Browse Tag by cinéma
Création / Photographie

Dans la peau de Nastassja Kinski.

Nastassja Kinski. Ce nom ne me disait rien il y a encore un mois, aujourd’hui elle est devenue une véritable inspiration pour moi. Je l’ai découvert à travers le film Paris, Texas, de cette fameuse scène du Peep show où elle parait tellement femme et enfant à la fois. J’aime les personnalités aux caractéristiques contraires. Si faibles et tellement fortes, dures et douces, ouvertes et pourtant compliquées à atteindre. Le personnage qu’elle incarne est de ceux là. Elle a mille facettes qui transparaissent sur son visage le temps d’une scène. Mais au final, on a beau l’observer, elle semble toujours si lointaine, si inaccessible. Elle me fascine. C’est pourquoi j’ai voulu reproduire à ma manière ce personnage si particulier. Et puis je voulais aussi parler un peu aussi de ce film ici, de ce que j’en ai pensé , de ce que j’ai aimé. Je n’étais pas partie dans la bonne optique, je ne pensais pas découvrir ce genre d’histoire, je ne pensais pas qu’il serait si long… mais s’il y a quelque chose qui m’a émerveillé , c’est bien la photographie et l’atmosphère saturée de l’image. Il suffit de regarder l’affiche pour le découvrir. Toutes les couleurs sont criardes, mais loin de faire mal aux yeux, elles imposent une ambiance très intime, hors du temps. J’étais scotchée par toutes les scènes nocturnes en extérieur avec les néons des magasins et dinner américains, dignes des plus beaux tableaux de Hopper. Je suis très attachée à ce genre d’images que je trouve esthétiques au possible. Et même si ce n’est pas le style de film que j’aime regarder, je sais déjà que je repasserais régulièrement certaines scènes pour m’en inspirer.

 

Robe: Boohoo

Culture

La box fait son cinema // Avril 2017

Ce mois – ci pas de box beauté dans ma boite à lettres, mais une autre catégorie de divertissement qui fait battre mon petit coeur. Vous savez déjà comme j’aime le cinéma et comme je trouve regrettable de ne pas pouvoir profiter d’y aller plus souvent depuis l’arrivée de Kéo. Et même si la vie est mille fois plus douce depuis que le Petit Prince est là, j’avoue que parfois j’ai des envies gargantuesques de grand écran. On se rattrape comme on peut, on regarde les films quand ils sortent en DVD et même si ça ne donne pas le même effet que la salle obscure, une partie de l’envie est assouvie. C’est tout simplement en cliquant « box » sur Google que j’ai découvert celle ci. Je trouvais hyper intéressant de découvrir ou de re-découvrir un film accompagné de plusieurs goodies ( qui, pour ce que j’ai vu dans les box précédentes, sont toujours de bon goût) . Alors, je me suis désabonnée de ma Birchbox pour tenter l’expérience avec celle ci. La box coûte 17€90 + 4€ de frais de port.

Si vous avez reconnu la casquette de la première photo, c’est sans surprise que je vous apprends que le film sélectionné ce mois ci était Drive. Film que je connais par coeur et que j’adore. Le petit livret fourni avec le DVD permet d’apprendre  pleins de petites informations en lien direct avec le film, de la bande son au dress code.  Je suis ravie aussi d’y trouver une sélection de films dans le genre Néo noir. Genre que j’ai appris à apprécier avec Drive et que j’ai envie de découvrir encore plus.

Drive a été librement adapté du roman éponyme de James Sallis et je suis ravie de pouvoir enfin le lire. Je me suis toujours dit qu’il fallait que je l’achète, mais j’avais un peu peur d’être déçue puisque l’histoire du livre est apparement quelque peu différente de celle du film. En tout cas, j’ai envie de savoir comment le personnage y est décrit, s’il est tout aussi réservé et taciturne ou s’il est différent du personnage joué par Ryan Gosling. Avec le livre, j’ai pu également trouvé ce set de cure-dents qui est, on est d’accord, totalement inutile mais alors tellement cool avec sa boite sur laquelle est dessiné le scorpion , signe représentatif du film.

Et puis, j’étais tellement ravie de recevoir cette casquette qui est, pour moi, l’accessoire phare de l’une des scènes les plus chouettes du film. Cette scène au tout début où le personnage principal sort du parking incognito alors qu’il est poursuivi par la police. Elle me donne des frissons à chaque fois tellement elle est parfaitement bien filmée. Il s’y dégage une ambiance particulière entre angoisse et euphorie où on admire la façon de faire de ce mystérieux jeune homme. Cette scène est complètement dingue!

 

Culture

Mes lectures d’ado et de jeune adulte que j’ai pris plaisir à relire.

