s’en sortir ou rester inactif et mourir. On sait d’avance avec le titre du film très révélateur quelle option va choisir Nancy. Et heureusement , il se passe toujours quelque chose.

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J’ai beaucoup aimé le fait que rien ne se passe par hasard. Nancy vient surfer sur cette plage pour une raison bien précise et l’attaque du requin n’est pas anodine. Elle réponds à une problématique explicite mais logique et qui nous fait réfléchir sur le Pourquoi. Tout ça incite le spectateur a se plonger entièrement dans l’histoire et à se demander quelles décisions et solutions aurions nous pris à la place de Nancy.

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Les seuls points négatifs sont, selon moi, le dénouement de l’histoire que je trouve trop « impossible » et les effets spéciaux ne sont parfois pas suffisamment bien travaillés.

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Pour conclure, j’ai beaucoup aimé ce film. Les paysages sont à couper le souffle, les plans bien faits , les musiques entrainantes et l’histoire intéressante et bien menée. Il ne faut pas oublier que ce film est une fiction et cherche avant tout à divertir et non pas à documenter le spectateur. Il ne faut pas le prendre comme un « documentaire » visant à inculquer la peur du requin. Au contraire! Cependant , je trouve dommage que les effets spéciaux soient trop peu travaillés et que les dix dernières minutes du film soient irréalistes. 

 

 

*photos prises sur Allociné

Création / Photographie, Culture, Non classé, Voyages & Sorties

Le festival du film de Cabourg.

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Je connais le Festival du film de Cabourg depuis toujours. Avant, c’était le Festival du film romantique. Le nom a été récemment raccourci. C’est la première année que j’y passe faire un tour. J’avais toujours un peu peur qu’il y ai trop de monde et que l’on ne puisse rien voir. Et j’avoue que c’est toujours avec cette appréhension que j’y ai mis les pieds. Bien sur la ville était un petit plus animée qu’à son habitude. Les rues débordaient de voitures et de promeneurs, mais bizarrement, nous ne nous y sommes pas sentis à l’étroit. Nous avions même sorti la poussette. Les gens étaient tous bienveillants et les sourires accrochés à leurs visages faisaient plaisir à voir. Une ambiance de festival mais sereine. Un festival serein. Après être passé devant le Grand Hôtel, nous avons marché dans les petites rues et sur la promenade comme à notre habitude. Nous avons flâné et pris de nouvelles photos de notre ville côtière favorite. Nous la découvrons chaque fois un peu mieux, chaque fois un peu plus mais elle reste toujours différente, comme insaisissable. C’est peut être de là que vient notre attirance pour ce lieu, le connaitre mais jamais complêtement. Et puis, il y a toutes ces petites choses qui changent pour l’évènement. Les interviews sur les terrasses, le tapis rouge, la population un petit peu plus huppée, les voitures un peu trop chères, et celles qui brillent par leur exception et les tonnes de clichés pris par tous les types d’appareils photos possibles.

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Culture

J’ai relu le Petit Prince!

La première fois que j’ai ouvert ce bouquin j’avais 12 ans. Je l’avais trouvé par hasard au BDI de mon collège et j’avais décidé de le lire. On m’en avait déjà vaguement parlé, me disant que ce conte était juste fantastique et plein de bon sens. A vrai dire, je l’avais commencé sans grand intérêt . A l’époque j’aimais les choses qui parlaient aux jeunes ados de mon époque. J’avais laissé la bibliothèque rose et tous ces livres enfantins pour des histoires un peu plus trash. J’étais happée par L’herbe bleue, Christianne F ou encore Hell. Alors vraiment je ne sais pas ce qui m’a pris ce jour là de vouloir essayer Le Petit Prince. A la fin de ma lecture, j’étais un peu déçue. D’accord, c’était une jolie aventure avec des personnages tout mignons et j’aimais beaucoup le renard que j’aurais pensé, au début,  farceur mais qui s’avérait n’être rien d’autre qu’un être en détresse . Je l’ai donc reposé et n’en ai plus jamais parlé.

