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Vie de famille

Shoot d’insouciance.

Sauter dans les vagues. Courir sur le sable humide. Se couvrir de crème solaire. Jouer. Pourchasser les oiseaux. Découvrir des animaux. Faire des châteaux de sable. L’entendre crier à cause d’un crabe. Ramasser des coquillages. Prendre des photos… des centaines de photos. Se baigner. Se faire éclabousser. Caresser le sable chaud. Se sécher avec une immense serviette. Filmer. Le suivre. Le surveiller. Le filmer lui, encore et encore. Créer des souvenirs. Et poser l’appareil photo. Bien refermer le sac. Et courir avec lui. Dessiner une marelle sur la plage. Essayer de lui apprendre. Ne pas réussir. L’écouter rire. Etre heureux, tous les trois. Marcher. Oublier les contraintes. Oublier les heures. Prendre un shoot d’insouciance pour bien commencer les vacances ou pour les finir. Ne pas oublier qu’il est petit malgré ces trois ans et demi. Distinguer un petit déséquilibre dans sa course. Regarder ses petits pieds et ses petites mains. Se souvenir de lui étant bébé. Se rendre compte du chemin parcouru. Le trouver si grand finalement. L’embrasser fort sur la joue. Le prendre dans nos bras. Lui dire « Je t’aime » toutes les cinq minutes. Le trouver beau. Admirer le ciel. Admirer la vie. Reprendre un shoot d’insouciance. Avoir envie de chichis. Et lui, d’une glace au chocolat. Chercher ses petites voitures cachées dans le sable. Inventer des dialogues improbables. Lui demander s’il n’a pas froid. Lui demander s’il n’a pas soif. Sortir le téléphone. Regarder l’heure. Comprendre qu’il est fatigué. Devoir partir. Se rincer les pieds. Marcher jusqu’à la voiture. Se débarrasser du sable. Remettre nos chaussures. Avoir la peau salée. Les cheveux emmêlés. Mais tant pis, c’était un chouette après midi.  Se sentir en phase. Se sentir bien. Et l’aimer plus que tout.

 

 

 

 

Les mots, Non classé

La gardienne d’amour.

Juliette collectionnait tout ce qui parlait d’amour. Il suffisait qu’elle tombe sur des photos d’un vieux couple marié, sur un bouquin écrit par Shakespeare , sur une toile dont l’apparence abstraite pouvait laisser penser à une envolée de coeurs ailés, ou même sur des vinyles qui ne soupirent que de longs Je t’aime essoufflés et elle semblait comblée. Elle avait une attirance folle pour la passion , la complicité et le romantisme. Elle avait vu beaucoup de films qui la faisaient trop pleurer. Des films dramatiques où l’amour peut se perdre, se déchirer, se torturer et finalement se raccommoder, au mieux s’étoffer. Elle était amoureuse de l’amour. Une vraie amoureuse, qui regarde les yeux émus et le coeur battant, l’objet de sa convoitise avec tendresse. C’est ainsi qu’à chaque fois qu’elle croisait au détour d’une ruelle des amoureux main dans la main, il y avait ce je ne sais quoi qui la bousculait. Ce je ne sais quoi qui, d’un coup un peu trop fort, lui bloquait la respiration et l’obligeait à s’asseoir un instant pour se remettre de ses émotions. C’était semblable à de l’adrénaline , mais outre le fait que ce soit puissant , s’en était parfois trop douloureux. Alors au fil des années , elle s’enfermait un peu plus dans son petit appartement parisien immaculé mais confortable.

 

