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Création / Photographie

Des montgolfières.

En cherchant un peu d’inspiration dans mes fichiers photos,  je me suis souvenue de cette série que je voulais tant partager. Des photographies prises en macro un après midi pluvieux en forêt. Je les trouve si belles, même quelques mois après. Elles ont quelque chose de différent, d’aérien. Et elles font remonter quelques souvenirs en moi. Le plus présent, c’est peut être celui d’une soirée , je n’avais pas encore dix ans et mes parents m’ont emmené voir les montgolfières. Des centaines de montgolfières! Elles étaient rassemblées sur un évènement aujourd’hui très connu en Lorraine, à Chambley. Un mondial qui se tient chaque année et qui, à l’époque, m’a complètement émerveillé. Les unes après les autres , elles s’envolent et s’éloignent. Elles sont des mastodontes en toile aux couleurs étincelantes. Je suis restée scotchée devant chaque décollage. Et ces gens qui partaient dans ces ballons… ils avaient tellement de chance. Aujourd’hui, je n’ai pas encore réalisé ce rêve qu’est de monter à bord de ces gigantesques ovales gonflables.  Et c’est peut être parce que j’ai trop envie de m’envoler en ce moment que l’idée m’est venue. C’est peut être aussi parce que j’aime ce qui est aérien et que les images s’y prêtaient. Alors, j’ai choisi une petite moitié de mes photos pour dessiner et les autres, je les ai laissé intactes puisqu’elles sont jolies ainsi.  En tout cas, je me suis beaucoup amusée à dessiner ces quelques montgolfières, ces objets volants, ces ballons. Ces petites choses qui volent et s’envolent, on ne sait où, on ne sait vers quoi.

 

 

 

Création / Photographie

Dessiner, créer , évoluer.

Je suis convaincue que la photographie est un excellent outil de communication. On peut partager tout un tas de choses par les photos. On peut montrer les joies, les peines, on peut même leur faire dire des choses. J’ai envie aujourd’hui de raconter des histoires avec mes photos. J’ai envie qu’on puisse s’imaginer tout un monde en regardant une image. J’avais les moyens de le faire avant, rien qu’avec mon appareil et les décors et accessoires. Mais depuis quelques temps, j’avais également envie d’aller plus loin, de travailler plus sur un plan, une lumière, un fond , de retoucher mieux et de créer.

Créer, voilà ce qui m’a poussé il y a quelques jours à m’acheter une tablette graphique. Depuis, je m’éclate. Certaines photos sont pour moi inachevées tant qu’elles n’ont pas été poussées au bout de leur potentiel. Tant que la lumière n’est pas parfaite, tant que la saturation n’est pas adéquate, tant que le contraste n’est pas bien pensé. Et surtout, elles ne peuvent rien dévoiler tant que je n’y ai pas ajouté mes dessins. Je pense vous raconter , de temps à autres, de douces histoires rien qu’avec mes images. Histoire d’évoluer un peu, et de ne plus avoir besoin de tant de mots.

Beauté/mode, Création / Photographie, Humeurs, Les mots, Non classé

Enfin tatouée!

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Je devais avoir 14 ans lorsque l’idée a germé pour la première fois dans ma tête. Je voulais être une tatouée. A l’époque, je n’avais pas encore vécu grand chose dans ma vie et je voulais juste quelque chose d’esthétique, de préférence, dans le bas du dos. Je me souviens même que c’était la mode du tribal et que je trouvais ça plutôt joli. J’avais 14 ans, et une maturité assez grande pour me dire que mon idée allait peut être évoluer ou changer avec le temps. Alors , par désir et alternative, j’ai préféré me faire percer le nombril. Ce que je ne regrette pas le moins du monde aujourd’hui.

Les années sont passées et mon obsession pour le dessin-sous-peau n’a pas bougé. Bien sûr, à certaines périodes, elle s’est révélée muette, moins présente mais à chaque fois qu’un évènement important atterrissait dans ma vie, elle gagnait en ampleur. Après des moments douloureux, l’année de mes 18 ans, j’ai commencé à dessiner l’oeuvre de ma vie: Un grand tatouage prévu pour mon dos. Celui que je nomme le dessin-des-tristesses. Il me rappelle que la vie est courte et qu’il faut profiter de nos aimés. Cette grande illustration restera peut être inachevée et sur papier mais j’aime penser qu’un jour, j’aurais toutes ces douloureuses histoires sur mon corps. Ce serait pour moi comme une piqure de rappel. Cela a un sens affectif très fort et rien n’a autant de valeur pour moi que le coté sentimental des choses.

En parlant de sentimental, j’ai enfin sauté le pas pour un tout petit dessin plein de sens. J’ai commencé à le dessiner à la naissance de mon fils, Kéo . Je l’ai fignolé pendant deux longues années et quand je me suis sentie enfin prête, le dessin étant, à mon goût, le plus abouti possible, j’ai pris rendez vous chez la tatoueuse. J’avoue avoir eu très peur de la douleur et que finalement, je n’ai quasiment rien senti. Je peux même dire que j’ai passé un super bon moment à parler de tout et de rien avec une personne humaine et compréhensive. Presque entre copines! Je voulais avoir le prénom de mon Bébé tout prêt de mon coeur avec une écriture spéciale, créée par moi. J’ai apporté mon dessin et ma tatoueuse a tout de suite compris qu’il n’y avait rien à revoir. Que c’était soit ça, soit rien du tout. J’y ai investit du temps, certes, mais surtout du coeur dans ce minuscule dessin. Et il représente bien l’histoire que j’ai avec mon enfant. Son prénom, la flèche pour son origine amérindienne, la cible qui symbolise mon coeur. C’est l’histoire de ma vie a jamais touché par la sienne.

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