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Nous voilà onze ans plus tard, j’ai grandi, suis devenue maman et je suis maintenant assistante de vie scolaire. Il n’a pas fallu longtemps pour que je croise à nouveau le chemin de ce bouquin. Comme je n’avais pas le temps de le lire au travail sur mes temps de pause, je suis allée chez Carrefour me le procurer. Je l’ai lu d’une traite et il faut dire ce qu’il en est: c’est un chef d’oeuvre! A 12 ans, je n’avais pas mesuré l’étendue philosophique d’une telle histoire. Cette aventure me paraissait juste enfantine et curieuse. Non mais franchement, un livre d’adulte avec des dessins! Y avait de quoi s’y perdre! Aujourd’hui, étant moi même adulte je comprends ce qu’ Antoine de Saint Exupéry a voulu montrer. Il ne faut jamais oublier son âme d’enfant. Tous les personnages rencontrés dans ce livre ont fait écho à des personnes que j’ai aimé ou détesté dans ma vie. Le vaniteux, le businessman, le roi… J’ai même rencontré ma rose et mon renard. Et c’est drôle de voir avec nos yeux d’enfants, sous un angle totalement différent, les qualités et les défauts de chacun. C’est même beaucoup plus intéressant qu’avec mes yeux d’adulte. Ce livre nous apprends à retrouver les choses vraies: l’amour, l’amitié, le bonheur et nous mets devant nos propres faux pas. Est ce qu’être penché sans cesse sur son compte en banque rend heureux? Est ce que posséder tous les biens matériels apporte le bonheur? Bien sûr que non, et même si tous les mantra de la Terre nous le rappelle sans cesse, l »adulte est souvent happé par son désir de possession. Oubliant même parfois de tisser des liens avec son entourage.

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J’ai refermé mon livre avec un sentiment un peu bizarre. Un peu lorsque je sors d’une salle de cinéma après avoir vu un film avec un fort questionnement philosophique. J’ai retourné les choses mille et une fois dans ma tête me demandant si j’aimais ma vie et les êtres qui m’entourent à leur juste valeur. C’est assez éreintant de penser à ça puisqu’on se rend compte des erreurs que l’on fait au quotidien. Et bien sûr, ça apporte pas mal de réponses mais amène tout un tas d’autres questions. En plus de cela, j’ai trouvé le dénouement d’une tristesse infinie. Alors, bien sûr j’ai aimé, j’ai adoré même mais avec ce genre de récit il faut être prêt à se questionner sur sa propre vie ensuite.

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Et toi, as tu lu Le Petit Prince ? Qu’en as tu pensé?

Culture, Non classé

The revenant : la claque visuelle.

Lundi, j’apprends la victoire de Leo aux Oscars. Il ne m’en fallait pas plus pour sauter dans ma voiture et me rendre au cinéma pour aller enfin voir The revenant d’Alejandro G. Inarritu. Oui, oui je suis comme ça moi. Alors, je te préviens de suite si tu n’aimes pas les longues critiques de film , passes ton chemin, ce post n’est pas fait pour toi. Je ne cache pas mon engouement pour ce chef d’oeuvre , de toute façon rien que mon titre montre mon enthousiasme. Je suis ressortie du cinéma un petit peu abasourdie. La vérité? Je ne m’attendais pas à ça. Et sincèrement, j’adore ce sentiment.

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Alors pourquoi ai-je aimé? 

Tout d’abord pour la beauté des paysages. Il faut se le dire, ce n’est pas un film d’action à proprement parlé. C’est surtout une magnifique aventure en terre hostile et froide du Dakota du Nord à l’époque des trappeurs. Pour ceux qui aiment les paysages enneigés de montagnes et de grandes plaines vous serez servis. Ces paysages grandioses sont d’ailleurs filmés avec beaucoup de génie. J’entends par là que rien que l’image fait vivre au spectateur les conditions dans lesquelles évoluent nos héros. On a froid et mal avec eux. Et, le vrai plus, tout a été filmé à la lumière naturelle. Ce qui a pour effet de nous immerger un peu plus dans cette nature.

J’ai également aimé le fait que cette histoire est tirée d’un livre lui même inspiré de faits réels. Hugh Glass a vraiment vécu et a surtout vraiment parcouru 300 kilomètres dans l’espoir de se venger de l’homme qui l’a laissé pour mort. Lorsque l’on sait ça, il est plus facile de se mettre à la place du pauvre homme et d’imaginer ce qu’il a pu endurer.

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J’ai adoré entrevoir toute la recherche qu’a du susciter ce film en matière de coutumes indiennes et de techniques de l’époque. Voilà un voyage dans le temps qui ne laisse pas indifférent. Le spectateur peut en apprendre beaucoup sur les croyances des différents peuples, sur la manière dont les hommes chassaient pour la fourrure, le commerce avec les Indiens, les liens entre Français/ Américains/Indiens ou simplement les techniques employées par Hugh Glass pour survivre seul en pleine nature.

