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Voyages & Sorties

Futuroscope avec un enfant de 3 ans.

Fin Aout, nous avons commencé nos vacances en faisant un saut, le temps d’une journée, au Futuroscope.  Nous ne savions pas exactement quelles restrictions nous attendaient sur place. Surtout avec un enfant de 3 ans. Nous avons donc expérimenté et je me suis dit qu’il serait peut être bien de vous en parler.

Futuroscope c’est donc ce grand parc aux allures futuristes, jonché d’oeuvres d’art et qui , depuis quelques temps, mets l’accent sur la protection de la planète et les énergies nouvelles. Nous avions donc envie de redécouvrir ce parc que nous n’avions pas visité depuis longtemps ( nous n’étions pas encore parents lors de notre dernière visite) . Nous y sommes alors allés sans chercher trop d’informations, sans préparer notre visite, laissant la journée nous créer la surprise. Et quelle surprise!

Après avoir pris les billets (pour info, les moins de 5 ans ne payent pas . Oui, oui, il y a anguille sous roche) , nous avons attrapé un plan du parc afin de déterminer dans quel sens nous allions commencer. C’est là que nous nous sommes rendu compte que la moitié des attractions sont interdites aux enfants qui n’atteignent pas 1m05. Je n’avais absolument aucune idée de la taille de Kéo et j’espèrais qu’il ai un peu grandi depuis sa dernière visite chez le médecin…

A l’entrée du parc (chose pratique que Mickey n’a pas encore mis en place, lui) il y a un centre « d’aide à la visite ». Des hôtesses mesurent les enfants et leur attribut à chacun un bracelet de couleur selon leur taille (comme sur la photo ci dessous). Ainsi, dès l’arrivée aux portes des attractions, les personnels connaissent la taille des enfants et leur interdit l’accès s’ils ne sont pas assez grands. Kéo a hérité d’un bracelet bleu. 93 cm, trop petit pour une bonne moitié des attractions. Dommage!

Cependant, nous avons passé une excellente journée. Nous étions sur place le 28 aout sous un grand ciel bleu. Il faisait chaud et le parc, déjà très grand par sa superficie, est rempli d’activités aquatiques, sensorielles ou encore mécaniques. En outre, des lieux et jeux accessibles à tous. C’est ainsi qu’en ressortant de la première attraction, nous nous sommes naturellement dirigés vers le jardin des énergies. En plus des explications sur les panneaux pour les adultes, les enfants peuvent pédaler pour arroser de grands atomes, refléter la lumière du soleil avec des miroirs pour actionner des mécanismes ou encore pomper pour récolter l’énergie qu’il y a sous terre. Et puis, il y a ces jets d’eau aléatoires à la sortie du jardin des énergies qui nous ont beaucoup amusé. Nous avons adoré voir Kéo courir à travers cet espace, en esquivant parfois l’eau puis en se faisant surprendre la fois d’après. Nous avons beaucoup ri et nous avons filmés des séquences mémorables que nous gardons pour nous.

Pour les plus petits , il existe aussi un lieu au Futuroscope où les attractions sont réservés au plus jeunes. Des petits bateaux à moulinets , une fusée, des engins volants adaptés et tout un circuit de canaux avec bateaux en plastiques et écluses. Je crois qu’en dehors de l’architecture des attractions, c’est l’endroit que je trouve le plus joli sur le parc. Le lieu regorge d’endroits ombragés où ont été disposés des gros poufs dans lesquels s’allonger tout en surveillant les bambins dans leurs activités.

Et puis, j’évoquais l’architecture des attractions mais comment ne pas en parler? Lorsque l’on est, comme moi, absolument fasciné par les structures futuristes faites de matériaux divers et variés, on ne peut qu’apprécier se balader sur le parc. Un univers fait de sphères blanches, de plans lisses, de reflets, de tubes et de courbes. Tous les lieux sont différents, les structures sont immenses et forment elles mêmes de vraies oeuvres d’art observables. Je suis toujours émerveillée par ce gigantisme et cette originalité. Et si moi je parais toute petite à coté de ces colosses architecturaux, imaginez Kéo et ses 93 cm.

En dehors du fait qu’il fait bon s’y promener, il faut tout de même souligner que les attractions accessibles aux plus jeunes sont vraiment réussies. Nous avons adoré La machine à voyager dans le temps (avec les Lapins crétins) et l’Age de Glace (même si j’avoue avoir été un petit peu déçue de ne pas retrouver les aventures du Petit Prince que j’aimais tant) et nous nous sommes émerveillés devant Illusio, le spectacle de magie et Chocs cosmiques (qui est mon attraction préférée) qui raconte avec pédagogie et humour l’univers, les galaxies et notre système solaire.