J’ai toujours aimé lire mais je ne suis pas une dévoreuse de livres. Je me sens toujours un peu obligée d’attendre entre deux lectures, comme si mon cerveau n’arrivait pas à passer d’une histoire à l’autre. Comme si j’avais besoin de temps pour être enfin prête à m’imprégner d’une nouvelle lecture. Je lis comme je regarde des films. C’est à dire que je fais preuve d’une empathie sans limite et je me mets facilement à la place des protagonistes. C’est pour cela aussi que je lis essentiellement des histoires courtes, ou sans trop de descriptions. Il faut que les actions s’enchainent. La période de ma vie durant laquelle je me suis le plus adonnée à ce loisir est sans conteste l’adolescence. Rectification: l’adolescence et mes premières années de jeune adulte. Quand mon fils est né, j’ai commencé le blog et j’ai considérablement ralenti  la fréquence de mes lectures.  Aujourd’hui, je prends de nouveau plaisir à me plonger dans une histoire. Parfois, c’est une histoire toute neuve (comme Tess D’uberville que j’ai commencé à lire il y a quelques semaines et que j’ai tellement de mal à reprendre), parfois je laisse mes yeux et mes mains se balader sur la tranche des bouquins déjà présents, lus et rangés dans ma bibliothèque et j’en ressors un .

L’herbe bleue.

L’histoire: L’herbe bleue est le journal intime d’une jeune droguée de quinze ans.
Cet ouvrage ne prétend pas décrire le monde de la drogue chez les jeunes. Il n’apporte aucune solution à ce problème. C’est une chronique personnelle, spécifique, qui, en tant que telle, permettra peut-être de comprendre un peu l’univers de plus en plus compliqué dans lequel nous vivons.

Parmi les livres qui ont fait mon adolescence, il y a L’herbe bleue. Je suis d’accord pour dire que ce n’est pas de la grande littérature mais ça m’a permis de me pencher sur le sujet de la drogue et de ses méfaits. Vers 13-14 ans, j’aimais beaucoup lire des histoires qui m’ouvraient les portes des mondes que je ne connaissais pas. Cela a été le cas avec ce bouquin. Mon édition est assez ancienne puisque, une vingtaine d’années avant moi, c’est ma maman qui la tenait entre les mains.

Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry.

L’histoire: Une rencontre entre un homme, le narrateur, qui n’a plus le sentiment d’appartenir au monde de ses semblables, et ce petit prince qui habite seul sur sa planète, aime les couchers de soleil et n’oublie jamais une question une fois qu’il l’a posée…

Ah , mon très cher Petit Prince! Je l’ai lu la première fois lorsque j’avais 12 ans. J’avais trouvé ce conte, bien que mignon, complètement niais. Je l’ai relu l’année dernière et ça a été la révélation. J’ai compris la portée philosophique, les questions morales qui sont posées, la réflexion que ce livre doit instaurer en chacun de nous. Je vous en ai d’ailleurs fait une revue juste . Depuis, je ne cesse de le relire. C’est une véritable pépite.

Hell…

L’histoire: Hell a dix-huit ans, vit à Paris Ouest se défonce à la coke, est griffée de là tête aux pieds, ne fréquente que des filles et des fils de, dépense chaque semaine l’équivalent de votre revenu mensuel, fait l’amour comme vous faites vos courses. Sans oublier l’essentiel : elle vous méprise profondément… Jusqu’au soir où elle tombe amoureuse d’Andréa, son double masculin, séducteur comme elle, et comme elle désabusé. Ensemble, coupés du monde, dans un corps à corps passionnel, ils s’affranchissent du malaise qu’ils partagent. Mais les démons sont toujours là, qui veillent dans la nuit blanche de ces chasseurs du plaisir.

… et Crépuscule Ville de Lolita Pille. 

L’histoire: Bienvenue en hyperdémocratie, lieu de toutes les libertés. Le soleil ne se lève plus depuis longtemps sur la ville. Ancien de la Criminelle, hanté par son passé de mercenaire, Syd Paradine enquête sur un suicide collectif d’obèses. Des attentats sans cause vont se multiplier et l’insurrection monte… L’heure semble venue pour l’utopie de payer pour ses fautes. Surgit une fille, traquée et singulièrement flétrie. Blue a les yeux bleu acier et détient les réponses. Elle est une promesse d’amour dans un monde voué à la destruction.