Chaque jour, elle se faisait livrer des fleurs pour voir le beau fleuriste , pas plus vieux qu’elle , qui travaillait juste en dessous. Parfois, il lui souriait. Plus rarement, il s’aventurait à lui balançait quelques mots sur la pluie et le beau temps. Mais jamais, il n’osait poser les yeux trop longtemps sur elle. Alors, elle refermait la porte après son passage, se disant qu’elle était certainement trop affreuse pour être aimé. Mais , indéniablement ,  elle continuait à aimer l’amour, du plus profond de son être malgré le goût amer que lui laissait chaque jour son rendez vous galant avorté. Elle déposait les fleurs dans un vase, elle cherchait parfois un petit mot, un signe, quelque chose qui aurait pu lui donner un peu d’espoir. Mais, elle ne trouvait rien. Alors, elle se démaquillait, enlevait la pince ornée de perles nacrées de ses cheveux et elle ôtait sa robe qui mettait en valeur ses longues jambes et sa taille marquée. Au bout de quelques temps, elle fut fatiguée d’espérer encore et encore. Un beau jour, sans vraiment savoir pourquoi , elle décida de commander un bouquet et de le faire livrer à sa voisine de palier. Vers 17h , comme chaque jour, elle entendit le jeune homme monter les escaliers, les fleurs dans les bras. Elle écoutait à travers la porte, elle entendit son convoité sonner à l’appartement d’à côté. La porte grinça et après un court silence, la jeune femme qui semblait surprise de recevoir un si beau bouquet de lys remercia le livreur. Et tous les jours pendant plus de deux mois, l’opération fut renouvelée. Sauf qu’à chaque fois, ce fût un voisin différent qui reçu le présent.

Elle s’aperçut que le coté romantique des fleurs réjouissait bon nombre de ces voisins. Certains se demandaient qui pouvait bien les offrir mais toujours, les destinataires semblaient ravi. Elle avait l’impression que ce si doux présent apportait de l’amour dans ces foyers. Un matin, alors qu’elle descendait chercher une viennoiserie dans sa boulangerie favorite , elle croisait l’une de ces voisines. Alors qu’habituellement, elles ne se disaient que Bonjour, pour la forme et par politesse, sa voisine se permit de lui racontait l’histoire surprenante de l’immeuble. Chaque jour, un locataire différent recevait quelques fleurs, d’une personne bien attentionnée et d’une grande bonté. Une personne qui selon elle devait avoir un coeur immense pour réitérer ces livraisons. La voisine l’avait même nommée la gardienne d’amour. C’était selon elle forcément une femme. Puisque qui d’autre qu’une femme pourrait avoir l’idée d’envoyer des fleurs au monde entier?

Juliette fût émue de recevoir , en secret, ce surnom. La gardienne d’amour, bien sur. Si elle avait du inventer un métier, c’est celui ci qu’elle aurait choisi. Garder l’amour bien au chaud avant de le faire fleurir et de l’offrir à qui veut bien en profiter. Cependant, elle était toujours aussi seule. Elle ne faisait pas encore partie des amoureuses aimées.

Suite à de longues semaines sans rendre visite à sa meilleure cliente, le fleuriste s’aperçut que depuis qu’il ne lui livrait plus de fleurs, il montait tout de même chaque jour dans l’immeuble pour livrer des bouquets à tous les locataires qui y vivaient. Il y avait des bruits de couloirs, des rumeurs qui disaient qu’il y avait une gardienne d’amour dans le quartier. Peut être même qu’elle vivait ici, sur ce palier? Alors tout lui parut clair tout à coup. Il l’avait aimé dès le premier regard, mais il n’avait jamais réussi à lui dire . Pire encore, il évitait soigneusement de croiser son regard pour éviter d’être démasqué. Il avait peur d’être rejetté par cette si jolie femme. Mais, par son comportement indifférent, il avait du la froisser. Tout le monde sait que les amoureuses se froissent aussi facilement que du papier de soie. Le lendemain, il fit un bouquet et il n’attendit pas 17h pour monter le livrer. Il le déposa sur le pas de la porte , sonna une fois et disparut dans les escaliers. Lorsque Juliette ouvrit la porte, elle découvrit le cadeau. Elle l’attrapa, pris un vase et au moment de plonger les roses rouges dans l’eau, lu le petit mot qui lui était adressé:  » Pour la gardienne d’amour, de la part d’un amoureux, livreur et fleuriste ».

Non classé, Vie de famille

Quatre jours dans le Finistère.

