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Son tout premier cadeau.

Le terme arrive à grands pas ( 22.03.2014) et il fallait que je vous parle du premier cadeau que j’ai offert à mon enfant. Il faut qu’il est une histoire ce Bébé, des racines et qu’il voit que ses parents s’aiment et s’aimaient lorsqu’ils l’ont conçu. Il faut qu’il comprenne qu’il est une merveille, une personne désirée… notre Bébé.

J’ai toujours su que j’écrirais un livre de naissance le-jour-où-j’attendrais-un-enfant. Ma mère m’a fait savoir qu’elle était prête à devenir Mamie lorsqu’elle m’a offert ce joli bouquin.

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J’étais heureuse car il était pile dans les cordes, pile dans l’univers que je voulais lui créer avec tous ces personnages Disney. Je l’ai alors lu et relu, tourné et retourné et le 14 juillet 2013, j’ai enfin pu le commencer. Il y a tout dedans, absolument tout ce que j’avais envie de lui faire partager. De la photo de mon ventre rebondi à l’annonce de la bonne nouvelle au papa, du prix de la baguette l’année où il est né à l’arbre généalogique qui lui montre toutes les personnes sans qui il n’aurait pas pu être là.

C’est magique de s’imaginer que dans quelques années, quand il saura lire, il pourra découvrir son histoire à lui. Il est notre Petit Prince. Et il saura alors à quel point nous l’aimons.

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Préparation à l’accouchement #4

Cette semaine encore une séance de préparation à la naissance. Le thème : La poche des eaux.

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J’attendais cette séance parce que nous allions entrer dans le vif du sujet. C’est-à-dire, physiquement, que se passe t-il au moment où nous perdons les eaux? Quelles sensations? Je ne sais pas si c’est parce que l’on voit ça dans tous les films américains et que beaucoup de femmes n’ont pas honte d’en parler mais pour moi la notion de perte des eaux est moins abstraite que la notion de contractions. On nous dit: le travail peut durer longtemps, les contactions ça fait mal, et ça s’intensifie… etc! Mais pour moi, malgré tout ce que l’on peut me dire, j’arrive pas à imaginer. Alors que la perte des eaux c’est du concret. C’est tu te sens toute trempée comme si tu t’étais fait pipi dessus.Oui mais… parce qu’il faut le savoir en terme d’accouchement il y a toujours des oui mais. La poche des eaux peut se fissurer et ne laisser passer qu’un petit filet de liquide de quelques gouttes seulement. Les notions de mouillée, de pipi ou encore de ressentir semblent tout d’un coup disparaître. Et là, bin ça me fait autant flipper que les contractions. C’est pas clair tout ça. La sage femme nous explique qu’au moindre doute, il faut se rendre à la maternité. En effet, quand la poche des eaux est fissurée ou percée, la membrane ne protège plus Bébé des infections. Cela est donc dangereux pour lui. Et (je ne sais pas si c’est pareil partout) la future maman doit accoucher dans les 48h même si le travail n’a pas commencé. Bon, pour ne pas s’inquiéter plus, il est dit que le travail est de toute façon déclenché. Concrètement, quand j’ai entendu infection et danger, mon sang n’a fait qu’un tour. Je me suis déjà vu le jour J, rompre la poche des eaux, l’Homme étant au travail, ne sachant plus quoi faire, courant dans tous les sens, pour finalement appeler les pompiers ou le SAMU qui me feront arriver à la polyclinique sous une cascade de pin-pon-pin-pon. La grosse loose quoi! Limite, je demande à l’Homme de prendre un congé sans solde jusqu’à l’accouchement?! Mais là encore, la sage femme nous rassure, on a le temps d’appeler l’Homme, de prendre une petite douche et de se détendre. Ouf!

Sinon, pour celles qui ne font pas de préparation à la naissance, quelques petites choses utiles à savoir:

– les « eaux » sont liquides et claires comme de l’eau.

– il faut toujours se rendre à l’hôpital même en cas de doute.

-Si les « eaux » ne sont pas claires, pas d’inquiétude. Il s’agit surement des selles de bébé, qui, pressé de sortir, n’a pas attendu d’être dehors pour se soulager.