Nous avons également eu la chance de rencontrer, sur la journée, des personnages que l’on adore comme Syd de l’Age de Glace et un lapin crétin. De par ces rencontres, nous avons trouvés le parc bien plus vivant qu’il y a quelques années. En ce qui concerne les repas, il y en a pour tous les budgets. A savoir que, comme dans tous les parcs d’attractions, si l’on veut manger autre chose que des sandwiches et des burgers, il faut débourser plus. Nous avons pris l’option repas rapide en profitant de la terrasse d’un Illico Resto. Et même si la nourriture reste sommaire, c’était une pause nécessaire et agréable pour tous les trois avant de reprendre le marathon jeux-attractions-boutiques de l’après midi.

Autre donnée importante selon moi, le parc est grand, il faut donc marcher beaucoup. Je ne pense pas me tromper en disant qu’un enfant de trois ans est fatigable. Nous avons donc décidé , en amont, de réduire le temps de visite. Nous étions donc sur le parc entre 10h30 et 17h30. Une courte journée pour nous, parents, mais déjà bien assez longue pour Kéo qui était épuisé dès 16h30. Je pense qu’il n’est pas idiot de prévoir un hôtel sur place pour la nuit d’avant si la visite se fait juste en journée ou pour la nuit d’après, si vous voulez profiter du spectacle nocturne. Ainsi, la proximité de l’hôtel permet de faire un break si besoin et pour les enfants encore plus jeunes , il permet de faire la sieste au calme.

Pour conclure, le Futuroscope avec un jeune enfant, c’est très largement faisable. Encore faut-il aimer se balader et ne pas avoir envie de faire absolument toutes les attractions. Un service permettant aux parents de faire les attractions tour à tour (sans que le deuxième parent n’est à faire la queue pour y accéder) a été mis en place.  Une bonne chose pour ceux qui aiment particulièrement une attraction non accessible aux tout petits. Pour les autres, les attractions accessibles sont assez nombreuses pour une petite journée sur le parc et les jeux d’eaux sont vraiment fait pour plaire à tout le monde. Il est aussi très agréable de profiter des zones ombragées le temps d’une pause ou du panorama pour faire de jolies photos.

 

 

 

 

En attendant Bébé., Vie de famille

Le matériel indispensable pour les enfants en bas-âge (ou pas!) #2

Parmi les choses que nous avons acheté pour la naissance de Kéo, beaucoup se sont révélées utiles mais pas si indispensables. Aujourd’hui, si nous devions avoir un deuxième enfant, la liste serait facilement diminuée de moitié et parmi ces choses pas si indispensables se trouvent du matériel que nous n’aurions jamais pensé mettre dans cette catégorie.

Partie 2: Ce qui est utile mais pas indispensable.

Au cours de la première année de bébé.