Si je ne devais citer qu’une auteure que j’ai adoré durant mon adolescence , c’est bien Lolita Pille. Hell est le plus connu de ses romans et a été adapté au cinéma avec, dans les rôles principaux, Sara Forestier et Nicolas Duvauchelle. L’histoire est très simple mais elle m’avait prise au coeur quand j’avais 14 ans. Je me souviens l’avoir lu en deux jours et être restée pensive quelques jours de plus sur cette romance dramatique. L’écriture est loin de ressembler aux grands écrivains tels que Zola ou Hugo mais les mots simples et chocs, les phrases courtes, l’enchainement des actions et ces personnages si détestables qu’on finit par aimer m’ont laissé satisfaite de ma lecture.

Autre style mais même auteur, le très critiqué Crépuscule Ville. Là, Lolita Pille a du se débrouiller pour créer un monde en hyperdémocratie, très proche de la science fiction sans que les descriptions tirent en longueur. L’histoire est courte, plutôt bien ficelée et j’ai été complètement happée par ce monde 2.0 qui aurait pu apparaitre dans la série Black Mirror. Depuis que je l’ai terminé, je ne rêve que d’une chose: que cette histoire soit adaptée au cinéma. Les personnages sont trop intéressants pour les laisser entre les pages d’un vieux bouquin.

Un troisième roman de Lolita Pille que je n’ai pas cité , puisqu’à mon sens moins intéressant à lire, mais dont le final vaut tout de même le détour : Bubble Gum . Ici, on se rapproche plus de l’univers de Hell, dans les quartiers chics de Paris où l’argent, la drogue et le champagne coulent à flots. Il s’agit des rêves , un peu trop ambitieux, d’une jeune provinciale qui veut devenir célèbre.

La fenêtre panoramique de Richard Yates

L’histoire: April et Frank Wheeler forment un jeune ménage américain comme il y en a tant : ils s’efforcent de voir la vie à travers la fenêtre panoramique du pavillon qu’ils ont fait construire dans la banlieue new-yorkaise. Frank prend chaque jour le train pour aller travailler à New York dans le service de publicité d’une grande entreprise de machines électroniques mais, comme April, il se persuade qu’il est différent de tous ces petits-bourgeois au milieu desquels ils sont obligés de vivre, certains qu’un jour, leur vie changera… Pourtant les années passent sans leur apporter les satisfactions d’orgueil qu’ils espéraient. S’aiment-ils vraiment ? Jouent-ils à s’aimer ? Se haïssent-ils sans se l’avouer ?… Quand leur échec social devient évident, le drame éclate.

La fenêtre panoramique, ce nom ne vous dit peut être rien mais lorsque vous avez lu le résumé de l’histoire, ça vous a étonnamment dit quelque chose? Et si je disais Revolutionary Road ? Ou encore Les noces rebelles? Oui, il s’agit bien du couple Wheeler si bien interprété au cinéma par Leonardo Di Caprio et Kate Winslet. Si vous avez aimé le film, courrez donc acheter le livre. On y comprend des choses, des sentiments qui ne pouvaient être retranscrits à l’écran. Le livre donne une puissance supplémentaire aux actions et aux sentiments explorés par les deux personnages. Je suis ressortie de ma lecture complètement abasourdie. Deux fois. Jusqu’où mène l’amour? Tous les couples sont il voués à vivre la vie que la société leur impose? Une partie de la réponse est dans ce roman.

Un heureux évènement d’emiette Abécassis. 

Il parle de quoi? « Désormais, ma vie ne m’appartenait plus, je n’étais plus qu’un creux, un vide, un néant. Désormais, j’étais mère. » . Violent, sincère, impudique, le nouveau roman d’Eliette Abécassis brise les tabous sur la maternité, cet « heureux événement » qui n’est peut-être qu’une idéologie fabriquée de toutes pièces.

Ce livre est tombé sur ma table de chevet pile au moment où il le fallait. Je venais d’avoir mon fils , les nuits étaient difficiles, les rapports avec le papa plus que tendus et moi je me sentais totalement perdue face à ce gros chamboulement dans notre vie. Je culpabilisais de ne pas être la mère parfaite et parfaitement heureuse que j’aurais du être. D’une certaine manière ce livre m’a sauvé. Il a réussi à me déculpabiliser sur le lien maternel, la vie de couple avec un enfant en bas âge et la façon de gérer une vie en plus de ma propre vie. J’étais complètement retournée de voir que je n’étais peut être pas toute seule dans ce cas, à me poser tant de questions et que je pouvais poser des mots sur mes angoisses et mon stress. Cependant, ce livre est très sombre et la fin est loin d’être heureuse. Dans le sens inverse, il ne faut pas croire tout ce qui est dit dans ce roman : que la maternité c’est signer l’arrêt de la vie sociale et active, voire amoureuse. Ce texte a été adapté fabuleusement bien au cinéma. Le film est plus positif et laisse une fin ouverte qui permet de se rendre compte que tout est possible.

 

 

Culture, Non classé, Voyages & Sorties

Le festival du cinéma américain.

