Browse Tag by humeurs
Les mots

L’écriture.

Ecrire, l’enchantement. La douce caresse du stylo sur le papier, des doigts sur le clavier. La promesse d’une histoire, d’un secret, d’un « Je t’aime » qu’on n’ose pas prononcer. Ecrire, la base de tout dans ma vie. Des petits mots sur les bancs de l’école que l’on se glissait sous les tables, des poèmes d’un premier amoureux, des pages de cahiers noircies, des enseignements inscrits, d’une plume, cette rêveuse qui s’anime.

L’écriture, la base d’un rêve.

L’écriture, les symboles mis bout à bout . Symboles qui finissent par former des mots. Des mots qui font des phrases. Des phrases pour créer des histoires.

L’écriture, un stylo qui glisse sur le papier. La main qui écrit frénétiquement ou celle qui tremble.

Ecrire pour écrire parfois. L’art de la calligraphie, la spontanéité des gestes, des lettres parfaitement courbées. Des A bien arrondis, des L en angle droit, des lignes et des virages, la main qui s’évade. L’étonnement d’avoir su parfaitement faire un H majuscule pour la première fois. Le H majuscule , la galère des premières lignes de la petite fille que j’étais autrefois.

Et puis, écrire pour raconter. Les premières lettres entre copines, quand le SMS n’était pas encore vraiment à la mode. Les papiers roses, bleus, parfumés ou simplement immaculés. Le plaisir de lire des bribes de vie, de savoir comment tu vas. Répondre en retour et comprendre qu’écrire, c’est exister aussi. Donner des nouvelles de soi, raconter ses aventures. Amoureuses ou pas.

Ecrire et tuer le mal. Ecrire pour oublier des anecdotes, les laisser là. Les froisser. Les abandonner. Les jeter. Se détacher de la douleur. Se détacher d’un évènement, comme un chanteur exorcise ses démons en chantant. Ecrire, c’est l’art des nostalgiques, des mélancoliques, des rêveurs aussi.

Grandir en continuant de coucher des mots sur des feuilles. Acheter des carnets et commencer quelque chose de nouveau. D’insolite. Ecrire une histoire à soi, ne plus passer son temps à lire celles des autres. Faire vivre des personnages, faire naitre des relations, faire exister son vocabulaire. Ecrire, comme un miroir pour la pensée, un reflet de l’âme.

Ecrire des symboles mis bout à bout. Symboles qui font des mots puis des phrases. Et ces phrases qui racontent une histoire. Mon histoire.

Humeurs

Ne partager que du bien.

C’est la question qui s’est posé récemment. La semaine a été jonchée de malchance, alors je me suis demandée: Dois-je en parler? Au début du blog, mon écriture n’était pas la même. Ma ligne éditoriale non plus. J’étais plus branchée maternité parce que je voulais laisser des traces de ma première grossesse. Je voulais échanger avec d’autres futures mamans, partager mes joies, mes peines, mes doutes et mes peurs. J’y allais un peu à l’instinct, sur l’instant et j’ai parlé de tellement de choses. Et puis la ligne éditoriale a pris un virage serré et j’ai commencé à parler de tout, absolument tout. De livres, de voyages, de films, de pâtisserie, de make up et finalement j’ai fini par proposer des looks. La mode, c’était la marche la plus haute à gravir pour moi. Il fallait suffisamment s’accepter pour se voir sur des dizaines et des dizaines de photos. Ce blog, dans le temps, m’a fait grandir et m’a aidé dans le long chemin de la confiance en soi. J’ai remarqué aussi que ces derniers temps, je préfère largement poster des articles sur les choses légères de la vie, certains diront des choses superficielles. Pour au final, ne poster plus que ça. Je me plais davantage dans le positivisme, dans la magie, les douces anecdotes, les histoires et les rêveries.

