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Humeurs, Non classé

Lettre à la jeune fille que j’étais il y a 10 ans.

 

Charlène,
Tu as treize ans à l’heure où je t’écris. Et j’ai bien des choses à te raconter. Je suis sure qu’en ce moment tu n’imagines même pas qu’un jour tu écriras cette lettre. Tu penses peut être même que je suis devenue folle et que je vis dans le passé. Mais, ce n’est pas ça dont il s’agit. Je voudrais juste te mettre en garde pour te préparer à ce que tu vas vivre. Tous tes projets sont bien ancrés dans ta tête et tes petits carnets. Le lycée, le bac, les études… la vie. Je me souviens , ça devait ressembler à ça. Les études avant tout et l’amour, enfin, vers 25 ans. Puis le temps de connaitre l’homme de ta vie et tu devrais être mariée et avoir deux beaux enfants ( un garçon d’abord pour qu’il puisse protéger sa petite soeur, n’est ce pas?!) pour tes 30 ans. J’ai 23 ans aujourd’hui et je peux te dire que j’ai accompli des choses mais pas dans le sens que tu l’aurais souhaité.

Planche   4
Je vais essayé de faire les choses chronologiquement pour ne rien oublier. Tu es en quatrième et cette année tu vas tombée éperdument amoureuse d’un jeune homme. Il va te trouver jolie quand tu auras décidé de changer de couleur de cheveux. Drôle non? Parce que oui, tu vas avoir les cheveux noirs. Il va avoir une petite attirance pour toi mais ce ne sera pas de l’amour. Et aussitôt prise , aussitôt jetée. Tu en souffriras et tu auras un mal de chien à te défaire de cette courte histoire. Tu vas essayer de l’oublier en enchainant les flirts. Tu vas commencer à comprendre que ton corps peut être un atout dans la séduction. Tu vas commencer à vraiment t’intéresser à la mode, à la féminité, au maquillage. Tu feras pleins de faux pas , mais ça t’aidera à apprendre. Et puis, tu rencontreras T. Lui, c’est un peu spécial. Tu vas tenter de ne pas avoir de sentiments envers lui puisque c’est juste une histoire de vacances. Tu vas le repousser encore et encore. Mais il va résister et il saura te parler pour se rapprocher de toi. Tu vas passer des heures à discuter avec lui et il t’intéressera parce qu’il n’est pas du même monde que toi. Il t’intéressera aussi parce qu’il y a une différence d’âge qui le rend forcément unique par rapport aux autres garçons que tu cotoies. Il va te paraitre mature ( paraitre seulement, ne l’oublie pas ça!). A ce moment là, tu as 13 ans , il en a 18. Vous allez vous quitter pour toujours après vous être embrassés. Il te dira qu’il viendra peut être te voir un jour . La vie va en décider autrement. Et bizarrement, c’est toi qui mettra fin presque inconsciemment à votre histoire. Cependant, saches que du haut de mes 23 ans , il m’en reste un souvenir indélébile. Quelque chose d’à la fois magnifique et frustrant. Et la ville où vous vous rencontrerez sera toujours dans un coin de mon coeur et de ma tête.
A quatorze ans, tu arriveras en troisième. Elle sera l’année scolaire la plus belle de ta vie. Tu auras un cercle de vraies copines qui seront toujours là pour toi. Et crois moi, tu rigoleras tellement que bien des fois tu auras mal au ventre. Ton premier amour reviendra et tu tomberas à nouveau dans le panneau. Mais tu t’en sortiras plus facilement cette fois là. Tu auras des coups de coeur à n’en plus finir et sentimentalement tu gagneras en expérience. Si on sort de ton cadre scolaire, cette année là va te changer pour toujours. Je sais que tu ne pleures jamais. Mais la vie va te donner une claque que tu n’oublieras pas. Je vais te dire ce qu’il va arriver parce qu’à l’époque j’aurais voulu avoir le temps de m’y préparer. Maman va être très malade. Cancer. Tu sais à peine ce que cela veut dire. D’autres mots vont t’aider à imaginer le décor : chimiothérapie , angoisse , radiothérapie , faiblesse , pleurs. Toute la famille va plonger avec elle. Et toi, tu vas essayer de tous les relever un par un. Tu vas faire des choses dont tu ne te sens pas capable et dont je ne me sens plus capable aujourd’hui. Tu vas être la force de Maman et pour ça, je ne te remercierais jamais assez. Mais cela va te changer du tout au tout. Tu vas pleurer , beaucoup. Pour tout. Un film, une phrase, un compliment, de bonheur et de chagrin. Tu ne vas pas réussir à tout encaisser. Tu