  • Un parc: Il est le débat éternel. Certaines disent qu’il est bien pratique pour s’assurer un moment seules pour effectuer les corvées quotidiennes en toute sécurité , d’autres sont absolument contre et privilégient alors le transat ou le lit. Pour ma part, nous avons eu un magnifique parc qui n’aura finalement que peu servi. Tout petit, Kéo préférait largement son transat, ses jouets à proximité puisqu’il n’était pas isolé de la vie de la maison. Il était très observateur et préférait largement me suivre du regard plutôt que de rester allongé, yeux vers le ciel à se débattre tout seul avec ses jouets. Il avait besoin du contact visuel. Plus grand, lorsqu’il a su se tenir assis, il n’y restait que peu de temps avant de s’ennuyer. C’est d’ailleurs le moment où il a été le plus souvent dedans , à raison de 5 à 10 minutes par jour. Lorsqu’il a su ramper, se déplacer tout seul, le parc avait l’air de lui semblait trop petit et il râlait dès que je le mettais dedans. Alors, je suppose que tout dépend du caractère de l’enfant, mais pour nous, le parc, ça n’a pas vraiment fonctionné.
  • Un chauffe biberon: Hyper utile pour ma part puisque je suis incapable de me rendre compte si un biberon est trop chaud ou au contraire trop froid. Cependant, beaucoup de mamans font sans, et préparent leur biberon avec le micro onde ou une casserole d’eau chaude.
  • Une table à langer: C’était la surprise de cette liste, mais s’il y a bien quelque chose qui coute cher et qui n’est pas indispensable , c’est bien la table à langer. Un bébé peut être changé n’importe où à partir du moment où il a un bon matelas à langer. J’ai très souvent changé mon fils sur le canapé, mon lit ou bien la table à manger parce que la salle de bain était indisponible ou que nous n’étions pas chez nous. Alors c,’est certes très utile pour être à hauteur mais pour celles qui n’ont pas beaucoup d’espace chez elle, c’est loin d’être nécessaire.
  • Des bavoirs: Je classe les bavoirs dans le matériel non essentiel pour la simple et bonne raison qu’ayant un enfant qui ne régurgitait pas, il a été très rare que je lui mette un bavoir autour du cou. Même en grandissant, Kéo mangeait plutôt proprement, c’est pourquoi beaucoup de ses bavoirs sont restés neufs. Mais je suppose que pour des enfants qui régurgitent beaucoup, les bavoirs peuvent s’avérer très utiles!
  • Un lit parapluie: Si vous n’êtes pas sortis tous les week end, il est clair que le lit parapluie est un loin d’être un achat indispensable. Nous n’en avons d’ailleurs pas acheté, préférant emprunter aux membres de la famille et aux amis quand nous en avions besoin.
  • Un tapis de jeu: Kéo a eu un tapis de jeu Barbapapa absolument magnifique. Mais passé l’émerveillement des premiers temps, il l’a vite délaissé préférant une couette à même le sol avec tous ses jouets.
  • Un babyphone: Tout dépend où l’on vit, mais dans certains cas le babyphone n’est pas un objet essentiel. Pour les familles qui ont de grandes maisons et qui savent qu’elles n’entendront pas bébé pleurer, c’est très utile. Pour les autres, comme nous, qui vivions dans un appartement F2 à l’arrivée de Kéo , il est devenu l’achat inutile. Nous ne l’avons utilisé qu’une fois. Un bébé qui pleure fait beaucoup de bruit et les parents, plus attentifs au moindre son, ne peuvent pas le louper.
  • Des boites doseuses pour le lait en poudre: Alors ça, si ce n’est pas indispensable dans la vie de tout jeune parent , c’est tout de même l’objet le plus utile de la liste. On peut prévoir à l’avance les doses de lait en poudre pour les 5 biberons à venir et quand un bébé pleure en pleine nuit, menaçant de réveiller les voisins et de nous percer les tympans par la même occasion (j’exagère à peine) , on a autre chose à faire que compter ses foutues doses de lait en poudre. Nous étions hyper organisés pour ça, le chauffe biberon était prêt , l’eau dans le biberon aussi, il ne restait plus qu’à verser la dose de lait en poudre dans le biberon, le faire chauffer et le tour était joué. Les boites doseuses en plus du reste de l’organisation, nous faisaient gagner un temps précieux.
  • Un couffin d’appoint: Si nous n’avions pas de lit parapluie, nous avions acheté un couffin d’appoint et pour les premiers mois de bébé, c’était vraiment l’idéal. Facile à transporter, ne nécessitant pas d’être monté/démonté, nous l’emmenions à chaque fois que nous devions faire garder notre fils pour quelques heures.

De 1 à 3 ans. 

  • Un tricycle: C’est du point de vue de l’enfant que je me place là, mais les balades sont tout de même plus drôles dans un tricycle que dans une poussette. L’enfant se sent davantage acteur de la situation et la plupart des tricycles sont, aujourd’hui, adaptés aux enfants dès un an. Ils sont un moyen différent d’envisager les balades, mettant en avant les premiers apprentissages du vélo comme mettre les pieds sur les pédales par exemple, ou encore tenir le guidon.
  • Un coffre à jouet: Nous n’en avons pas mais, avec le recul, nous pensons qu’il aurait été plus utile d’acheter un grand coffre à jouets plutôt que plusieurs boites de rangements chez Ikea. Tout d’abord, c’est plus esthétique mais en plus la capacité de rangement concernant les gros jouets est démultipliée.
  • Une barrière de sécurité: Tout dépend de la configuration du logement, mais quand l’enfant apprend à se déplacer seul, il est toujours agréable de pouvoir lui interdire l’accès à certaines pièces de la maison (je pense notamment à la cuisine où sont souvent entreposés les produits ménagers ou les escaliers, dangereux pour les jeunes enfants.) .
  • Des pots de conservation: Pour moi qui préparait moi même les repas de Kéo, les pots de conservations faisaient partis des objets que j’utilisais beaucoup . Tout d’abord la contenance était proche de celle des repas fait industriellement et en plus, ils permettaient de conserver, de congeler les repas et de les réchauffer au micro onde.
Vidéo, Vie de famille

Les jolies séquences #1

Samedi 24 juin. Comme une odeur de douce rêverie dans l’air. Ce matin, j’ai envie de me laisser porter par la vie et surtout de la filmer. Il y a des tonnes de choses dont je ne vous parle pas ici, mais qui valent plus d’or à mes yeux que tous les looks et les tutos du monde. Il s’agit de choses que je ne saurais vous expliquer, enveloppées dans un nuage de tendresse, d’une simplicité infinie et pourtant qui me touchent tellement. De vrais jolis moments. Ce matin, j’ai eu envie de dévoiler un petit peu plus de notre quotidien et bien au delà des photos, ce sont des petites séquences vidéos que je vous propose. Vous y verrez notre Kéo, qui nous semble si grand à présent et je vous présente notre Glamour qui vous n’avez encore jamais vu sur ce blog, en tout début de vidéo.Je ne sais toujours pas si ce format me va, s’il me convient et si je vais être assez assidue. Parce que passer de la photo à la vidéo comme ça, si pour certains c’est un petit pas, une petite marche à gravir, pour moi c’était déjà l’Everest à franchir. Mais promis j’essayerais de m’y tenir, une vidéo de temps en temps.  Je vous laisse donc avec mes jolis moments du samedi 24 juin… A très vite.