J’ai été fasciné pour le lieu et l’époque tout simplement parce qu’on voit peu de films qui retranscrivent cette période de l’histoire. En effet, beaucoup de films américains relatent de la guerre de Sécession, des rapports entre Américains et Indiens du Sud mais on voit finalement trop peu de films qui montrent les Indiens du Nord, les différentes tribus et les rapports conflictuels qu’ils avaient avec les missionnaires Français et autres trappeurs Américains. C’est très souvent survolé. Là, on est au coeur de l’histoire.

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J’ai été époustouflé par le jeu de Tom Hardy. Il n’a pas eu l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle mais c’est pour moi une aberration. J’adore Leo (vous le savez depuis cet article) mais je trouve que précisément dans ce film Tom Hardy est au dessus. Je pense simplement que Leo est époustouflant dans sa performance physique (au vu des conditions naturelles et climatiques) alors que Tom l’est dans son jeu d’acteur.

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Le film comporte également de nombreux gros plans. Cela apporte un contraste de dingue. La plupart des scènes de nature sont prises en plan large, mais dès qu’il s’agit des personnages, on tombe dans les gros plans. On pourrait presque sentir leur souffle au travers de l’écran. Et j’ai une mention spéciale à donner à la dernière scène du film (je préviens: toute la partie en italique spoil cette dernière scène) : Après avoir vu le fantôme de sa femme partir, Hugh Glass en gros plan fixe l’objectif et y porte un regard terriblement triste. C’ est à tomber. Ici, Leonardo DiCaprio fait passer une émotion assez intense qui m’a laissée sans voix.

En parlant d’émotions, j’y viens tout de suite. Le spectateur est plongé dans l’histoire et surtout dans le passé de notre personnage principal dès le début du film. On comprend de suite que l’histoire va être portée par le lien fusionnel entre un père et son fils et un deuil non terminé. Bien qu’extrêmement triste, la première scène est filmée d’une manière assez spéciale qui apaise presque le spectateur. On se laisse porter par la voix off (celle de Hugh Glass ) qui essaye de rassurer et de porter secours. A partir de là, les éléments s’enchainent, et on se retrouve vite au coeur de scènes très violentes. Et c’est là où j’ai été surprise. Je ne pensais pas trouver dans ce long métrage tant de violence (embuscades, combats, meurtres, viol…) . Là encore, on voit que le réalisateur a cherché à être au plus près de la vérité et c’est saisissant de réalisme.

Je voulais te parler de la dimension philosophique de cette oeuvre. Hugh Glass est un homme intelligent qui a côtoyé différents peuples dans sa vie. Plus qu’un voyage vers une vengeance certaine, c’est également un vrai voyage philosophique qu’il vit ( et que nous vivons avec lui) . Il est question d’amour, de paternité, de vengeance , de rédemption mais aussi de dignité et de force. Qu’est ce que l’amour? Qu’apporte t-il à un homme (surtout à cette époque) ? Jusqu’où peut aller la vengeance? Quel rôle tient le père vis à vis de son enfant? D’où peut venir la force, physique comme mentale? Quel est le but premier de la vie? Autant de questions posées et bien plus de réponses données, parfois cachées, parfois non.

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Tu n’es sans doute pas sans savoir que ce film a reçu la très jolie distinction de Meilleure photographie aux Oscars. Là, encore, une récompense amplement méritée. On voit avant tout du contraste. Les paysages immenses et les hommes tout petits. La neige immaculée et le sang bien rouge. Un visage sale et des yeux bleus très purs. Toute la photographie du film joue sur des contrastes saisissants. Et si tu es amateur de photographie et de belles images , je ne peux que te recommander ce film . La claque visuelle vient avant tout de là.

 

Pour conclure, j’ai adoré ce film! J’ai beaucoup aimé ressentir toutes ces émotions et avoir l’impression de « vivre cette expédition avec eux » . En grande fan de films lents, j’ai été servi. Il  faut le savoir tout de même, ce film dure 2h36 et une bonne partie de ce temps est exploitée pour la prise de vue des paysages. Il faut admirer ce long métrage comme on admire la montagne le matin en ouvrant les volets (bizarre comme comparaison, mais je le ressens comme ça). Il faut prendre le temps quoi! Il ne s’agit pas là d’une succession de scènes d’actions et mais bien d’une composition entre vues larges de paysages, gros plans sur les personnages et scènes de combat. Et surtout , surtout une extraordinaire aventure physique, et philosophique. 

Et toi, as tu vu ce film? Veux tu le voir? 

 

Culture, Humeurs, Non classé, Voyages & Sorties

Cher Leo.