DSC_0456 (1).jpg

Lundi 5 septembre. 19h30. Deauville. L’hommage d’aujourd’hui est rendu à James Franco. James Franco. Rien que ça. Je n’imaginais pas , ne serait-ce que, l’apercevoir une fois dans ma vie. Et pourtant, les choses se sont faites autrement. Me voilà à 3 mètres du tapis rouge, perchée sur une plateforme en béton à attendre son arrivée. Pour moi, donc, le festival du cinéma américain s’est résumé à ça. Et pourtant, ce que ça a pu me rendre heureuse! Je ne sais pas si j’ai besoin d’écrire plus à ce sujet. J’avais juste quelques photos à partager ici, des photos que moi je trouve extraordinaires parce que le moment immortalisé m’a mis des étoiles dans les yeux et un peu plus de joie dans le coeur.

DSC_0445.jpg

DSC_0491.jpg

DSC_0484.jpg

DSC_0486.jpg

DSC_0501.jpg

DSC_0509.jpg

DSC_0527.jpg

DSC_0530.jpg

DSC_0542 (1).jpg

DSC_0548.jpg

DSC_0549 (1).jpg

dsc_0581

DSC_0641.jpg

Culture, Non classé

Instinct de survie: presque parfait.

Ma dernière critique ciné ici remonte à Mars à l’occasion de la sortie de The revenant et de l’oscar reçu par Leonardo DiCaprio. Depuis, je suis allée assez peu au cinéma et rien ne m’a touché ou emporté au point que je veuille en parler ici. Et puis, il y eu Instinct de survie … J’y suis d’abord allée parce que l’actrice principale est Blake Lively. C’est une actrice que j’aime beaucoup. Je l’ai vu jouer pour la première fois dans The Town et je me suis ensuite décidée à regarder Gossip Girl. Je suis assez fan de son style. Pour le reste, je ne suis absolument pas attirée par l’univers du surf et les films avec des requins ou d’autres créatures je préfère les regarder chez moi. Je n’étais donc pas la meilleure spectatrice pour ce film. Cependant dès les premières minutes, j’ai accroché. D’abord, et je me répète souvent à ce sujet mais je suis amoureuse des belles images . Et quand en plein été, je décide de me retrouver dans une salle obscure et que j’y découvre une belle plage, une eau turquoise et des plans plus magnifiques les uns que les autres je ne peux être que conquise. Niveau visuel , le film est composé d’énormément de gros plans sur Blake Lively et sa silhouette parfaite. Je trouve que ça apporte un plus au film . Tous les détails sont connus du spectateur dès le début , on voit la moindre bague ou la moindre boucle d’oreille… et sans vouloir spoiler , ça a son importance.

592714.jpg

J’ai également adoré la bande originale qui porte complètement certaines scènes. D’ailleurs, j’ai une mention spéciale pour la première scène de surf et la musique Trouble de Neon Jungle qui l’accompagne. Cette chanson donne un rythme de fou à la scène et pour ma part, j’ai presque eu envie de danser sur mon siège.

221871.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

J’avais peur que cette oeuvre traine en longueur. Parce que , sincèrement, une nana qui se fait attaquer par un requin et qui se retrouve piégée sur un rocher à 200 mètres de la plage, c’est pas folichon. Sauf que, grâce aux différents personnages introduits et à la course contre la montre engagée par Nancy (= Blake Lively) , le film ne traine jamais en longueur. Pour le coup, il m’a beaucoup fait penser à 127 heures avec James Franco. L’enjeu est le même : prendre des risques et avoir une chance de s’en sortir ou rester inactif et mourir. On sait d’avance avec le titre du film très révélateur quelle option va choisir Nancy. Et heureusement , il se passe toujours quelque chose.

527670.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

J’ai beaucoup aimé le fait que rien ne se passe par hasard. Nancy vient surfer sur cette plage pour une raison bien précise et l’attaque du requin n’est pas anodine. Elle réponds à une problématique explicite mais logique et qui nous fait réfléchir sur le Pourquoi. Tout ça incite le spectateur a se plonger entièrement dans l’histoire et à se demander quelles décisions et solutions aurions nous pris à la place de Nancy.

191479.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Les seuls points négatifs sont, selon moi, le dénouement de l’histoire que je trouve trop « impossible » et les effets spéciaux ne sont parfois pas suffisamment bien travaillés.

525578.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Pour conclure, j’ai beaucoup aimé ce film. Les paysages sont à couper le souffle, les plans bien faits , les musiques entrainantes et l’histoire intéressante et bien menée. Il ne faut pas oublier que ce film est une fiction et cherche avant tout à divertir et non pas à documenter le spectateur. Il ne faut pas le prendre comme un « documentaire » visant à inculquer la peur du requin. Au contraire! Cependant , je trouve dommage que les effets spéciaux soient trop peu travaillés et que les dix dernières minutes du film soient irréalistes. 