Enfin, la séance s’est terminée par le temps « questions » habituel.

Peut-on se maquiller? La perfusion est-elle toujours posée? Par où arriver en pleine nuit ( question dont vous vous fichez complètement vu que vous n’accoucherez certainement pas dans la même polyclinique que moi) ?

Alors pour répondre, le maquillage est autorisé sauf le vernis à ongles (je ne sais pas pourquoi, je n’ai pas pensé à poser la question ensuite). Et oui la perfusion est systématique. Il s’agit avant tout d’être préparé à tout éventualité et petit bonus : je cite ma sage femme « Normalement on le dit pas mais vu que la question est posée… Nous injectons un produit dans la perfusion au moment où Bébé passe ses épaules dans le bassin pour éviter les hémorragies. »

Prochaine séance : visite de la polyclinique. Je ne ferais certainement pas d’article sur cette cinquième séance. Toutes les maternités sont différentes, donc ça ne sera bénéfique pour personne que je vous donne le plan exact des salles de ma polyclinique . =)

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La liste de naissance.

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Je me suis longtemps demandé si j’allais en faire une. Et puis, c’est devenu une évidence, nous en avions besoin. Beaucoup de personnes ont commencé à nous acheter et à nous donner des vêtements. Alors nous avons vite été débordé. Notre fils ne manquera pas d’habits, c’est une certitude. Mais pour acceuillir notre bébé, nous avons besoin de tellement de petites choses. Et ce sont ces petites choses qui passent souvent inaperçues. Alors nous nous chargerons de la poussette, du cosy, de la chambre… Et nous avons décidé de mettre sur la liste les petits objets pas trop onéreux mais super utiles comme l’égoutte biberon, des draps, des hochets…

Chacun a choisi le cadeau qu’il allait nous offrir et nous, nous savons ce qu’il nous reste à acheter. Donc pas de doublon, pas de manque, ni de surplus. La liste de naissance est un bon compromis. C’est super pratique et pour nous, et pour notre entourage.

Et vous, liste de naissance ou pas?

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Préparation à l’accouchement #3

Hier, nous avons participé (avec l’Homme, HOURRA!) à ma troisième séance de préparation à la naissance. Le thème: La respiration. Cette fois, nous étions en groupe vraiment très réduit puisque l’une des mamans n’est pas venue. Résultat: une jeune maman, l’Homme et moi. Et tout pour être détendue.

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Nous nous sommes immédiatement allongés sur des matelas avec de gros coussins. Cette fois, il s’agissait essentiellement d’une séance pratique. Cela m’a d’ailleurs fait étrangement pensé aux dix minutes de relaxation que l’on faisait à la fin du cours de sport au collège. Ce fût très agréable. Il a fallu apprendre à respirer profondément en commençant par une expiration. Pas si facile que ça. Cela est conseillé par les sage-femmes car la douleur peut bloquer l’inspiration et donc l’expiration permet de se détendre avant la montée de la contraction.

En bref, c’était une heure à l’écoute de notre corps, notre respiration et notre bébé. L’Homme, très fatigué après sa matinée de travail, a même failli s’endormir. Nous avons eu, ensuite, un temps pour poser des questions. Une seule fût posée. Et par qui? Par l’Homme qui se préoccupe de savoir s’il va se faire insulter et frapper pendant l’accouchement. Mais il s’intéresse et c’est bien. Sa question? Que ressent une femme enceinte pendant la poussée et la délivrance? Notre sage-femme lui a répondu que cela se différencie d’une femme à l’autre. Certaines ressentent une pesanteur dans le bas ventre ou le dos, d’autres ont comme une envie d’aller à la selle et dans le meilleur des cas, il arrive que ce soit une sensation agréable après la douleur des contractions et du travail.

L’Homme satisfait de sa réponse, la séance se termine. Prochain rendez vous: la semaine prochaine.

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Tout me gonfle…

… Et dans tous les sens du terme.