vas même pleurer le premier jour de lycée parce que tu ne vas pas trouver ta place immédiatement. Il va falloir que tu apprennes à laisser le temps aux choses de se faire toutes seules. Toi qui veut tout contrôler. Il faut que tu saches aussi que tes idées vont fondamentalement changer. Tu vas délaisser tes études et te donner entièrement aux gens que tu aimes. Tu rencontreras un garçon avec qui tu vas rester presque trois ans. Ce sera une bonne expérience pour toi car tu comprendras enfin ce que tu attends d’une relation et surtout ce que tu ne veux pas! Tu te rapprocheras de plus en plus des garçons de ton groupe d’amis. Ce seront ceux qui t’aimerons jusqu’à tes 23 ans et pour des dizaines d’années de plus je l’espère. Parmi eux, un jeune homme aura une place très spéciale. Tu pourras te confier à lui et votre relation ressemblera aux yeux des autres à un amour-amitié. Et tu ne feras rien pour changer ça. Il deviendra ton meilleur ami, celui à qui tu parleras quand tu essuieras des échecs. Et même quand tout ira bien. Tu auras besoin de cette amitié spéciale. Il t’aideras à mieux te comprendre toi même et te poseras les bonnes questions quand tu te chercheras encore. Il fera en sorte que tu deviennes la femme que tu dois être. L’année de ton bac sera une bonne année scolaire. Une fois encore, tu vas t’éclater, tu auras des amis géniaux et des fous rires à répétitions. Bizarrement, en parallèle , dans ta vie privée, tu essuieras des larmes. Tu connaitras le suicide. Ce sera une personne que tu considères « comme de la famille » qui mettra fin à ses jours. Tu t’effondreras à nouveau. Et puis, tu y puiseras ta force pour avoir ton bac. « Pour lui », tu diras. Ce ne sera pas le seul décès pour les trois années à venir mais c’est celui qui va le plus te choquer. Encore aujourd’hui nous nous demandons « pourquoi ? ». Je dois me résigner à ne jamais avoir de réponse.
La même année tu auras ton code du premier coup. Un soulagement.
Et puis, la fin du lycée annoncera une nouvelle vie. Nouvel amour, premier appart’ , permis en poche, étudiante en fac … tu te sentiras pousser des ailes.
Rapidement, tu vas te rendre compte que la fac n’est pas faite pour toi et tu vas , pour la première fois de ta vie, abandonner. Tu vas avoir besoin de temps pour te retrouver et pour comprendre que ce que tu veux, c’est un enfant. L’homme avec qui tu vis semble prêt aussi ( d’apparence seulement!) et vous allez concevoir ce bébé. Un garçon ! Le peut-être-grand-frère-qui-protègera-sa-petite-soeur. Tu vois dans les projets que tu as pour moi, j’ai au moins réussi ça.
Je peux te dire que tu seras franchement déçue du papa, mais que tu te battras pour sauvegarder votre amour. Nous sommes toujours ensemble aujourd’hui et, à présent, nous essayons d’avoir un deuxième bébé. Tu l’aimeras vraiment et je crois qu’il t’aimera tout autant. Ton fils ne s’appellera pas Killian mais ne t’inquiètes pas, j’ai fais en sorte de conserver le K. Il est ce que tu as de plus précieux sur cette terre. Et Laurène, ta petite soeur, en est la marraine. Elle joue son rôle à la perfection. Je suis heureuse de te dire que vous vous entendrez très bien dans le futur. Elle sera la première fan de tout ce que tu entreprendras et toi, tu seras scotchée par son talent de fleuriste. Au faite, je voulais te dire aussi, S. ton ami d’enfance est marié depuis quelques mois. Avoues, ça te surprends!

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Ton projet professionnel? Tu n’en as plus vraiment. Tu ne seras jamais professeur des écoles. Je ne sais pas vraiment si je le regrette. Cela me permet de connaitre « autre chose ». Charlène, je suis attirée par tout ce qui touche à l’art. Mais surtout par l’écriture et la photographie. Je passe des heures à écrire et à retoucher des images. C’est fou non?! Je suis sure que du haut de tes treize ans tu n’en crois pas tes oreilles. Toi qui croit que tu n’as pas ( et n’auras jamais) d’inspiration et aucun sens de l’esthétisme.
Si j’avais un souhait au moment où je t’écris cette lettre, c’est que tu puisses y répondre et me donner ton point de vue de jeune fille. J’aimerais savoir si cette vie là pourrait te faire rêver autant que celle que tu t’imagines. J’ai besoin de savoir: Es-tu fière de moi?