 

 

*photos prises sur Allociné

Création / Photographie, Culture, Non classé, Voyages & Sorties

Le festival du film de Cabourg.

DSC_0652.jpg

Je connais le Festival du film de Cabourg depuis toujours. Avant, c’était le Festival du film romantique. Le nom a été récemment raccourci. C’est la première année que j’y passe faire un tour. J’avais toujours un peu peur qu’il y ai trop de monde et que l’on ne puisse rien voir. Et j’avoue que c’est toujours avec cette appréhension que j’y ai mis les pieds. Bien sur la ville était un petit plus animée qu’à son habitude. Les rues débordaient de voitures et de promeneurs, mais bizarrement, nous ne nous y sommes pas sentis à l’étroit. Nous avions même sorti la poussette. Les gens étaient tous bienveillants et les sourires accrochés à leurs visages faisaient plaisir à voir. Une ambiance de festival mais sereine. Un festival serein. Après être passé devant le Grand Hôtel, nous avons marché dans les petites rues et sur la promenade comme à notre habitude. Nous avons flâné et pris de nouvelles photos de notre ville côtière favorite. Nous la découvrons chaque fois un peu mieux, chaque fois un peu plus mais elle reste toujours différente, comme insaisissable. C’est peut être de là que vient notre attirance pour ce lieu, le connaitre mais jamais complêtement. Et puis, il y a toutes ces petites choses qui changent pour l’évènement. Les interviews sur les terrasses, le tapis rouge, la population un petit peu plus huppée, les voitures un peu trop chères, et celles qui brillent par leur exception et les tonnes de clichés pris par tous les types d’appareils photos possibles.

DSC_0649.jpg

 

DSC_0653.jpg

DSC_0648.jpg

DSC_0646.jpg

DSC_0684.jpg

DSC_0690.jpg

DSC_0685.jpg

DSC_0668.jpgDSC_0662.jpgDSC_0664.jpg

Culture, Non classé

The revenant : la claque visuelle.

Lundi, j’apprends la victoire de Leo aux Oscars. Il ne m’en fallait pas plus pour sauter dans ma voiture et me rendre au cinéma pour aller enfin voir The revenant d’Alejandro G. Inarritu. Oui, oui je suis comme ça moi. Alors, je te préviens de suite si tu n’aimes pas les longues critiques de film , passes ton chemin, ce post n’est pas fait pour toi. Je ne cache pas mon engouement pour ce chef d’oeuvre , de toute façon rien que mon titre montre mon enthousiasme. Je suis ressortie du cinéma un petit peu abasourdie. La vérité? Je ne m’attendais pas à ça. Et sincèrement, j’adore ce sentiment.

leonardo_dicaprio_the_revenant-HD.jpg

Alors pourquoi ai-je aimé? 

Tout d’abord pour la beauté des paysages. Il faut se le dire, ce n’est pas un film d’action à proprement parlé. C’est surtout une magnifique aventure en terre hostile et froide du Dakota du Nord à l’époque des trappeurs. Pour ceux qui aiment les paysages enneigés de montagnes et de grandes plaines vous serez servis. Ces paysages grandioses sont d’ailleurs filmés avec beaucoup de génie. J’entends par là que rien que l’image fait vivre au spectateur les conditions dans lesquelles évoluent nos héros. On a froid et mal avec eux. Et, le vrai plus, tout a été filmé à la lumière naturelle. Ce qui a pour effet de nous immerger un peu plus dans cette nature.

J’ai également aimé le fait que cette histoire est tirée d’un livre lui même inspiré de faits réels. Hugh Glass a vraiment vécu et a surtout vraiment parcouru 300 kilomètres dans l’espoir de se venger de l’homme qui l’a laissé pour mort. Lorsque l’on sait ça, il est plus facile de se mettre à la place du pauvre homme et d’imaginer ce qu’il a pu endurer.

El-renacido-5.jpg

J’ai adoré entrevoir toute la recherche qu’a du susciter ce film en matière de coutumes indiennes et de techniques de l’époque. Voilà un voyage dans le temps qui ne laisse pas indifférent. Le spectateur peut en apprendre beaucoup sur les croyances des différents peuples, sur la manière dont les hommes chassaient pour la fourrure, le commerce avec les Indiens, les liens entre Français/ Américains/Indiens ou simplement les techniques employées par Hugh Glass pour survivre seul en pleine nature.