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  • Physiquement, j’ai la peau du ventre plus que tendue, j’ai l’impression que je vais exploser à chaque seconde. Et je dois accoucher que le 22 mars. J’ai la sensation assez désagréable que ma peau ne tiendra pas jusque là. Et comme j’ai rassemblé tous mes soins sur cette partie de mon corps, j’ai peur. Peur que n’apparaissent de vilaines vergetures, celles que j’ai combattu jusqu’ici. Mes seins aussi gonflent à vue d’œil. Et moi qui ai toujours eu des petits seins, je ne reconnais plus ce corps qui est pourtant le mien. J’ai appris du moins que je déteste avoir une poitrine généreuse. Je déteste que les gens ne voient que ça. Je déteste également que ça « bloblote » quand je bouge et qu’ils touchent mon ventre lorsque je suis assise et sans soutien-gorge. Je commence également à avoir les pieds qui gonflent après une longue journée, et suis obligée de mettre mes chaussons en rentrant chez moi. Je me sens désormais à l’étroit dans mes chaussures.
  • Moralement, je n’avais pas encore ressenti les effets des hormones sur mon bien-être et mon caractère. Ne jamais dire jamais! Je suis constamment consternée et énervée. ça me gonfle de devoir enlevé mon piercing payé 70 balles parce que ma peau est trop tendue. Je vis mal le fait de ne pas pouvoir dormir sur le ventre et de devoir me lever la nuit pour aller aux toilettes. Je m’exaspère de chercher un appartement correct pour accueillir mon bout de chou et de me rendre compte que c’est inabordable dans ma ville. Quand un appartement me plait, il est trop cher et quand le prix me convient, le logement en question ne rentre pas dans mes critères. ça m’énerve de tourner en rond chez moi, de refaire le ménage à fond tous les jours pour ne pas m’ennuyer et de constater que l’Homme ne se force même pas à mettre son assiette dans le lave vaisselle pour m’aider un peu. Non, parce lui il travaille! ça me gonfle de ne pas pouvoir marcher plus d’une demi heure sans avoir des tiraillements dans le bas-ventre. Et ce qui me gonfle le plus, c’est de n’être pas assez patiente! C’est vrai quoi! Je veux rencontrer mon fils …mais il reste encore deux mois à tenir.

Bref, ça me gonfle d’être gonflée.

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Préparation à l’accouchement #2

Hier, je suis allée à ma deuxième séance de préparation à la naissance. Ou plutôt la première séance après le rendez vous de rencontre avec la sage femme.

Le thème: les contractions.

Nous étions trois futures mamans et un futur papa. Pour tous, un premier enfant. La jeune femme avec qui j’ai sympathisé attends une petite fille pour fin janvier. Autant vous dire qu’elle n’était pas en avance pour commencer les séances. Mais mieux vaut tard que jamais. Nous nous sommes tous les quatre installés dans les petits fauteuils en osier, et le cours a commencé.

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Tout d’abord, qu’est ce qu’une contraction? J’avais envie de lui répondre: quelque chose qui fait mal?Oui je suis arrivée dans cette salle complètement vidée de toute mes idées reçues et de tout ce que j’avais lu et entendu auparavant. Objectif: tout réapprendre, tout réentendre mais avec une pro. Alors, les contractions c’est l’utérus qui se contracte afin de faire sortir le bébé, un peu comme les douleurs de règles mais de plus en plus intenses (bon okay, ça on aurait pu deviner) . Aïe, ça promet! Et à la fois ça rassure… On connait presque toutes la douleur des règles.

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Ensuite, notre gentille sage femme nous parle des différentes positions à prendre pour soulager la contraction. Je suis tout ouïe et les yeux grands ouverts. J’essaie de me souvenir d’un maximum de choses, un maximum de portes de sortie face à la douleur. On nous explique également qu’il y a trois règles d’or pour faire face à l’accouchement.

Règle n°1: Respirer correctement. Et ça ne se fait pas de la façon la plus naturelle du monde. A savoir, il faut inspirer en gonflant le ventre. Bon ça, ok! Mais il faut expirer en remontant les épaules. Allez y , essayez chez vous. Vous verrez , on a toutes tendance à redescendre les épaules en expirant. De plus, nous apprenons que la respiration dites « du petit chien » est à présent totalement déconseillée. Elle provoque hyperventilation et malaise.