 

Vie de famille

A l’heure dorée.

Ce n’était pas un rendez vous, plutôt une rencontre inopinée entre nous, le ciel et la mer. Il fallait voir cette plage presque vide, il fallait sentir ce soleil encore brûlant sur nos peaux, il fallait respirer ce vent chaud comme venu du désert, il fallait être là, c’est sur. Nous avions choisi de ne pas prendre part aux festivités de la fête de la musique, préférant un pique nique juste nous trois au bord de l’eau. Nous avons pris notre sac et nos maillots et nous nous sommes rendus sur notre plage favorite. Le soleil, pourtant encore haut dans le ciel, commençait à prendre des couleurs de crépuscule et c’est là que l’instant magique s’est produit. Il y eu les reflets jaunes partout, et surtout dans l’eau bizarrement calme de l’océan. L’ambiance avait changé du tout au tout. Il fallait absolument que nous profitions de cette eau pailletée à l’heure dorée. Ce fût d’abord moi, puis nous. Nous nous sommes immergés dans la tiédeur de l’eau salée après une journée caniculaire. Cela faisait tellement de bien. Et on a nagé, nagé et on a joué aussi. On s’est fait des bisous dans l’eau, des câlins d’amour, on a beaucoup observé l’horizon, on a tourné sur nous même, remué pour créer nos petites vagues à nous, dansé un slow avec la mer, et rit à pleine voix. Ce n’était pas un rendez vous mais une rencontre inopinée entre nous, le ciel et la mer à l’heure dorée.

 

 

Vie de famille

La MAM et nous.

Au moment où nous avons du nous poser la question, le moyen de garde idéal pour nous était sans aucun doute la crèche. Malheureusement, vivant dans une petite ville de Normandie, il n’y avait aucune crèche à disposition. Nous nous sommes alors rabattus sur une nounou. Elle était très bien , une nounou jeune, patiente et douce mais au bout d’un an, nous avons su que ce n’était pas le moyen de garde qui nous convenait le mieux. Nous voulions un maximum de socialisation  pour notre fils, qu’il comprenne les règles de la vie en communauté pour l’aider au mieux à entrer en école maternelle. Nous voulions également qu’il prenne rapidement en autonomie et qu’il se détache peu à peu de nous pour aller de mieux en mieux vers les autres. Il faut dire que Kéo est le seul jeune enfant de notre famille proche. Pendant les repas de famille, les anniversaires et les Noël, il ne côtoie aucun enfant de son âge ou de quelques années d’écart. Il était donc important pour nous qu’il n’est pas peur des autres, de jouer avec eux ou encore qu’il réussisse à se faire entendre de ses copains. Je crois que c’est une peur commune à beaucoup de parents de notre génération. On sait à quel point les enfants sont durs entre eux et qu’une cour de récréation, c’est une micro société en puissance. J’avais peur qu’il ne soit pas à l’aise avec les autres, qu’il ne sache pas s’intégrer et que je me retrouve avec un petit garçon paumé et fermé. Et puis, on nous parle de plus en plus de harcèlement scolaire, de mal être à l’école et pour moi qui travaille au sein même d’une classe, c’est encore plus flagrant. Je comprends que je peux parfois trop m’inquiéter pour finalement peu de choses mais en réalité j’ai très peur des dégâts que cela pourrait causer dans mon coeur de maman. C’est ainsi qu’au bout d’un an de bons et loyaux services de la part de notre nounou , nous nous sommes mis en quête d’autre chose, d’un mode de garde alternatif, à mi chemin entre la nourrice et la crèche. C’est ainsi que nous avons découvert que nous avions une MAM à trois minutes à pieds de chez nous.