Pendant les vacances de la Toussaint, nous avons décidés de prendre un grand bol d’air marin sur les côtes bretonnes. Nous avons loués une petite maison dans la résidence Néméa de Locmaria Plouzané qui offre une magnifique vue sur la plage de Porsmilin et sur le large. Je suis une amoureuse de l’océan, et, je ne crois pas l’avoir déjà dit ici, mais lorsque j’étais petite (parmi les autres nombreux métiers que j’ai voulu exercer) je voulais devenir océanographe. J’étais attiré par tout ce qui vit aux abords et sous l’océan et je crois qu’aujourd’hui c’est une chose qui me parle encore. D’ailleurs, je prend toujours bien soin de passer le plus de temps possible à la plage. Dès que j’ai un moment de libre , été comme hiver, j’emmène mon fils se balader sur le littoral. La mer, ça a quelque chose de mystérieux et à la fois, c’est tellement apaisant. Je crois que je ne m’en lasserais jamais. Et puis, j’adore aussi découvrir de nouvelles choses, rencontrer des cultures différentes de la mienne et aller photographier des lieux atypiques et pleins de charmes. C’est pourquoi aujourd’hui , je voulais absolument écrire cet article pour pouvoir partager nos quatre jours de balades et de découvertes dans le Finistère Nord.

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Jour 1: Plougonvelin, la Pointe Saint Mathieu et une après midi à la plage. 

La première journée a commencé sous un temps maussade, parfait pour aller au marché dans la ville la plus proche de Locmaria- Plouzané : Plougonvelin. Nous nous sommes garés sur un parking à l’entrée de la ville et avons rejoint le centre par la plage. J’ai beaucoup aimé découvrir de grandes maisons typiquement bretonnes qui ont presque l’air de châteaux de princesse. La ville est dynamique et propose pas mal d’activités même en octobre. Elle est aménagée de façon à ce que les séjours soient confortables et agréables pour les familles (magasins alimentaires regroupés dans le centre, parcs pour enfants, grande piscine, résidences de vacances face à l’océan, petits sentiers …) . La plage est immense et n’a rien à voir avec les petites plages bretonnes que j’ai l’habitude de voir.

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Après avoir longé Plougonvelin par la plage et après avoir profité du marché, nous nous sommes rendus à la pointe Saint Mathieu, réputé pour être très touristique et proposant un patrimoine historique d’exception. Un lieu où se mêlent architecture et histoire. Il s’agit d’une abbaye où logeaient autrefois des moines bénédictins qui a été vendue par l’Etat après la Révolution Française. Aujourd’hui , il ne reste que ce que les hommes et le temps ont réussi à préserver: des ruines majestueuses sur lesquelles veille le phare. On se retrouve complètement suspendu hors du temps dans cette abbaye. Cette pointe offre également une superbe vue sur l’océan.

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L’après midi, nous avons profité du temps plus clément et des températures douces pour passer du temps sur la plage de Porsmilin . Cette même plage que l’on peut admirer directement de la résidence.

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Jour 2 : Locronan

Le deuxième jour, nous nous sommes dirigés vers Locronan, à 1h20 de route de Locmaria-Plouzané. Mes parents avaient entendus parlé lors de leurs dernières vacances de cette petite cité de caractère classée aux Monuments Historiques. Le village encore entièrement pavé, offre à ses visiteurs un tas de boutiques atypiques. De la savonnerie à la bibliothèque celte en passant par les conserveries et les boulangeries aux kouign Amann exquis. Mais le plus impressionnant dans cette cité reste la grande église sur la place principale. Imposante et splendide, elle est accolée à une petite chapelle. Nous avons également découvert une boutique absolument magnifique sur la place principale qui offre un panorama superbe sur les paysages environnants. D’ailleurs , j’y ai fait un achat que je viendrais dévoilé ici dans un look.

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Jour 3 : Le Conquet. 

Le troisième jour, nous avons découvert le Conquet. J’ai mis un point d’honneur à aller visiter cette cité maritime puisque j’en entendais parler depuis près de dix ans sans jamais avoir eu l’occasion d’aller la découvrir. Aujourd’hui, c’est chose faite et je ne suis pas déçue. Bien que touristique, elle reste une petite ville pleine de charme et le port est très beau. Elle a un air de ville du bout du monde. Nous avons passé une matinée entière à flâner dans les ruelles avant d’aller nous restaurer dans une crêperie typique de la rue commerçante.

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Jour 4 : Balade matinale sur la plage de Trégana. 