J’ai été fasciné pour le lieu et l’époque tout simplement parce qu’on voit peu de films qui retranscrivent cette période de l’histoire. En effet, beaucoup de films américains relatent de la guerre de Sécession, des rapports entre Américains et Indiens du Sud mais on voit finalement trop peu de films qui montrent les Indiens du Nord, les différentes tribus et les rapports conflictuels qu’ils avaient avec les missionnaires Français et autres trappeurs Américains. C’est très souvent survolé. Là, on est au coeur de l’histoire.

1451697485415.jpg

J’ai été époustouflé par le jeu de Tom Hardy. Il n’a pas eu l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle mais c’est pour moi une aberration. J’adore Leo (vous le savez depuis cet article) mais je trouve que précisément dans ce film Tom Hardy est au dessus. Je pense simplement que Leo est époustouflant dans sa performance physique (au vu des conditions naturelles et climatiques) alors que Tom l’est dans son jeu d’acteur.

therevenanttomhardy.jpg

Le film comporte également de nombreux gros plans. Cela apporte un contraste de dingue. La plupart des scènes de nature sont prises en plan large, mais dès qu’il s’agit des personnages, on tombe dans les gros plans. On pourrait presque sentir leur souffle au travers de l’écran. Et j’ai une mention spéciale à donner à la dernière scène du film (je préviens: toute la partie en italique spoil cette dernière scène) : Après avoir vu le fantôme de sa femme partir, Hugh Glass en gros plan fixe l’objectif et y porte un regard terriblement triste. C’ est à tomber. Ici, Leonardo DiCaprio fait passer une émotion assez intense qui m’a laissée sans voix.

En parlant d’émotions, j’y viens tout de suite. Le spectateur est plongé dans l’histoire et surtout dans le passé de notre personnage principal dès le début du film. On comprend de suite que l’histoire va être portée par le lien fusionnel entre un père et son fils et un deuil non terminé. Bien qu’extrêmement triste, la première scène est filmée d’une manière assez spéciale qui apaise presque le spectateur. On se laisse porter par la voix off (celle de Hugh Glass ) qui essaye de rassurer et de porter secours. A partir de là, les éléments s’enchainent, et on se retrouve vite au coeur de scènes très violentes. Et c’est là où j’ai été surprise. Je ne pensais pas trouver dans ce long métrage tant de violence (embuscades, combats, meurtres, viol…) . Là encore, on voit que le réalisateur a cherché à être au plus près de la vérité et c’est saisissant de réalisme.

Je voulais te parler de la dimension philosophique de cette oeuvre. Hugh Glass est un homme intelligent qui a côtoyé différents peuples dans sa vie. Plus qu’un voyage vers une vengeance certaine, c’est également un vrai voyage philosophique qu’il vit ( et que nous vivons avec lui) . Il est question d’amour, de paternité, de vengeance , de rédemption mais aussi de dignité et de force. Qu’est ce que l’amour? Qu’apporte t-il à un homme (surtout à cette époque) ? Jusqu’où peut aller la vengeance? Quel rôle tient le père vis à vis de son enfant? D’où peut venir la force, physique comme mentale? Quel est le but premier de la vie? Autant de questions posées et bien plus de réponses données, parfois cachées, parfois non.

The-Revenant-4.jpg

Tu n’es sans doute pas sans savoir que ce film a reçu la très jolie distinction de Meilleure photographie aux Oscars. Là, encore, une récompense amplement méritée. On voit avant tout du contraste. Les paysages immenses et les hommes tout petits. La neige immaculée et le sang bien rouge. Un visage sale et des yeux bleus très purs. Toute la photographie du film joue sur des contrastes saisissants. Et si tu es amateur de photographie et de belles images , je ne peux que te recommander ce film . La claque visuelle vient avant tout de là.

 

Pour conclure, j’ai adoré ce film! J’ai beaucoup aimé ressentir toutes ces émotions et avoir l’impression de « vivre cette expédition avec eux » . En grande fan de films lents, j’ai été servi. Il  faut le savoir tout de même, ce film dure 2h36 et une bonne partie de ce temps est exploitée pour la prise de vue des paysages. Il faut admirer ce long métrage comme on admire la montagne le matin en ouvrant les volets (bizarre comme comparaison, mais je le ressens comme ça). Il faut prendre le temps quoi! Il ne s’agit pas là d’une succession de scènes d’actions et mais bien d’une composition entre vues larges de paysages, gros plans sur les personnages et scènes de combat. Et surtout , surtout une extraordinaire aventure physique, et philosophique. 

Et toi, as tu vu ce film? Veux tu le voir? 