Aujourd’hui je peux d’ores et déjà dresser mon bilan de cette chouette expérience qui est la notre. Alors, d’abord, la MAM qu’est ce que c’est? Ce sont plusieurs nourrices agréées qui se regroupent au sein d’une même maison pour accueillir un nombre d’enfants limité à l’agrément de chacune. Dans notre MAM par exemple, deux nounous travaillent ensemble, chacune ayant un agrément pour quatre enfants. Elles peuvent donc accueillir huit enfants en même temps. La maison est faite, conçue spécialement pour optimiser l’accueil des tout petits. Aucune pièce n’est véritablement privée. Tout l’espace appartient aux enfants et chacun est libre, tout en restant en sécurité , d’aller et venir, de gagner en autonomie, de jouer, de s’exprimer , de grandir. Au final, cela ressemble à une crèche à la différence que chaque enfant a sa nounou attitrée. Dans le cas de notre MAM, il est hyper intéressant aussi de voir que les enfants font diverses activités: musique, peinture, dessin, comptines, balade à la ferme, passage à la bibliothèque, matinée au RAM… Tout est fait pour l’éveil des enfants. Les bambins apprennent aussi à mettre la table, à nettoyer derrière eux, à respecter le sommeil des autres. De tous les enfants accueillis par notre MAM, Kéo est l’un des plus vieux et c’est stimulant pour lui de montrer l’exemple aux plus petits. Avec sa copine de jeu, ils se poussent l’un et l’autre dans l’autonomie. Pour Kéo, par exemple, l’apprentissage de la propreté est un petit obstacle mais c’est sans compter sur la bienveillance de sa nounou et de ces copains qui le poussent, sans l’obliger, à se mettre sur le pot. Nous voyons une réelle différence dans le comportement de notre fils depuis qu’il va à la MAM. Il est plus ouvert et se fait des amis à une vitesse éclair alors qu’avant c’était un petit garçon timide, plus en retrait dans les jupons de sa maman. Il est évident que nous avons fait le bon choix en le faisant garder en MAM.

Au niveau du prix maintenant, il faut savoir que ça ne coute pas plus cher qu’une nounou qui travaille chez elle et c’est tout aussi bien remboursé par la CAF . Au final, c’est, pour nous, la meilleure alternative que nous ayons trouvé et c’est sans doute celle que nous privilégierons toujours à présent.

Vie de famille

Etre les premiers.

Il y a eu ce moment de l’annonce où à chaque fois les yeux de nos interlocuteurs se sont écarquillés avant d’être pleins de tendresse. Il y eu les questions: Mais c’était prévu ? C’est pour quand? Comment êtes vous surs d’être prêts? Evidemment on s’était bien gardés de dire qu’on voulait un bébé, ne dévoilant ce petit secret qu’aux membres de nos familles les plus proches. Il y a eu ces mois de grossesse, où tout le monde faisait très attention. Il y eu ces petits messages où chacun prenait des nouvelles et demandait ce que nous voulions pour l’arrivée du petit. Il y eu ces soirées un peu spéciales, dont une particulière une semaine avant l’accouchement, où chacun faisait ses pronostics sur la date. Et puis, il y eu la rencontre… et tout le bouleversement qui allait avec. Les premières nuits difficiles, les cernes apparentes, les nerfs à fleur de peau. Ce n’était pas évident d’être les premiers. On n’avait personne dans notre cercle amical à qui demander des conseils. Personne de notre âge n’avait encore vécu un pareil chamboulement.

Et puis, il y eu le retour des soirées. Plus à deux , mais à trois! Les changements de couches dans la cuisine, ou dans la salle de bain pour garder une intimité malgré les copains qui faisait la fête dans la pièce d’à côté. Il y eu de nouveau des questions. Comment avons nous su que nous étions prêts? Et toujours la même réponse… nous ne savons pas , c’est venu comme ça. Il y eu le cosy dans le canapé juste à côté de nous. Juste à coté d’eux aussi. Il y eu les bras des uns et des autres. Il y eu une amitié-familiale ou une famille-amicale , on ne sait pas trop encore comment désigner ça. Il y eu les premiers liens de la vie. Les premiers mots échangés avec eux et nos yeux ahuris. Nous avons décidés d’être les premiers, c’est vrai.

Aujourd’hui, il y a des prénoms dont il se souvient, des affinités avec certains. Il y a des jeux et des rires. Il y a un amour en construction. Il y a une famille d’amis autour de lui. Il y a toujours nos soirées mais depuis la vie a changé. Aujourd’hui, nous sommes parents et d’autres se sont (ou vont) se marier. Aujourd’hui , on est toujours les premiers mais on connait déjà les prénoms des deuxièmes. Aujourd’hui, on est tellement fiers d’avoir réussi à s’en sortir, pas sans égratignures c’est sur, mais avec un profond respect l’un envers l’autre. Et notre respect envers les autres. Ceux qui sans savoir ont parfois su trouver les mots. Ceux qui ne peuvent pas connaitre mais qui ont tout de même garder une bienveillance sans faille. Aujourd’hui, on apprend à endosser le rôle de couple-conseil. Le couple à qui on pose les questions parce que… vous, vous avez vécu ça. On n’aime pas faire la morale, on ne veut faire peur à personne. On essaye juste de donner des informations au compte goutte. Essayez de faire en sorte qu’ils ne reproduisent pas nos erreurs. Et aujourd’hui avec le recul on se dit, finalement, c’est quand même chouette d’être les premiers.