Et le dernier jour, nous avons bouclés nos valises et préparer notre retour avant d’aller faire une dernière virée matinale sur la plage de Trégana que nous avons rejoint à pieds de la plage de Porsmilin en longeant la côte. J’ai adoré prendre des photos ce matin là. Le soleil , légèrement caché par un voile nuageux donnait aux paysages des couleurs de crépuscule alors qu’il n’était que 10h30 du matin. Et même si ce n’est pas ma plage préférée, il faut avouer que, désertée par les touristes , elle offre un très beau décor pour les photos.

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Humeurs, Non classé, Vie de famille

Tout s’accélère.

Pendant trois ans, nous avons vécu dans une bulle qui rebondissait hors du temps. Les choses prenaient leur place petit à petit. Au début, il y a eu ce minuscule coeur qui bat au creux de mon ventre et pas mal d’attente. Il fallait attendre que le ventre s’arrondisse, que le bébé grandisse. Il fallait attendre la prochaine échographie et la nouvelle prise de sang. Il fallait se l’imaginer là, le tout petit bébé. Au début, il était imperceptible. Quelque chose de nouveau était en train d’arriver mais on ne se rendait pas encore bien compte. Et puis le ventre a gonflé et très vite on a senti les premiers coups de pieds. Notre vie à trois a peut être commencé là. On y pensait tout le temps. Tu crois qu’il aura ton nez? Tu penses qu’il sera grand? Et sinon, tu veux l’appeler comment? Et un jour, nous nous sommes rencontrés. La bulle n’a pourtant pas éclaté. Les choses prenaient leur place indéniablement. Il fallait s’habituer à être trois et à être baigner dans un amour constant. Il y a eu les premiers sourires, les premières petites syllabes, les biberons de nuits et puis les nuits complètes. Il y eu les longs câlins, les premiers petits pots, les premières nuits dans sa chambre, le premier quatre pattes et puis un jour la marche. Tout ça , ça a pris trois ans. Du minuscule coeur qui bat au grand bébé. Aujourd’hui la bulle a éclaté. Je ne dis pas que c’est moins bien, non ce n’est pas moins intense mais c’est différent. Le bébé a laissé place au petit garçon et tout est en train de s’accélérer. Il n’est plus collé à moi, il joue tout seul et il se fait des copains. Maintenant, j’aime tellement venir lui faire un dernier baiser le soir avant d’aller me coucher et l’entendre murmurer « Bonne nuit. Je t’aime Maman ». J’aime tellement déjeuner le matin à ces cotés. J’aime  tellement le voir gambader avec moi plutôt que de l’avoir dans la poussette. J’aime tellement son caractère et ses goûts affirmés. J’aime tellement le voir grandir tous les jours. La bulle a éclaté et en une fraction de seconde le temps s’est accéléré. Dans mon coeur de maman, les journées ont tout à coup pris une saveur différente. Et c’est tant mieux, ça veut simplement dire qu’ici tout est parfait.

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Humeurs, Non classé

Se rappeler que la vie doit être vécue.

C’est avec évidemment le coeur lourd que j’écris aujourd’hui cet article certainement décousu, au fil des pensées. Je suis désolée d’avance s’il n’est pas agréable à lire mais je ressens maintenant le besoin de m’exprimer. Pour Charlie, je n’ai rien dit. Pour Paris, je n’ai rien écrit. Pour Orlando et Bruxelles, non plus. Pour aucune attaque, je n’ai ressenti ce besoin de m’exprimer. Je suis dans l’incompréhension face à ce 14 Juillet niçois massacré. Il y a tellement de sentiments qui me nouent le ventre depuis hier soir, tellement de questions alors restées sans réponses qui se bousculent dans ma tête. La première étant : Pourquoi? Pourquoi ça et pourquoi nous? Je suis attristée et révoltée de ce que je peux lire sur les réseaux sociaux. Pourquoi mettre des photos et des vidéos des victimes? Le devoir d’information est il plus important que l’aide et l’assistance? Je ne comprends pas. Je ne comprends rien. Ce monde ultra médiatisé ne tourne plus tout à fait rond. La recherche de l’image choc avant le relais des informations dans les médias m’écoeure. Le bourrage de crâne, les mêmes informations qui passent sans cesse, et ces mots soufflés par les journalistes comme pour instaurer la peur. Parler de terrorisme, d’attentat, de Daesh… alors que rien n’a encore été revendiqué parait normal pour la plupart des gens. Pour moi, ça ne l’est pas. Tant que nous ne savons pas, il n’y a rien à dire. Loin de moi l’idée de défendre des terroristes, ça non! Mais pas une seule fois, je n’ai entendu parlé d’amalgames sur les chaines d’infos ce matin. Pire encore, j’ai vu mes propres amis réagir à chaud hier soir sur Facebook, attisant une fois de plus la haine. Ce n’est pas le message que j’aimerais passer. Ce n’est pas le message qu’il faut délivrer. Je pourrais écrire encore de longues lignes sur le sujet, mais je ne sais plus… Quoi dire? Quoi faire?