Alors peut être que je m’autocensure, peut être que je me protège. Et on m’a toujours dit que, dans la vie, il ne fallait pas ressasser les mauvaises choses. Les écrire ici, ce serait les ressasser, alors je refuse. Très clairement, j’ai besoin de me sentir bien quand je relis mes articles, je n’ai pas besoin de douleur supplémentaire. Alors, j’ai pris le parti de ne parler que de petits bonheurs, de rêver un peu, de photographier du rose, du bleu, les crépuscules, la mer, les arbres, les fleurs, mes nouvelles chaussures et plus rarement le petit homme qui m’accompagne depuis trois ans maintenant. J’ai décidé de vous parler des étoiles et de la lune, de ce que j’aime, ce que j’admire, ce que j’approuve, ce qui me comble. Et tant pis pour le reste. C’est une petite thérapie. Il suffit de se laisser envahir par les belles idées, de forcer la créativité. J’ai l’impression que c’est accessible à tout le monde, si on y met un peu de volonté. Et c’est assez formidable de se dire qu’on n’écrit (et partage) que du bien.

Création / Photographie, Humeurs

Les princesses sont-elles toutes des femmes-enfants?

 

C’est la question que je me suis posée la dernière fois que j’ai regardé une princesse Disney. Les princesses sont-elles toutes des femmes-enfants? Il suffit de regarder Belle, Cendrillon ou Raiponce. Elles ont toutes cet air angélique, qui fait d’elles des jeunes femmes prudes et bien élevés. Elles sont catégorisées. Et alors que je pensais que Disney avait fait un énorme bon en avant avec Elsa de la Reine des Neiges, je me suis rendue à l’évidence. La vraie princesse du film est Anna. Elsa, dès le début de l’histoire, devient reine. Et avez-vous déjà regardé les reines de dessins animés? Elles sont, elles aussi, mises dans des cases. Il y a les gentilles reines, telle que la mère d’Aurore, mères idéales parfaitement lisses, qui épaulent le roi et sont bienveillantes envers les sujets. Et il y a les vilaines reines, qui parfois deviennent des sorcières, souvent fatales, maquillées au possible, strictes et méchantes. Hautaines aussi.

Et dans la vraie vie, alors? Je me suis toujours considérée comme la femme-enfant par excellence. La fille qui porte des baskets ou des ballerines tous les jours, qui garde les talons pour les occasions et qui se sent toutefois trop jeune pour se la jouer fatale. Je pensais qu’à l’approche de mes vingt cinq ans, quelque chose se débloquerait en moi, que j’atteindrais un autre niveau. Que je me sentirais plus belle, plus libre et au combien plus sereine. La réalité est toute autre. Si aujourd’hui, certains perçoivent les différentes facettes de ma personnalité, je les dissimule encore bien enfouis sous mes grimaces de gamine. J’ai beau être très ouverte, j’avoue être plus à l’aise dans mon éternelle enveloppe de jeune fille que dans celui de la femme sensuelle. J’ai peur d’être hautaine. J’ai peur qu’on me trouve différente. Qu’on imagine que j’ai changé. Parce que le moi qui se cache sous cette enveloppe a toujours était le même, lui. Il a toujours été complexe, pleins d’atouts et de défauts, balançant sans cesse entre les différentes personnalités qui font que je suis moi. Evidemment, que je me sens moi dans tous les cas, mais c’est mon rapport à l’image que je renvoie qui me limite. Evidemment que je suis multiple, mais je ne le parais pas.

Et si Aurore était tatouée de la tête aux pieds, si elle portait une robe fourreau rouge fendue jusqu’à la mi-cuisse resterait-elle encore la princesse douce et rêveuse que nous connaissons? Dans ce qu’elle est, certainement oui. Mais dans notre imaginaire à nous, je suppose qu’elle serait un peu plus rebelle, plus libre et plus forte surtout. Parce que, oui j’oubliais, les princesses sont des êtres fragiles…

C’est de toute cette réflexion autour de l’image que nous renvoyons, nous les femmes, qu’est né le shooting photo du jour. Maquillée comme la vilaine reine de Blanche-Neige, les cheveux un peu en pagaille, un bustier pour accentuer le coté sexy, et des perles noires pour ne rien enlever à ce coté sombre, j’ai choisi de la jouer différemment cette fois. De sortir cette autre facette de moi. Et malgré ça, suis-je toujours celle que vous connaissez?