 

Culture, Non classé

Mes petits films. #1

DSC_0101.jpg

Je suis un peu cinéphile sur les bords. Je crois en avoir déjà parlé un petit peu ici. Avant d’avoir notre fils, mon compagnon et moi avions une carte de cinéma illimité. Pendant deux ans, nous sommes allés au cinéma très régulièrement (à vrai dire , nous avons vu TOUS les films sortis dans les salles durant cette période!) , au point de dire que l’UGC était notre deuxième maison. C’est pourquoi j’ai décidé de te faire une petite série d’articles avec tous mes films préférés. Il y en a quelques dizaines (rien que ça!) . On commence aujourd’hui avec les films que j’ai regardé en boucle, ceux que je regardent encore lorsque je suis toute seule à la maison (ça n’arrive plus si souvent) . Mes petits films de fille à moi!

DSC_0098.jpg

J’ai envie de commencer par les films avec Léonardo DiCaprio , mon acteur fétiche, parce qu’il y en a trois:

  • Romeo + Juliet : Celui ci soit on adore, soit on déteste. Les personnages parlent à la manière dont la pièce Roméo et Juliette de W. Shakespeare a été écrite mais vivent dans un monde moderne avec des revolvers et des voitures. Ce qui donne un sacré décalage. Léo y est très jeune et joue son rôle de Roméo , sensible et déchiré, à la perfection. Tout ça réalisé par l’excellent Baz Luhrmann.
  • En parlant de ce réalisateur, voilà un autre très beau film : Gatsby le Magnifique. J’ai été happée par l’histoire dès les premières minutes. La BO est dingue ( Fergie et Lana Del Rey entre autres!) et Léo encore une fois excellent. Je regrette d’ailleurs qu’il n’est pas eu d’oscar du meilleur acteur pour ce film. Il faut aussi dire que les autres acteurs sont tout aussi bons ( Tobey Maguire, Carey Mulligan ou encore Joel Edgerton). Cette oeuvre reflète le New York des années 1920 et je dois dire que ça m’a donné envie de m’intéresser un peu plus à la période. Tout est beau, les décors, les vêtements, les personnages, les dialogues et le secret même du film : Qui est Gatsby? Et que veut-il? Révélation que je ne te ferais pas … Il faut voir le film pour comprendre l’intensité des choses.
  • Les Noces Rebelles: Kate Winslet et Léonardo DiCaprio, ce duo te dit-il quelque chose? Là encore, un film adapté d’un bouquin mais complètement différent des deux autres. Ici, les scènes sont lentes et intenses, presque théâtrales. On suit la déchéance d’un couple qui se voulait différent des autres. Et qui finit par se perdre. A voir, pour ceux qui aiment les films calmes et longs.

Il y a donc ces trois là, et les autres:

  • Hell: LE film incontournable de mon adolescence. J’ai lu dévoré le bouquin puis j’ai découvert le film. Même s’il ne suit pas à 100% les actions du livre , j’ai beaucoup aimé cette adaptation. Il permet d’entrer dans l’intimité du couple et les décors sont sublimes. Il y a peu de dialogues mais toujours des phrases percutantes. Sara Forestier incarne Hell magistralement et je dois dire qu’à travers mes yeux c’est Hell. Par là je veux dire que, comme lorsque l’on voit Daniel Radcliffe on pense forcément à Harry Potter, pour moi Sara Forestier c’est Hell. Et puis c’est tout. Je n’ai vu aucun autre film avec cette actrice tellement ça me gênerait. Autre bon point : j’ai découvert  Nicolas Duvauchelle grâce à cette histoire et depuis, je crois qu’il est devenu mon acteur français favori.
  • Les infidèles: Autre film français. Heu… non , ensemble de courts métrages. La plupart des personnes de mon entourage qui ont regardé ça sont restés stoïques. Moi, j’ai beaucoup ri. On parle d’infidélité avec un humour assez noir et parfois aussi avec une justesse incroyable.
  • Virgin Suicides: Un autre film qui a marqué mon adolescence, avec Kirsten Dunst et Josh Hartnett et de Sofia Coppola. On parle de suicides d’adolescentes d’une même fratrie avec beaucoup de délicatesse et de poésie. Le décalage peut être choquant mais c’est ainsi que je le ressens. Encore aujourd’hui je trouve que cette oeuvre est un ovni cinématographique.
  • Eternal Sunshine of the spotless mind : Qui a dit que Jim Carrey est juste fait pour le rire? Regardes donc ça, tu m’en diras des nouvelles. Comment réagirais- tu si l’amour de ta vie choisissait consciemment de t’oublier? Ce film nous livre une vision, certes futuriste, mais émouvante de l’histoire d’un couple (Jim Carrey et Kate Winslet) qui finit par se détester, se séparer et finalement s’oublier. Là encore je n’ai pas envie de t’en dire plus pour ne pas gâcher la surprise.
  • Marie Antoinette: Peu de choses à dire si ce n’est que j’aime le regarder pour son style, ses images. Du rose, du maquillage, de la dentelle et de l’amour. L’arrivée et la vie difficile ( mais riche au sens propre du terme) de sa majesté Marie Antoinette à Versailles.
  • Into the wild: Il n’y a pas plus philosophique que ce road trip vers l’Alaska. Un jeune homme décide de tout quitter pour se rapprocher au mieux de la nature. Les paysages sont splendides.  L’aventure n’est pas sans embuche et les pensées sont porteuses de vérités.
  • Légendes d’automne: Certainement le film que j’ai le plus regardé ces trois dernières années. Trois frères qui vivent chez leur père dans un ranch, tout ça dans l’univers particulier mais ô combien intéressant des légendes indiennes. Et l’arrivée d’une femme qui va tout bouleverser. L’histoire est prenante et les péripéties souvent émouvantes. Tristan, le frère du milieu est un personnage très complexe, bercé depuis toujours par les traditions indiennes (plus que ses frères!) . Bizarrement, dès que j’ai un coup de blues, j’enfile un pyjama, mange des donuts et passe la soirée devant ce film.