 

 

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Création / Photographie, Humeurs, Non classé, Vie de famille, Voyages & Sorties

De la magie. Encore et encore.

Je suis une insatiable de magie. Du rose, des paillettes, du lapin qui sort du chapeau et des étoiles dans les yeux. Je suis toujours à la recherche d’illustrations sur les princesses et la jolie petite souris vêtue d’une robe à pois rouge et blanche. D’ailleurs cette souris, je suis fan de son mari. J’ai le syndrome de Peter Pan, je crois. Parfois, j’aimerais bien être Pocahontas pour pouvoir parler à une grand mère feuillage immortelle et avoir un raton laveur en animal de compagnie. Et même que John Smith me fait craquer.

Je te parle de tout ça, puisque l’insatiable de magie que je suis a passé son week end à Disneyland Paris. C’est presque une habitude maintenant mais à chaque fois c’est différent. Nous y avons emmené Bébé pour la deuxième fois. Et la magie a de nouveau opéré. Une fois de plus, c’était spécial. Le château m’a paru plus beau et les détails plus éclatants, malgré le temps maussade. Les rires de Bébé m’ont paru plus joyeux et les étoiles dans mes yeux plus nombreuses.Et une fois rentrée chez moi, je planifie le prochain séjour dans notre parc préféré. Parce que je te le dis, je ne veux qu’une chose: De la magie. Encore et encore.

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Humeurs, Non classé, Vie de famille

L’éloge de ce qu’il est devenu.

J’avais envie de faire l’éloge de l’homme qu’il est devenu. Mais aussi du père qu’il est. Surtout du père d’ailleurs. Nos débuts dans la parentalité n’ont pas été aussi idylliques qu’on l’aurait voulu, il y a eu de très jolis hauts et malheureusement de nombreux bas terrifiants. Terrifiants pour notre avenir, notre couple, nos projets et notre bébé. Des choses que l’on aurait préféré ne jamais se dire, des disputes qui prenaient le dessus sur notre amour. Tout ça dans l’intimité du foyer, mêlant cris et pleurs mais jamais devant Bébé. Il y a même eu un point de rupture où nous sommes devenus insupportables l’un pour l’autre. Fatigués et fatigants, on s’est auto-détruit. Et pourtant, nous renaissons de nos cendres petit à petit. Je suis moins embêtante et lui fait des efforts inconcevables il y a encore un an. Il m’aide tous les jours à être la femme épanouie que je deviens, à me sentir belle et surtout, il devient le papa rêvé pour notre fils. La route a été longue , douloureuse et loin d’être ensoleillée mais nous y sommes arrivés. Nous sommes une famille, et c’est plus grâce à lui qu’ à moi. Il est incroyable. Il est fou d’amour. Et aujourd’hui nous avons l’impression qu’ensemble nous sommes invincibles. Nous sommes heureux, il y est pour beaucoup.

 

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Humeurs, Non classé

Ma résolution à moi est de ne pas en prendre.

Tous les ans c’est la même chose. On se demande les uns , les autres nos bonnes résolutions. Malheureusement pour la plupart d’entre nous, une résolution est faite pour être tenue. Il y a quelques années encore, je me promettais d’aller faire du sport, de me lever plus tôt, d’être plus maniaque. Mais je ne suis pas sportive, je suis une couche-tard, lève-tard et sacrément bordélique. Aucune de mes résolutions n’a tenu plus d’un mois. Et j’avais toujours une bonne raison pour laisser tomber.

J’ai vite compris que les résolutions n’étaient pas faites pour moi, ou je ne suis pas faite pour elles. Dans les deux cas, ça ne fonctionne pas. J’ai appris qu’il vaut mieux rester soi-même et que les années qui viendront ne seront que meilleures. Je déteste me forcer , faire des choses dont je n’ai pas envie.

Je pense que la vie est faite de valeurs et non de résolutions. Qu’une fille vraie ne le restera que si elle reste égale à elle même. Alors pour cette année 2016, je vais faire exactement comme pour 2015: m’occuper de mes proches , des miens et de moi. Retourner aussi souvent que possible aux sources pour rester fidèle à la personne que je suis. Je vais continuer à manger des donuts et des macarons quand j’en ai envie, je vais continuer à remplir ma maison d’amis qui se couchent tard et qui se lèvent tard, je vais continuer à ranger au mieux sans y passer ma vie. Je vais continuer à aimer. Puisque l’amour, c’est ce qui me porte. C’est ce qui nous porte tous. Je vais suivre mon instinct dans tous les domaines, je suis sure que ça me mènera à de biens jolies aventures. Je vais prôner le respect et la tolérance. Je vais prendre de belles photos, de tout. Et j’espère qu’en décembre 2016, tu me liras et tu retrouveras encore celle que je suis aujourd’hui. Parce que j’y tiens.