Règle n°2: Bouger. Cela ne veut pas dire seulement marcher. Il s’agit de changer de position très souvent et prendre celles que l’on préfère. Ecouter son corps. Peu importe si ces positions sont carrément gênantes. Petite anecdote sympa: Une femme est restée des heures dans les escaliers, un pied sur une marche, l’autre pied sur la marche du dessous et accoudée à la rampe d’escalier. Un peu bizarre, mais il s’est avéré que c’était la position dans laquelle elle était le mieux. Et, d’après les dire de la sage-femme, elle a très bien vécu son accouchement. Il est aussi conseillé de prendre des positions où nous sommes légèrement penchées en avant. Cela permet au bébé de mieux se positionner. Le dos contre notre ventre et non contre notre dos.

Règle n°3: Se faire masser par le papa. Et oui, les hommes ont leur part de responsabilité le jour J et ce, bien avant le moment du coupage de cordon ombilical. En tout cas, ça a beaucoup fait rire le futur papa avec nous dans la salle, qui s’est demandé comment il allait gérer cette situation surtout si sa femme est totalement hors de contrôle (comme quoi les hommes nous voit vraiment comme des êtres potentiellement hystériques le jour de l’accouchement, ils ont surement raison) .

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Notre accompagnante nous a aussi expliqué que, à partir du moment où la péridurale est posée, il est beaucoup plus compliqué de bouger. Ce qui me conforte dans mon choix d’accouchement sans péridurale. Je veux pouvoir bouger, marcher, me mettre à quatre pattes si j’en ai envie. Et puis, comme il est conseillé de se pencher en avant pour permettre au bébé de prendre une bonne position, j’imagine que c’est plus simple sans péridurale.

Sinon, nous avons eu un temps pour poser les questions que nous voulions. Le cours a été tellement complet, que très peu de questions ont été posées (genre : qu’est ce que la salle nature? C’est une chambre avec un lit non médicalisé et une baignoire pour accoucher de la manière la plus naturelle possible , comme à la maison en quelque sorte.) Et nous avons un peu parlé de nos expériences de grossesse, des idées reçues, des nausées, des déplacements devenant de plus en plus compliqués…

Cette séance m’a laissé une sensation très positive. On se sent écouté, et on peut poser les questions qui nous trottent dans la tête. C’est aussi un bon lieu d’échange avec les autres mamans.

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Non, je n’allaiterais pas.

Il y a des choix dans la vie que l’on doit faire seul. Depuis plusieurs semaines à présent on me bassine avec les projets de naissance, les « tu-feras-tu-feras pas » et les « oui mais… » . Ma mère n’a pas eu de péridurale, je voudrais tenter d’accoucher sans péridurale également. Bien sur, on me réponds : tu es complètement folle, comment tu vas douiller … Cette réponse là je m’y attendais un petit peu à vrai dire. Les gens ne comprennent pas pourquoi. Pourquoi, alors que de nos jours cela peut être évité, tu décides d’avoir mal? On me prend pour une maso. Mais est ce vraiment masochiste de vouloir sentir son petit bout passer dans le bassin, de vouloir ressentir les choses telles qu’elles sont quand nous donnons la vie? Je ne pense pas non! Ma mère l’a très bien vécu, et pour ma soeur et pour moi. Pourquoi pas moi? Bien sûr, la péridurale reste une option, un plan B en quelque sorte. Je ne suis pas bornée non plus.

Par contre, une autre réaction m’étonne grandement. Lorsque je réponds que non je ne veux pas allaiter mon enfant, les yeux des personnes en face de moi s’écarquillent. Le monde reste dubitatif. Et je me sens carrément mal à l’aise. J’ai parfois l’impression qu’on me dit avec ce simple regard: donc tu seras une mauvaise mère. Un peu gênant en faite! Alors maintenant expliquez moi: Qui est le plus maso des deux? La mère qui accouche sans péridurale (certes ça fait mal mais ça ne dure que quelques heures) et qui souhaite sentir son enfant venir au monde de la façon la plus naturelle possible ou la mère qui accouche avec péridurale mais qui souhaite allaiter son enfant parce que c’est mieux. C’est vrai c’est mieux pour l’enfant car la mère lui donne tous les nutriments dont il a besoin mais le biberon n’a jamais tué personne, si?! En tout cas pas moi! Et l’allaitement, on nous dit sans cesse mon Dieu ce que ça fait mal. Et ça dure des mois! Mais on s’étonne ensuite que certaines futures maman comme moi ne veuillent pas tenter. Alors qui est le plus maso des deux?