DSC_0106.jpg

Et toi, as tu vu quelques uns de ces films? Lesquels préfères-tu?

 

Culture, Non classé

Cinéma #7 : Blackfish

Lorsque j’ai décidé d’écrire cet article, je me suis d’abord posée la question : par où commencer? Il n’est pas si évident de commencer un nouveau billet en retranscrivant des émotions fortes sans vraiment avoir parler du vif du sujet, telle une critique littéraire ou cinématographique. Mais réellement, je me suis retrouvée face à ce haut-le-cœur, cette boule dans la gorge et ce mépris qui m’habite maintenant quand je repense aux images que j’ai pu voir, il y a quelques jours. Alors peut être que si, il faut simplement commencer là où on le sent, et moi du plus profond de mon cœur, je ne ressens que du dégoût face à la course au business lancée par l’être humain. Voilà, où nous en sommes en 2015? Ne pas avoir tiré des constats des erreurs du passé. Continuer encore et toujours à être barbare, inhumain, sans cœur? C’est effroyable. 21010109_2013060412481636

Maintenant que les questionnements sont posés, je vais vous faire un petit récapitulatif du dernier documentaire que j’ai pu voir : Blackfish. Sorti en 2013 (pour les anglophones et en 2014 chez nous en France), ce documentaire relate l’histoire de l’orque Tilikum, propriété de Sea World à Orlando aux Etats Unis. Je vous cite le synopsis du site Allociné :

Tilikum est un orque agressif. En captivité, il a tué trois personnes. Avec l’appui d’images choquantes , Blackfish fait intervenir des spécialistes qui luttent pour le maintien de ces animaux à l’état sauvage.

Il aurait été plus juste d’annoncer ce film de la manière suivante: Tilikum est un orque devenu agressif suite aux traitements et punitions infligés par ses propriétaires. Le but de cet article n’est pas d’énoncer l’ensemble des scènes de ce documentaire mais je veux tout de même vous y écrire les grandes lignes.

Tilikum a été capturé et séparé de sa famille pour un premier parc d’attraction où il a appris ses tours à coup de punitions et de mauvais traitements (mis avec des orques déjà dressés, ils l’obligeaient à faire certains mouvements, sans quoi il était privé de nourriture ainsi que tous les autres cétacés du bassin. Non contents de ne pas avoir à manger les orques déjà dressés se venger sur Tilikum en le mordant. Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg!!) . Après quelques années dans ce parc, Tilikum tue une première dresseuse , il est donc revendu à Sea World. On découvre à travers les témoignages de dresseurs interviewés les conditions misérables de vie et d’apprentissage des animaux mais aussi le fait que les dresseurs ne sont pas réellement des professionnels de la vie marine et que par conséquent ils sont facilement dupés par les gérants du parc. photo_01

Ce film est très bien fait et montre la réalité des choses à grands coups de vidéos amateurs ou des caméras de surveillance. Pour les parcs de ce style, il s’agit ni plus ni moins de faire rentrer un maximum d’argent dans les caisses. Les spots publicitaires vendent du rêve mais quand on connait la réalité des choses, ils sont vraiment écoeurant. Je recommande ce documentaire à toute personne se souciant du bien être des animaux et à ceux qui , quand ils payent un billet d’entrée pour ce genre de parc, ne connaissent pas ce qui se cache derrière le rêve, le jeu et le soi-disant bon traitement des animaux. Pour le coup, on ne peut pas ne pas se positionner après avoir vu un tel film. Je ne verrais plus jamais ces spectacles d’un bon oeil.