 

Humeurs

Non, merci. Désolée. Je suis difficile.

Non, merci. Désolée. Je suis difficile. 6 mots. Les six mots d’excuse que j’ai le plus utilisé dans ma vie. J’ai toujours eu un rapport difficile avec la nourriture. D’après mes parents, jusqu’à mes cinq ans je mangeais de tout et du jour au lendemain, plus rien. Enfin… rien… Je sélectionnais. J’ai fini chez le médecin je devais avoir six ans peut être, j’étais mince mais pas maigre et ma famille s’inquiétait. Apparement, d’après la théorie de l’époque (je ne sais pas si elle est toujours d’actualité) , un enfant ne se laissera jamais mourir de faim. C’est vrai, je n’avais pas faim. Mes parents ont pris alors le parti de me laisser faire comme je le souhaitais. Je mangeais donc ce qui me donnais envie dans ce qui m’était proposé et ce qu’il y avait sur la table. C’est ainsi que petit à petit, j’ai arrêté de manger tout ce qui était vert, tout ce qui était salé et froid, tout ce qui contenait du lait. Je mangeais mal mais peu , je n’ai donc jamais eu de soucis de poids. Le plus compliqué finalement, c’était de gérer les sorties scolaires. Je redoutais les heures de midi , où il fallait  que je m’excuse de ne pas manger le repas que l’on me fournissait.

Adolescente, c’est devenu plus compliqué. L’âge faisant j’avais envie de manger mal, tout le temps. Je ne rêvais que de fast food, pizza et kebab et pour le gouter , ma passion pour les donut’s à commencer là. L’adolescence , c’est aussi le moment où on a envie de passer du temps avec des amis, manger chez eux, ou au restaurant. Le nombre de fois où je me suis forcée à avaler ce qui m’était proposé est incalculable. J’avais peur de froisser ceux qui me recevaient. Mon drôle de comportement alimentaire s’est accentué entre mes 15 et mes 18 ans. J’ai commencé à manger la même chose à chaque repas, jusqu’à m’en dégouter. Parfois, ça durait une semaine mais la plupart du temps ça durait beaucoup plus longtemps. Quand je suis arrivée à la fac, mon alimentation était chaotique. Plus aucun légume, peu de viande, beaucoup de féculents et de sucreries. Seule chose positive là dedans, j’adore le poisson et j’en ai mangé beaucoup à cette période. Je me souviens avoir arrêtée de boire de l’eau en faveur de sodas. Je savais que ce n’était pas bon mais j’avais pas envie de me forcer. Je me suis également rendue compte, en vivant seule dans mon appartement, que je détestais cuisiner. Je ne voulais pas toucher au beurre, à la viande crue, aux pâtes cuites, ça me dégoutait. Et je trouvais absolument répugnant de faire la vaisselle.

Et puis, avec Andy mon amoureux, nous avons décidé de vivre ensemble et il a fallu que je me fasse violence. Il a fallu que je cuisine pour nous deux et j’ai peu à peu repris une alimentation correcte. Il était hors de question pour lui de manger toujours la même chose. Il m’a peu à peu réconcilié avec les légumes même si je reste assez difficile. En gagnant un amoureux, j’ai aussi rencontré un beau frère qui est difficile aussi. C’était un soulagement de l’apprendre à vrai dire parce que je savais que mes beaux parents comprendraient que non ce n’est pas un caprice mais un vrai trouble. Ils ont d’ailleurs toujours été très tolérants et je me suis un peu plus ouverte. J’acceptais avec plaisir d’essayer, de gouter et je savais que si ça ne me plaisait pas , ils ne me forceraient pas.