Culture

Mes lectures d’ado et de jeune adulte que j’ai pris plaisir à relire.

J’ai toujours aimé lire mais je ne suis pas une dévoreuse de livres. Je me sens toujours un peu obligée d’attendre entre deux lectures, comme si mon cerveau n’arrivait pas à passer d’une histoire à l’autre. Comme si j’avais besoin de temps pour être enfin prête à m’imprégner d’une nouvelle lecture. Je lis comme je regarde des films. C’est à dire que je fais preuve d’une empathie sans limite et je me mets facilement à la place des protagonistes. C’est pour cela aussi que je lis essentiellement des histoires courtes, ou sans trop de descriptions. Il faut que les actions s’enchainent. La période de ma vie durant laquelle je me suis le plus adonnée à ce loisir est sans conteste l’adolescence. Rectification: l’adolescence et mes premières années de jeune adulte. Quand mon fils est né, j’ai commencé le blog et j’ai considérablement ralenti  la fréquence de mes lectures.  Aujourd’hui, je prends de nouveau plaisir à me plonger dans une histoire. Parfois, c’est une histoire toute neuve (comme Tess D’uberville que j’ai commencé à lire il y a quelques semaines et que j’ai tellement de mal à reprendre), parfois je laisse mes yeux et mes mains se balader sur la tranche des bouquins déjà présents, lus et rangés dans ma bibliothèque et j’en ressors un .

L’herbe bleue.

L’histoire: L’herbe bleue est le journal intime d’une jeune droguée de quinze ans.
Cet ouvrage ne prétend pas décrire le monde de la drogue chez les jeunes. Il n’apporte aucune solution à ce problème. C’est une chronique personnelle, spécifique, qui, en tant que telle, permettra peut-être de comprendre un peu l’univers de plus en plus compliqué dans lequel nous vivons.

Parmi les livres qui ont fait mon adolescence, il y a L’herbe bleue. Je suis d’accord pour dire que ce n’est pas de la grande littérature mais ça m’a permis de me pencher sur le sujet de la drogue et de ses méfaits. Vers 13-14 ans, j’aimais beaucoup lire des histoires qui m’ouvraient les portes des mondes que je ne connaissais pas. Cela a été le cas avec ce bouquin. Mon édition est assez ancienne puisque, une vingtaine d’années avant moi, c’est ma maman qui la tenait entre les mains.

Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry.

L’histoire: Une rencontre entre un homme, le narrateur, qui n’a plus le sentiment d’appartenir au monde de ses semblables, et ce petit prince qui habite seul sur sa planète, aime les couchers de soleil et n’oublie jamais une question une fois qu’il l’a posée…

Ah , mon très cher Petit Prince! Je l’ai lu la première fois lorsque j’avais 12 ans. J’avais trouvé ce conte, bien que mignon, complètement niais. Je l’ai relu l’année dernière et ça a été la révélation. J’ai compris la portée philosophique, les questions morales qui sont posées, la réflexion que ce livre doit instaurer en chacun de nous. Je vous en ai d’ailleurs fait une revue juste . Depuis, je ne cesse de le relire. C’est une véritable pépite.

Hell…

L’histoire: Hell a dix-huit ans, vit à Paris Ouest se défonce à la coke, est griffée de là tête aux pieds, ne fréquente que des filles et des fils de, dépense chaque semaine l’équivalent de votre revenu mensuel, fait l’amour comme vous faites vos courses. Sans oublier l’essentiel : elle vous méprise profondément… Jusqu’au soir où elle tombe amoureuse d’Andréa, son double masculin, séducteur comme elle, et comme elle désabusé. Ensemble, coupés du monde, dans un corps à corps passionnel, ils s’affranchissent du malaise qu’ils partagent. Mais les démons sont toujours là, qui veillent dans la nuit blanche de ces chasseurs du plaisir.

… et Crépuscule Ville de Lolita Pille. 

L’histoire: Bienvenue en hyperdémocratie, lieu de toutes les libertés. Le soleil ne se lève plus depuis longtemps sur la ville. Ancien de la Criminelle, hanté par son passé de mercenaire, Syd Paradine enquête sur un suicide collectif d’obèses. Des attentats sans cause vont se multiplier et l’insurrection monte… L’heure semble venue pour l’utopie de payer pour ses fautes. Surgit une fille, traquée et singulièrement flétrie. Blue a les yeux bleu acier et détient les réponses. Elle est une promesse d’amour dans un monde voué à la destruction.