Cependant, j’admire toutes les femmes qui allaitent. Comme je le disais auparavant je ne suis pas bornée. J’entends ce qu’on me dit, mais pourquoi certaines personnes se permettent de prendre l’air indigné quand on essaye simplement d’affirmer un choix. Alors que moi je respecte tous les choix, celles qui font et celles qui ne font pas, celles qui veulent et celles qui ne s’en sentent pas capables ou qui simplement refusent parce qu’elles n’en ont pas envie.

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Un précieux bidon.

J’ai toujours aimé mon ventre. Jusqu’à mes 20 ans, il a été ma fierté car il était plat, lisse, beau, sans imperfection. Un peu le ventre dont rêvent la plupart des filles mais sans effort. Je ne suis pas une adepte du sport, ce concept me traverse parfois l’esprit mais je n’ai jamais eu la motivation pour m’engager à passer des heures en salle de sport. Je n’ai jamais vraiment trouvé non plus le sport qui m’allait. J’ai longtemps pensé que ce « non-complexe » était un cadeau. Et c’est bien le seul endroit de mon corps que je n’ai jamais détesté. Alors quand nous avons pris la décision de faire un bébé avec Monsieur, il a bien fallu que je me fasse une raison. Il allait falloir être forte et grosse. Et puis, comme si mon corps m’avait écouté, entendu mes peurs, je n’ai commencé à grossir qu’à 4 mois de grossesse. A 6 mois, le bilan (et le bidon) semble plus lourd : +9 kilos. Et ce n’est que le début m’a t-on dit. Mais 9 kilos ne sont pas des conséquences lourdes à porter. J’aime mon ventre. Toujours, mais à présent pour une autre raison. Il porte la vie. Il porte mon fils. Il porte ce qu’il y a de plus beau de moi et ce qu’il y a de magnifique en lui et tout ça réunis dans ce petit être. Et le bidon s’arrondit, mais il est beau lui aussi.

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Préparation à l’accouchement #1

Hier, c’était ma première rencontre avec la sage femme qui va me suivre pour les cours de préparation à la naissance. J’étais un petit peu stressée car je suis plutôt timide, n’aimant pas dévoiler mon intimité , notre intimité (puisqu’il y a Papa et Bébé aussi) à quelqu’un que je ne connais pas. Et le premier rendez vous est celui des questions plus ou moins personnelles, les questions qui permettront à la sage femme de bien prendre en compte notre état d’esprit. Heureusement, Monsieur a tenu à m’accompagner, puisqu’il veut « être là pour tout dans les limites du possible ». Et mine de rien, cela me rassure.

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Alors comment cela se passe-t-il? Quel échange? Tout d’abord, notre sage femme (oui, parce que maintenant c’est la notre hihi!) nous a invité à nous asseoir à son bureau. Premières questions:

Prénom,nom et âge de la mère, idem pour le père, premier enfant ou non? désiré ou non?

Ensuite les questions concernant la santé:

Antécédents de la famille, suis-je immunisée contre la toxoplasmose, y a t-il eu des problèmes pendant mon début de grossesse, ai-je peur de l’accouchement, suis-je pour ou contre la péridurale . Puisque ma mère a eu un cancer à 37 ans, notre sage femme a voulu voir comment j’avais réagis et réagissais encore à cette douloureuse épreuve. Elle m’a donc demandé si je l’avais bien vécu, si j’avais été présente pour ma maman, si je regrettais des choses que j’ai faite durant cette période de ma vie. Elle m’a donc vu assez touchée, car c’est moi qui ai porté le lourd poids de la maladie au quotidien. Et elle a surement compris que j’étais quelque peu fragile, sensible quand il s’agit de ma famille. En ce qui concerne la péridurale, je voudrais (si possible) l’éviter. Notre sage femme nous a donc prévenu qu’il ne faut pas être catégorique sur nos choix pour le premier enfant. Etant en plein « apprentissage », ne sachant pas à quoi nous attendre, il faut laisser de la place pour les « plans B » . Ce que je comprends bien évidement, mais que je n’arrive pas à me mettre dans la tête. Je suis têtue