En tombant enceinte de Kéo, j’ai décidé de faire plus attention. Je voulais nourrir du mieux possible le bébé qui grandissait en moi. J’ai recommencé à manger régulièrement de la viande, j’ai appris à cuisiner un peu mieux. Je faisais attention à manger plus de légumes et de fruits. J’ai tenu sept mois. Je pense d’ailleurs que si j’ai pris si peu de kilos durant cette grossesse, c’est grâce à cette alimentation drastique que je me suis imposée. Je privilégiais les produits du marché et des petits commerçants en bas de chez moi. Je vérifiais la provenance. Et au bout de sept mois, l’envie de sucre à repris le dessus et j’ai commencé doucement à lâcher prise jusqu’à l’accouchement. J’ai également décidé de ne pas allaiter pour deux raisons. D’une, je voulais que le Papa profite de ces instants privilégiés avec son fils et de deux , je savais que je m’alimenterais de nouveau trop mal pour faire passer les bons nutriments à mon bébé.

Aujourd’hui , ma façon de m’alimenter change de nouveau. Je refuse de plus en plus la viande et je me rabats sur les céréales, les graines et les féculents. Nous nous sommes limités à un fast food par semaine pour montrer l’exemple à Kéo et nous savons que c’est une sage décision. Je ne m’excuse plus de ne pas aimer, je crois avoir trop complexé avec cela. Cependant, je goute d’avantage de choses, j’essaye de m’ouvrir au mieux. Parfois, ce n’est pas le gout en lui même qui me répugne mais l’odeur ou la texture. J’ai dans l’espoir de trouver rapidement une alternative saine au manque de protéines animales, de calcium et d’autres nutriments que l’on ne trouve que dans ce que je ne mange plus . Je pense vouloir plus me tourner vers des plats végétariens, mais cela reste encore en cours de réflexion.

Vie de famille

Etre les premiers.

Il y a eu ce moment de l’annonce où à chaque fois les yeux de nos interlocuteurs se sont écarquillés avant d’être pleins de tendresse. Il y eu les questions: Mais c’était prévu ? C’est pour quand? Comment êtes vous surs d’être prêts? Evidemment on s’était bien gardés de dire qu’on voulait un bébé, ne dévoilant ce petit secret qu’aux membres de nos familles les plus proches. Il y a eu ces mois de grossesse, où tout le monde faisait très attention. Il y eu ces petits messages où chacun prenait des nouvelles et demandait ce que nous voulions pour l’arrivée du petit. Il y eu ces soirées un peu spéciales, dont une particulière une semaine avant l’accouchement, où chacun faisait ses pronostics sur la date. Et puis, il y eu la rencontre… et tout le bouleversement qui allait avec. Les premières nuits difficiles, les cernes apparentes, les nerfs à fleur de peau. Ce n’était pas évident d’être les premiers. On n’avait personne dans notre cercle amical à qui demander des conseils. Personne de notre âge n’avait encore vécu un pareil chamboulement.

Et puis, il y eu le retour des soirées. Plus à deux , mais à trois! Les changements de couches dans la cuisine, ou dans la salle de bain pour garder une intimité malgré les copains qui faisait la fête dans la pièce d’à côté. Il y eu de nouveau des questions. Comment avons nous su que nous étions prêts? Et toujours la même réponse… nous ne savons pas , c’est venu comme ça. Il y eu le cosy dans le canapé juste à côté de nous. Juste à coté d’eux aussi. Il y eu les bras des uns et des autres. Il y eu une amitié-familiale ou une famille-amicale , on ne sait pas trop encore comment désigner ça. Il y eu les premiers liens de la vie. Les premiers mots échangés avec eux et nos yeux ahuris. Nous avons décidés d’être les premiers, c’est vrai.