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Non classé, Vie de famille

Je suis une maman zèbre.

Je suis une maman zèbre. Pas une maman poule, je suis trop cool. Pas une maman cool, je suis trop poule. Je suis au milieu, moi. Je laisse bébé suivre le groupe, mais quand il décide de tailler sa route et qu’il s’approche trop près de la cage aux lions, je le ramène près de moi. Je ne suis pas de celles qui jouent sans cesse avec lui, mais je veille toujours à ce qu’il aille bien. Je vois les prédateurs qui rôdent, mieux que n’importe qui. J’ai l’instinct pour ça. Mais lorsqu’il n’y a pas de danger je le laisse découvrir, gambader, apprendre par lui même. Je ne suis pas une maman poule, j’aurais trop peur de l’étouffer. Mais je suis tout de même irrésistiblement tenter de le surprotéger. Je suis une maman zèbre, puisque je m’entoure de famille et d’amis. Et ce n’est pas moi qui le surprotège, c’est le groupe. Puisque chacun à son rôle mais que le centre du monde pour nous, c’est lui. Je suis une maman zèbre, puisque dans la savane qu’est ma vie, on me distingue par mes rayures, celles de mon ventre qui a porté la vie. Je ne suis pas une maman cool, je n’ai pas accouché d’un roi de la jungle donc je me dois d’apprendre à mon Bébé que dans la vie il faut savoir se défendre et parfois fuir. Que même si la lionne a juste l’air d’une grosse peluche ou d’un énorme chat, il ne faut pas lui faire confiance et qu’elle essayera tôt ou tard de le manger. Qu’il existe aussi les hyènes et les vautours, qui s’intéresseront à lui lorsqu’il aura les mains pleines et qui le laisseront tomber à l’instant même où ils auront fini de le dépouiller. Mais aussi, qu’il y a les gazelles et les girafes qui partagent sans arrières pensées et qui ont un énorme coeur. Qu’il y a les siens et qu’il ne faut jamais qu’il s’en éloigne car c’est le seul vrai pilier, la seule épaule assez large pour pouvoir le porter. Je suis celle qui lui dit qu’avec de telles rayures il est inutile de se cacher, et qu’au contraire il faut être fier de ce que l’on est, de l’être que l’on devient.

Alors, tu vois, je ne suis pas une maman poule, ni une maman cool.

Je suis une maman zèbre.

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Humeurs, Non classé

Nos instants d’éternité.

Depuis toute petite, je n’aspire qu’à une chose: être heureuse. Je ne sais pas pourquoi ni d’où ça vient mais c’est ancré en moi depuis toujours. Je veux être heureuse comme certains rêveraient de devenir acteurs, avocats ou médecins… Et je crois que, tel un objectif atteint, je peux le dire aujourd’hui: Je touche chaque jour du doigt le bonheur. Nous avons tous notre conception propre de la plénitude, la mienne se résume à si peu de choses finalement qu’il m’arrive régulièrement d’être bien. Je n’envie pas ces personnes riches comme Crésus, qui peuvent faire le tour du monde à l’infini, ni ces femmes d’affaires si jolies dans leurs tailleurs et qui se rendent, d’un pas assuré, à leur bureau. Ma vision à moi du bonheur, c’est de savoir capturer les instants importants, et je sais qu’en une journée des instants d’importance il y en a beaucoup. C’est mon fils qui découvre l’océan, c’est une bougie qui brûle à coté du bain, c’est le bisou du retour de l’Homme à la maison, ce sont toutes ces petites choses qui m’emplissent de joie. Je n’ai personne à envier, simplement parce que ma vie à moi me convient et que chaque matin en me levant je me dis que la journée sera de nouveau riche de nos instants d’éternité. C’est aussi parce que je pense qu’ être heureux, avant d’être une question de chance, c’est surtout une histoire de choix. Parfois, il suffit juste de tendre la main au bonheur pour en apercevoir les contours, lui ouvrir les bras pour pouvoir l’étreindre. Alors je ne cesse de tendre la main et d’ouvrir les bras, et quand enfin j’aperçois son visage, je sors mon appareil photo et appuie sur le déclencheur pour n’avoir à jamais oublier à quoi il ressemble.

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