Nous avons simplement besoin d’amour et d’Humanité. Il faut aujourd’hui vivre avec ce risque, n’être en sécurité nul part. Mais l’important c’est de vivre. Il ne faut pas céder à la peur. Je ne dis pas qu’il ne faut pas avoir peur, ça non! Seulement, il ne faut pas céder. Il ne faut pas survivre dans ce monde en se demandant ce qui pourra bien arriver la prochaine fois. Il faut continuer à avancer, encore et encore comme nous l’avons toujours fait. On peut reprocher bien des choses aux Français, mais pas d’être égoïstes et désunis. Nous sommes une Nation, nous sommes ensemble dans les bons moments (souvenez vous la semaine dernière, l’Euro…) mais aussi dans les pires tragédies . Et même dans la douleur , le désarroi le plus profond, il ne faut jamais abandonner. On est ensemble, et tant que cela s’avère vrai je penserais toujours que la vie vaut la peine d’être vécue.

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Création / Photographie, Culture, Non classé, Voyages & Sorties

Le festival du film de Cabourg.

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Je connais le Festival du film de Cabourg depuis toujours. Avant, c’était le Festival du film romantique. Le nom a été récemment raccourci. C’est la première année que j’y passe faire un tour. J’avais toujours un peu peur qu’il y ai trop de monde et que l’on ne puisse rien voir. Et j’avoue que c’est toujours avec cette appréhension que j’y ai mis les pieds. Bien sur la ville était un petit plus animée qu’à son habitude. Les rues débordaient de voitures et de promeneurs, mais bizarrement, nous ne nous y sommes pas sentis à l’étroit. Nous avions même sorti la poussette. Les gens étaient tous bienveillants et les sourires accrochés à leurs visages faisaient plaisir à voir. Une ambiance de festival mais sereine. Un festival serein. Après être passé devant le Grand Hôtel, nous avons marché dans les petites rues et sur la promenade comme à notre habitude. Nous avons flâné et pris de nouvelles photos de notre ville côtière favorite. Nous la découvrons chaque fois un peu mieux, chaque fois un peu plus mais elle reste toujours différente, comme insaisissable. C’est peut être de là que vient notre attirance pour ce lieu, le connaitre mais jamais complêtement. Et puis, il y a toutes ces petites choses qui changent pour l’évènement. Les interviews sur les terrasses, le tapis rouge, la population un petit peu plus huppée, les voitures un peu trop chères, et celles qui brillent par leur exception et les tonnes de clichés pris par tous les types d’appareils photos possibles.

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Beauté/mode, Création / Photographie, Humeurs, Les mots, Non classé

Enfin tatouée!

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Je devais avoir 14 ans lorsque l’idée a germé pour la première fois dans ma tête. Je voulais être une tatouée. A l’époque, je n’avais pas encore vécu grand chose dans ma vie et je voulais juste quelque chose d’esthétique, de préférence, dans le bas du dos. Je me souviens même que c’était la mode du tribal et que je trouvais ça plutôt joli. J’avais 14 ans, et une maturité assez grande pour me dire que mon idée allait peut être évoluer ou changer avec le temps. Alors , par désir et alternative, j’ai préféré me faire percer le nombril. Ce que je ne regrette pas le moins du monde aujourd’hui.