Aujourd’hui, il y a des prénoms dont il se souvient, des affinités avec certains. Il y a des jeux et des rires. Il y a un amour en construction. Il y a une famille d’amis autour de lui. Il y a toujours nos soirées mais depuis la vie a changé. Aujourd’hui, nous sommes parents et d’autres se sont (ou vont) se marier. Aujourd’hui , on est toujours les premiers mais on connait déjà les prénoms des deuxièmes. Aujourd’hui, on est tellement fiers d’avoir réussi à s’en sortir, pas sans égratignures c’est sur, mais avec un profond respect l’un envers l’autre. Et notre respect envers les autres. Ceux qui sans savoir ont parfois su trouver les mots. Ceux qui ne peuvent pas connaitre mais qui ont tout de même garder une bienveillance sans faille. Aujourd’hui, on apprend à endosser le rôle de couple-conseil. Le couple à qui on pose les questions parce que… vous, vous avez vécu ça. On n’aime pas faire la morale, on ne veut faire peur à personne. On essaye juste de donner des informations au compte goutte. Essayez de faire en sorte qu’ils ne reproduisent pas nos erreurs. Et aujourd’hui avec le recul on se dit, finalement, c’est quand même chouette d’être les premiers.

Humeurs

Tout ce que je ne ferais pas à la Saint Valentin.

J’adore la Saint Valentin, j’adore voir les boutiques décorées de petits coeurs, j’aime le rose et le rouge, j’aime les ballons et les chocolats et j’aime les fleurs coupées. Je crois que j’ai toujours été une romantique. J’aime les chansons qui parlent d’amour, les mots, les textes, et les bouquins qui racontent des contes de fées. J’ai toujours eu tendance à être très émotive devant les échanges d’alliances lors des mariages et les magnifiques déclarations d’amour qui fleurissent les 14 février. Ce sont des choses qui ne me laissent pas indifférente et pourtant, très paradoxalement, c’est très loin de mes rêves à moi. Voilà pourquoi j’ai décidé de compiler tout ce que les autres vont faire ou aimeraient faire pour la Saint Valentin et que moi je vais fuir.

  • Aller au restaurant le soir du 14 février. Je ne vois pas pourquoi j’irais m’embêter à attendre qu’ une place se libère au restaurant ce soir là, alors que tous les autres soirs les restaurants sont vides. Et en plus de cela, les menus sont hors de prix, comme pour les 31 décembre.
  • Aller voir Fifty Shades darker avec mon amoureux. Là encore, je ne vois pas pourquoi j’irais me tasser sur mon petit siège au milieu de pleins d’autres couples ce soir là alors qu’y aller un autre jour en semaine promet un peu plus de place et de tranquillité. Et puis, Fifty Shades Darker est sorti la semaine dernière et je l’ai déjà vu … deux fois.
  • Accepter une demande en mariage. Là encore, Chéri est au courant, je ne veux pas de demande en mariage en public un soir de Saint Valentin. Déjà parce que je ne suis pas une adepte des demandes en mariage à l’ancienne (vous voyez le tableau? Un restaurant, lui hyper stressé, moi hyper gênée et tous les autres gens qui applaudissent au moment du Oui fatidique…) Et je trouve que rien n’est plus cliché que la Saint Valentin pour ce genre de déclaration.
  • Me promener en robe hyper sexy pour les beaux yeux de l’Amoureux. D’un , si j’ai envie de lui plaire , de faire plus d’efforts , je n’attends pas la Saint Valentin pour le faire; Et de deux, je suis pas trop enthousiaste de chopper un rhume parce que mon décolleté est trop plongeant et qu’il fait -5°C dehors. Donc la robe sexy au décolleté plongeant ça sera pour les beaux jours. En attendant , il me supportera bien encore quelques temps en pull doudou et collants bien chauds.
  • Offrir et me faire offrir un cadeau. Là encore, c’est une question de principe et de timing. Si j’ai envie d’offrir un cadeau , je n’attends pas février pour le faire. Et je n’exige pas non plus qu’il m’en offre. L’amour, c’est toute l’année!
  • Tapisser la maison de pétales de roses et allumer toutes les bougies. Avec ma maladresse, je serais bien capable de mettre le feu à la maison.