Si je ne devais citer qu’une auteure que j’ai adoré durant mon adolescence , c’est bien Lolita Pille. Hell est le plus connu de ses romans et a été adapté au cinéma avec, dans les rôles principaux, Sara Forestier et Nicolas Duvauchelle. L’histoire est très simple mais elle m’avait prise au coeur quand j’avais 14 ans. Je me souviens l’avoir lu en deux jours et être restée pensive quelques jours de plus sur cette romance dramatique. L’écriture est loin de ressembler aux grands écrivains tels que Zola ou Hugo mais les mots simples et chocs, les phrases courtes, l’enchainement des actions et ces personnages si détestables qu’on finit par aimer m’ont laissé satisfaite de ma lecture.

Autre style mais même auteur, le très critiqué Crépuscule Ville. Là, Lolita Pille a du se débrouiller pour créer un monde en hyperdémocratie, très proche de la science fiction sans que les descriptions tirent en longueur. L’histoire est courte, plutôt bien ficelée et j’ai été complètement happée par ce monde 2.0 qui aurait pu apparaitre dans la série Black Mirror. Depuis que je l’ai terminé, je ne rêve que d’une chose: que cette histoire soit adaptée au cinéma. Les personnages sont trop intéressants pour les laisser entre les pages d’un vieux bouquin.

Un troisième roman de Lolita Pille que je n’ai pas cité , puisqu’à mon sens moins intéressant à lire, mais dont le final vaut tout de même le détour : Bubble Gum . Ici, on se rapproche plus de l’univers de Hell, dans les quartiers chics de Paris où l’argent, la drogue et le champagne coulent à flots. Il s’agit des rêves , un peu trop ambitieux, d’une jeune provinciale qui veut devenir célèbre.

La fenêtre panoramique de Richard Yates

L’histoire: April et Frank Wheeler forment un jeune ménage américain comme il y en a tant : ils s’efforcent de voir la vie à travers la fenêtre panoramique du pavillon qu’ils ont fait construire dans la banlieue new-yorkaise. Frank prend chaque jour le train pour aller travailler à New York dans le service de publicité d’une grande entreprise de machines électroniques mais, comme April, il se persuade qu’il est différent de tous ces petits-bourgeois au milieu desquels ils sont obligés de vivre, certains qu’un jour, leur vie changera… Pourtant les années passent sans leur apporter les satisfactions d’orgueil qu’ils espéraient. S’aiment-ils vraiment ? Jouent-ils à s’aimer ? Se haïssent-ils sans se l’avouer ?… Quand leur échec social devient évident, le drame éclate.

La fenêtre panoramique, ce nom ne vous dit peut être rien mais lorsque vous avez lu le résumé de l’histoire, ça vous a étonnamment dit quelque chose? Et si je disais Revolutionary Road ? Ou encore Les noces rebelles? Oui, il s’agit bien du couple Wheeler si bien interprété au cinéma par Leonardo Di Caprio et Kate Winslet. Si vous avez aimé le film, courrez donc acheter le livre. On y comprend des choses, des sentiments qui ne pouvaient être retranscrits à l’écran. Le livre donne une puissance supplémentaire aux actions et aux sentiments explorés par les deux personnages. Je suis ressortie de ma lecture complètement abasourdie. Deux fois. Jusqu’où mène l’amour? Tous les couples sont il voués à vivre la vie que la société leur impose? Une partie de la réponse est dans ce roman.

Un heureux évènement d’emiette Abécassis. 

Il parle de quoi? « Désormais, ma vie ne m’appartenait plus, je n’étais plus qu’un creux, un vide, un néant. Désormais, j’étais mère. » . Violent, sincère, impudique, le nouveau roman d’Eliette Abécassis brise les tabous sur la maternité, cet « heureux événement » qui n’est peut-être qu’une idéologie fabriquée de toutes pièces.

Ce livre est tombé sur ma table de chevet pile au moment où il le fallait. Je venais d’avoir mon fils , les nuits étaient difficiles, les rapports avec le papa plus que tendus et moi je me sentais totalement perdue face à ce gros chamboulement dans notre vie. Je culpabilisais de ne pas être la mère parfaite et parfaitement heureuse que j’aurais du être. D’une certaine manière ce livre m’a sauvé. Il a réussi à me déculpabiliser sur le lien maternel, la vie de couple avec un enfant en bas âge et la façon de gérer une vie en plus de ma propre vie. J’étais complètement retournée de voir que je n’étais peut être pas toute seule dans ce cas, à me poser tant de questions et que je pouvais poser des mots sur mes angoisses et mon stress. Cependant, ce livre est très sombre et la fin est loin d’être heureuse. Dans le sens inverse, il ne faut pas croire tout ce qui est dit dans ce roman : que la maternité c’est signer l’arrêt de la vie sociale et active, voire amoureuse. Ce texte a été adapté fabuleusement bien au cinéma. Le film est plus positif et laisse une fin ouverte qui permet de se rendre compte que tout est possible.

 

 

Vie de famille

A la mer, Maman!