Les années sont passées et mon obsession pour le dessin-sous-peau n’a pas bougé. Bien sûr, à certaines périodes, elle s’est révélée muette, moins présente mais à chaque fois qu’un évènement important atterrissait dans ma vie, elle gagnait en ampleur. Après des moments douloureux, l’année de mes 18 ans, j’ai commencé à dessiner l’oeuvre de ma vie: Un grand tatouage prévu pour mon dos. Celui que je nomme le dessin-des-tristesses. Il me rappelle que la vie est courte et qu’il faut profiter de nos aimés. Cette grande illustration restera peut être inachevée et sur papier mais j’aime penser qu’un jour, j’aurais toutes ces douloureuses histoires sur mon corps. Ce serait pour moi comme une piqure de rappel. Cela a un sens affectif très fort et rien n’a autant de valeur pour moi que le coté sentimental des choses.

En parlant de sentimental, j’ai enfin sauté le pas pour un tout petit dessin plein de sens. J’ai commencé à le dessiner à la naissance de mon fils, Kéo . Je l’ai fignolé pendant deux longues années et quand je me suis sentie enfin prête, le dessin étant, à mon goût, le plus abouti possible, j’ai pris rendez vous chez la tatoueuse. J’avoue avoir eu très peur de la douleur et que finalement, je n’ai quasiment rien senti. Je peux même dire que j’ai passé un super bon moment à parler de tout et de rien avec une personne humaine et compréhensive. Presque entre copines! Je voulais avoir le prénom de mon Bébé tout prêt de mon coeur avec une écriture spéciale, créée par moi. J’ai apporté mon dessin et ma tatoueuse a tout de suite compris qu’il n’y avait rien à revoir. Que c’était soit ça, soit rien du tout. J’y ai investit du temps, certes, mais surtout du coeur dans ce minuscule dessin. Et il représente bien l’histoire que j’ai avec mon enfant. Son prénom, la flèche pour son origine amérindienne, la cible qui symbolise mon coeur. C’est l’histoire de ma vie a jamais touché par la sienne.

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Humeurs, Les mots, Non classé, Vie de famille

Deux.

C’était il y a deux ans, jour pour jour. Il faisait plutôt chaud pour un mois de Mars. C’est assez étrange que je me souviennes de ça. Peut être parce que c’était un moment particulier. C’était le premier jour du reste de ma vie, le plus beau jour de ma vie, le plus effrayant aussi. De ceux remplis d’incompréhension et de panique, qui vous inonde le coeur d’amour et embue vos yeux pour toujours. Ces sons, cette salle,ton papa et toi: Petit Prince. Et moi maman. La maman de Kéo. C’est fou comme cette expression reste comme un écho dans mon coeur. On devient vraiment important pour quelqu’un, le repère d’un décor, l’odeur rassurante, la voix qui cajole, les yeux qui brillent. Et ce quelqu’un en devenir devient la plus belle promesse de notre vie. Celle des émotions, des éclats de rire et des tirages de langues, des longues conversations, des « je t’aime » infinis, des moments de douceurs incroyables. Des moments insaisissables de tendresse à deux, à trois… peut être à quatre un jour, de ces dimanches matins que j’aime tant dans l’obscurité de la chambre, ton regard encore un peu endormi et la beauté de la vie. De ta vie. Petit être né un jour magnifique, si on devait m’enlever ma mémoire mais ne me laisser qu’un souvenir , je voudrais garder le 22 mars 2014 à 20h15, le condensé explosif de toutes les émotions possibles et de tous les sentiments imaginables. De la peur folle au bonheur le plus total.

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Création / Photographie, Humeurs, Les mots, Non classé, Vie de famille

Les samedis après midi.

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Les samedis après midi et le centre commercial. Ces petits doigts sur les jouets encore tout emballés et ces grands yeux émerveillés. L’odeur de la brioche dans notre boulangerie préférée, les sourires devant les boutiques et leurs jolies vitrines, l’excitation de trouver de nouvelles chaussures, un nouveau sac, un joli rouge à lèvres et souvent ça se termine chez les enfants et au lieu du joli rouge à lèvres ou des chaussures toutes neuves, on rhabille bébé. Les samedis après midi et nos habitudes. La route jusqu’à la ville et l’animation du grand parking. Le vent un peu froid , la musique dans la voiture, les discussions hasardeuses mais toujours engagées, les petits yeux fermés. Le temps d’arpenter les galeries puis le retour au nid. Les samedis après midi, avant toi c’était bien, depuis toi c’est tellement mieux. Les samedis après midi et ces longues pauses dans le lit. Les câlins, les jeux, les cris de joie, les chatouillis et ton odeur de petit. Les sucettes et tes petits pieds en l’air, ton regard rieur et ton large sourire. Nos samedis après midi plein de vie…

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Culture

J’ai relu le Petit Prince!