Enfin, les questions matérielles:

A t-on commencé la chambre du bébé, avons nous un appartement assez grand… Là encore elle a su me rassurer. Je suis tellement stressée car, voulant une chambre pour mon bébé et n’ayant qu’un F2, je fais mes recherches et je ne trouve rien qui me convienne. Notre sage femme nous a expliqué que peu importe la place, le bébé, les premiers mois de sa vie, n’a besoin que d’amour.

Enfin, elle nous a demandé si nous avions des questions. L’Homme en avait une (concernant les problèmes de croissance qu’il a subit plus petit et le risque pour bébé que cela soit héréditaire) , moi pas. Nous avons donc pris congé. Le prochain rendez vous est prévu dans un mois. Le premier thème sera « les contractions ».

Je vous ferais suivre tout le programme de cette préparation à la naissance, espérant que cela puisse en aider certaines, en rassurer d’autres. Bien sûr, le parcours est différent pour chacune, mais, moi-même, ayant beaucoup d’interrogations, je souhaite partager mes ressentis avec vous.

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L’histoire de Kéo.

Jusque là, je n’avais pas vraiment eu l’envie de partager la toute première décision, le premier « et si… », le premier « un bébé pourquoi pas?! ». Mais là, ce soir, tout change. Bébé est surexcité dans mon ventre, il n’arrête pas de bouger comme si il disait :  » et mais pourquoi ne racontes-tu pas le tout début de mon histoire? Le jour où vous, mes parents, avaient décidé de m’avoir… ». Et puis, ça fait aussi quelques jours où, avec le papa, nous nous impatientons, nous discutons et nous souhaitons avancer le temps pour enfin le rencontrer.

Au commencement, l’idée est venue de moi. En janvier 2013, je disais alors au jeune homme qui partage ma vie : « Nous avons accompli tout ce que nous voulons, matériellement et moralement parlant. Nous avons un toit sur notre tête, deux voitures, des animaux, des familles formidables et du travail tous les deux. Peut être qu’à Noël, nous pourrions envisager de fonder une famille? » Il m’a alors répondu  » Oui, mais nos emplois n’étant pas stables, attendons de voir où nous en serons à la fin de l’année. » Plutôt d’accord avec son avis j’ai acquiescé.

Et puis, les mois passants et les informations sur TF1 n’étant pas meilleures, je me suis demandée si je deviendrais un jour Maman. La conjoncture actuelle ne faisait référence, dans les médias, que de chômage, emplois précaires, difficultés. Et puis, l’entreprise dans laquelle je travaillais n’étant pas l’exception à la règle, j’ai perdu l’espoir de voir un jour mon CDD longue durée se transformer en CDI. Et Monsieur, dans une situation plus précaire encore (vive l’intérim, la paye est là, la stabilité moins) , s’est vu l’embauche lui passer sous le nez. Un peu désemparés mais toujours très optimistes, le sujet « bébé » est ressorti.

Après de longues, très longues discussions, nous avons pris conscience que c’était le moment , l’envie était là et nous savions que même sans la stabilité rêvée de deux CDI, et même sans un seul job stable en poche, nous y arriverions. L’enfant serait heureux. Et ne manquerait de rien.

Mi-mai, incident (prémonitoire?!) j’oublie de racheter la pilule et Monsieur me dit « c’est pas grave, c’est le moment. » On décide alors de tenter l’aventure.

Notre bébé a été créé peu de temps après. Le 13 juillet, date des 23 ans de Monsieur, le test de grossesse s’avère positif.

Après la prise de sang, nous apprenons que bébé a été mis en route le 22 juin 2013. Est prévu donc pour le 22 mars 2014.

22 juin , premier jour d’été. 22 mars, premier jour de printemps. Cet enfant sera notre rayon de soleil.

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