Mercredi 18 janvier. Il fait froid, vraiment très froid mais le soleil brille. Il est 15h30 sur la plage de Merville Franceville et des petites baskets foulent le sable. La mer est loin et il faut redoubler d’efforts pour l’atteindre. Il ne faut pas céder à ce vent glacial qui passe à travers les vêtements et surtout il faut profiter. La plage nous appartient, elle n’est rien qu’à nous. Pas un promeneur à l’horizon. D’autres mamans tentent puis décident qu’il fait trop froid. Des marcheurs viennent jusqu’à l’eau puis repartent aussitôt. Je ne suis pas franchement sereine de l’emmener tout près de l’eau mais c’est lui qui l’a décidé. « A la mer, Maman! A la mer! » a t-il crié joyeusement. Alors, j’ai cédé. Nous avons d’abord observé les vagues, et puis elles ont frôlé nos chaussures alors nous nous sommes dit qu’il valait peut être mieux reculer. Il y a eu cet instant , cette minute de contemplation avant de revenir à l’habituelle cueillette de coquillages. C’est drôle, à chaque fois, il fait ça. Il passe un long moment a scruté le sable et quand il trouve un trésor, il le ramasse. Alors, je mets le petit objet dans mon sac et je prends bien soin de ne pas le perdre. Lorsqu’il a décidé qu’il en avait assez peut alors débuter la vraie balade. Celle où on prend des photos, où on avance vraiment au point qu’après quelques minutes de marche, la voiture nous parait bien loin. Et puis, il y a le retour par un autre chemin. On longe la plage et on essaye de trouver une boulangerie, un endroit où nous réchauffer, un lieu calme qui contraste avec le bruit permanent des grosses vagues d’hiver.  C’est nos petites habitudes à nous. Les habitudes de quand on va « à la mer, Maman! A la mer » .

 

Création / Photographie

Frozen

Récemment, je me suis posée cette question: Comment débuter 2017 ici? Quel premier article vais-je bien pouvoir écrire? Evidemment, j’aurais pu écrire un millier d’articles différents. J’aurais pu shooter un look minimaliste pour trancher avec les paillettes et les couleurs de ces derniers jours. J’aurais pu écrire une recette détox ou même lister mes bonnes résolutions (que je ne fais pas) pour les 365 jours à venir. Mais ce n’est pas ce que je voulais. Ce n’est pas ce à quoi ressemble ma vie en ce moment. Ces derniers temps, j’ai très envie de photographier, d’être un peu derrière le boitier plutôt que devant , de passer mes soirées à retoucher. J’ai également très envie de me reconnecter avec ce qui m’entoure, la nature, les paysages gelés sublimes que m’offre ma Normandie et ce froid que je n’arrive pas à détester. Je veux mon bonnet bien chaud sur la tête et mon Kéo à mes côtés qui découvre les joies des longues balades matinales. Je pourrais même rester postée devant ce soleil levant pendant plusieurs minutes pour capturer les bonnes couleurs au bon moment. J’avoue aussi rêver de neige parfois, tout aussi belle et éphémère que le gel, mais qui n’arrive pas pointer le bout de son nez ici. Alors je me contente de ce gel si blanc et lumineux qui reflète de la meilleure façon possible les premiers rayons de soleil. J’ai beau avoir les mains et les pieds glacés, l’important pour moi ce sont les nouveaux souvenirs qui s’impriment dans ma tête et mes yeux qui deviennent brillants à force de trop refléter les éclats de splendeur du moment.

 

Création / Photographie, Non classé, Vie de famille, Voyages & Sorties

Aqua

 

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Il est de ces lieux qui vous touchent, vous laissent comme une trace indélébile, un souvenir ineffaçable. Des lieux que l’on découvre petit et dans lesquels on revient régulièrement avec des gens différents pour faire découvrir aux autres la sensation et l’émotion qu’ils ont suscité la première fois. Moi, j’en ai pleins des endroits un peu magiques qui me laissent un sourire béat sur les lèvres et un visage serein rempli d’une émotion certaine. C’est le cas de l’aquarium de Saint Malo que je connais depuis enfant. Comme je l’ai déjà dit ici, j’ai une certaine attirance pour l’univers et ses étoiles mais également pour les fonds marins et leurs mystères . La mer, à mes yeux, c’est comme un monde parallèle où vivent des choses aussi belles qu’étranges et peu de gens ont conscience de la beauté des créatures qui s’y trouvent. En regardant certaines de mes photos, j’ai même quelque peu fait la comparaison entre ce que j’ai vu et les animaux créés par James Cameron pour Avatar. L’inspiration est très nette: des couleurs électriques, de longs filaments qui semblent flottés dans l’eau et ces néons qui apportent cette lumière si particulière. A l’aquarium, se retrouver à contempler ces êtres vivants, c’est comme regarder une scène contemplative au cinéma. C’est long et lent, mais c’est fascinant.

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