Cher Leo,

Ce n’est qu’aujourd’hui que je prends ma plume et me décide à t’écrire à coeur ouvert, de moi à toi , de toi à moi , librement. C’est fou ce que tu peux faire partie de ma vie depuis plus de dix ans maintenant. Tu sais Leo , il y a des gens qu’on aime pour leur gentillesse, leur modestie, leur sens du partage mais toi je t’aime pour ton talent. On pourrait appelé ça un coup de foudre culturel. Oh non, je ne te suis pas depuis tes débuts, je ne suis pas une admiratrice de la première heure mais je commence à sacrément bien me rattraper depuis quelques années. J’ai compris que j’étais attirée par ce visage d’ange et ces magnifiques yeux bleus lorsque j’ai commencé à aller voir les films au cinéma avec ma maman non pas pour leur synopsis mais parce qu’il y avait toi. J’ai toujours trouvé que tu dégageais quelque chose. Bien sûr, je suppose que chacun des personnages que tu incarnes est choisi soigneusement et qu’une histoire plate, sans relief doit te sembler terriblement ennuyeuse. Je vois avec mes petits yeux de presque cinéphile (ou Leo-phile ) que tout est calculé, parfaitement bien orchestré. Du grand art dans l’histoire du cinéma. Et c’est certainement ça qui me fait idolatrer ton professionnalisme.

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Je crois que je t’ai croisé pour la première fois à bord du Titanic et il a fallu que tu prononces « Pour que ce jour compte  » pour qu’il en soit ainsi. La magie avait opérée, la première rencontre était la bonne. J’ai également adoré ta partenaire de jeu et amie Kate ( que j’embrasse bien fort si elle lit ces lignes!) mais, c’est vrai, quelques temps je l’ai beaucoup envié aussi. D’ailleurs, Jack, J.Edgar, Jordan et tous les autres sont tellement bien incarnés par ta personne que parfois je me suis laissé aller à quelques rêveries. Des futilités! J’aurais tellement aimer être la Rose de Jack, la Juliette de Roméo, la Duchesse du Loup mais surtout, surtout la Daisy de Gatsby! Ce couple, aussi dramatique que soit leur histoire, me laisse rêveuse et tu n’y es pas pour rien. D’ailleurs Gatsby parlons-en. Tu sais, ce film s’est imposé à moi comme un homme s’impose à une femme. On se dit : peut être , pourquoi pas et une fois vu… Plus de doutes possibles : C’est celui là. Moi, c’est celui là que je choisirais parmi tes nombreuses performances. C’est mon préféré à moi. Et en parlant avec des copines, nous nous sommes rendus compte que ce rôle était fait pour toi, il ne pouvait en être autrement. D’ailleurs, nous pensions que tu obtiendrais une jolie statuette dorée pour ce magnifique travail. Mais ce n’était pas encore ton tour. Et à chaque nouvelle nomination et échec, j’étais une fois de plus déçue. Pourtant je le savais, tu nous l’avais dit dans Blood Diamond  : CCA ( C’est ça l’Afrique -mérique)! Mais j’en voulais à Hollywood tout entier, je ne comprenais pas. Pourquoi refuser la distinction à un acteur si remarquable. Pourquoi d’autres et pas toi? Mais bon sang, qu’avaient ils tous contre toi? Alors, tu sais , cette année j’ai choisi de ne pas aller voir The Revenant avant la cérémonie. Je pensais que si ton talent m’époustouflait une fois de plus et qu’il n’était pas récompensé, j’aurais eu beaucoup de peine. M’enfin, c’est du passé tout ça. N’en parlons plus. Ce matin, je me suis levée et je ne sais pas pourquoi , je m’en doutais. Elle ne pouvait être qu’à toi la statuette dorée. Tout le monde s’accordait à dire que le trappeur que tu fais vivre dans The Revenant est fantastique et que ton interprétation est hors norme. Beaucoup saluent le fait que tu es bravé avec tes collègues des conditions climatiques difficiles et des journées raccourcies à trois heures de tournage. Des mois et des mois de jeu en pleine nature. En nature hostile. Alors, je vais te dire : ce matin, tu m’as fait vivre un grand moment. Quand j’ai su … c’est comme si nous étions les rois du monde , nous avions touché la lumière verte en vérifiant bien que la toupie s’était arrêtée de tourner (avis aux grands admirateurs de Di Caprio ) . Tu sais avec le temps, ton rêve, c’est un peu devenu le notre. Et moi j’étais très émue de voir qu’il était devenu réalité en ce dernier jour  de Février 2016. Maintenant, je n’ai plus qu’à aller me payer une place de ciné et t’admirer une fois encore sur grand écran. Merci pour ces merveilleux moments. Et pour que ce jour compte : Bravo Leo!

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