La première fois que j’ai ouvert ce bouquin j’avais 12 ans. Je l’avais trouvé par hasard au BDI de mon collège et j’avais décidé de le lire. On m’en avait déjà vaguement parlé, me disant que ce conte était juste fantastique et plein de bon sens. A vrai dire, je l’avais commencé sans grand intérêt . A l’époque j’aimais les choses qui parlaient aux jeunes ados de mon époque. J’avais laissé la bibliothèque rose et tous ces livres enfantins pour des histoires un peu plus trash. J’étais happée par L’herbe bleue, Christianne F ou encore Hell. Alors vraiment je ne sais pas ce qui m’a pris ce jour là de vouloir essayer Le Petit Prince. A la fin de ma lecture, j’étais un peu déçue. D’accord, c’était une jolie aventure avec des personnages tout mignons et j’aimais beaucoup le renard que j’aurais pensé, au début,  farceur mais qui s’avérait n’être rien d’autre qu’un être en détresse . Je l’ai donc reposé et n’en ai plus jamais parlé.

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Nous voilà onze ans plus tard, j’ai grandi, suis devenue maman et je suis maintenant assistante de vie scolaire. Il n’a pas fallu longtemps pour que je croise à nouveau le chemin de ce bouquin. Comme je n’avais pas le temps de le lire au travail sur mes temps de pause, je suis allée chez Carrefour me le procurer. Je l’ai lu d’une traite et il faut dire ce qu’il en est: c’est un chef d’oeuvre! A 12 ans, je n’avais pas mesuré l’étendue philosophique d’une telle histoire. Cette aventure me paraissait juste enfantine et curieuse. Non mais franchement, un livre d’adulte avec des dessins! Y avait de quoi s’y perdre! Aujourd’hui, étant moi même adulte je comprends ce qu’ Antoine de Saint Exupéry a voulu montrer. Il ne faut jamais oublier son âme d’enfant. Tous les personnages rencontrés dans ce livre ont fait écho à des personnes que j’ai aimé ou détesté dans ma vie. Le vaniteux, le businessman, le roi… J’ai même rencontré ma rose et mon renard. Et c’est drôle de voir avec nos yeux d’enfants, sous un angle totalement différent, les qualités et les défauts de chacun. C’est même beaucoup plus intéressant qu’avec mes yeux d’adulte. Ce livre nous apprends à retrouver les choses vraies: l’amour, l’amitié, le bonheur et nous mets devant nos propres faux pas. Est ce qu’être penché sans cesse sur son compte en banque rend heureux? Est ce que posséder tous les biens matériels apporte le bonheur? Bien sûr que non, et même si tous les mantra de la Terre nous le rappelle sans cesse, l »adulte est souvent happé par son désir de possession. Oubliant même parfois de tisser des liens avec son entourage.

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J’ai refermé mon livre avec un sentiment un peu bizarre. Un peu lorsque je sors d’une salle de cinéma après avoir vu un film avec un fort questionnement philosophique. J’ai retourné les choses mille et une fois dans ma tête me demandant si j’aimais ma vie et les êtres qui m’entourent à leur juste valeur. C’est assez éreintant de penser à ça puisqu’on se rend compte des erreurs que l’on fait au quotidien. Et bien sûr, ça apporte pas mal de réponses mais amène tout un tas d’autres questions. En plus de cela, j’ai trouvé le dénouement d’une tristesse infinie. Alors, bien sûr j’ai aimé, j’ai adoré même mais avec ce genre de récit il faut être prêt à se questionner sur sa propre vie ensuite.

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Et toi, as tu lu Le Petit Prince ? Qu’en as tu pensé?