Humeurs, Non classé

J’aime/ J’aime pas.

DSC_1240.jpg

J’aime pas la salade, le printemps, la verveine et les chewing gum à la menthe. J’aime pas me sentir observée. J’aime pas porter des jeans serrés. J’aime pas avoir froid aux pieds. J’aime pas sortir avec les cheveux attachés. J’aime pas les meubles rustiques et les petites pièces sombres. J’aime pas la méchanceté gratuite et la jalousie. J’aime pas les eaux micellaires qui laissent un voile collant sur la peau. J’aime pas être fatiguée. J’aime pas le ping pong. J’aime pas me baigner dans les lacs. J’aime pas regarder les films avec Dwayne Johnson. J’aime pas faire la vaisselle. J’aime pas sortir en boîte de nuit. J’aime pas les endroits bondés. J’aime pas la plupart des films d’animation produits par Dreamworks. J’aime pas les petits talons. J’aime pas les jupes culottes. J’aime pas aller faire les soldes le premier jour. J’aime pas les glaces de chez Mc Donalds . J’aime pas rentrer de vacances. J’aime pas avoir peur après avoir lu un livre de Stephen King. J’aime pas me sentir seule. J’aime pas ne pas réussir un dessin. J’aime pas devoir marcher longtemps sous la pluie. J’aime pas les parapluies. J’aime pas faire les courses, ni cuisiner. J’aime pas les choses inutiles qui restent dans les placards.

DSC_1242.jpg

J’aime avoir chaud. J’aime le soleil. J’aime manger des donuts.  J’aime les maillots de bains et les chaussures. J’aime les feux de cheminées chez mes parents en hiver. J’aime prendre le temps de me maquiller. J’aime les barbecues entre amis les soirs d’été. J’aime les fêtes de la Saint Jean. J’aime les lampions. J’aime Collioure et le Racou. J’aime regarder Pocahontas. J’aime admirer mon fils qui se promène en couche. J’aime mon Nikon D3200. J’aime voyager et découvrir des cultures. J’aime les jolies robes de soirée. J’aime aller au cinéma. J’aime Leonardo DiCaprio. J’aime les textes de Jean Jacques Goldman. J’aime écouter le bruit des vagues. J’aime les tenues de Blake Lively. J’aime regarder The Walking Dead et Gossip Girl. J’aime l’esprit de famille. J’aime l’ambiance de Noël .J’aime passer du temps à Disneyland.  J’aime certains tableaux de Monnet. J’aime être soufflée par les photographies de Théo Gosselin. J’aime lire. J’aime aller aux fêtes foraines. J’aime décorer ma maison. J’aime les housses de couette Ikea. J’aime ranger les vinyles de ma grand mère. J’aime me promener à Cabourg. J’aime Alien de Thierry Mugler. J’aime Alien de Ridley Scott. J’aime voir mon fils rire. Et surtout j’aime l’Amour.

DSC_1243.jpg

Humeurs, Non classé

En musique, Maestro!

Je crois que les refrains que l’on écoute peuvent parler de nos émotions et de nos vécus et chaque musique nous évoque une moment particulier de notre vie. Il suffit de fermer les yeux, d’imaginer et Paf on se retrouve immédiatement à l’endroit où nous l’avons tant écouté. Avec un peu plus d’imagination encore, les odeurs reviennent, la chaleur du soleil ou au contraire la fraicheur d’une brise de printemps se ressentent à nouveau, les sourires des visages ou la tristesse des larmes raniment des sentiments longtemps enfouis. Je pense que la musique est un art magique, un peu comme une machine à remonter le temps. Et qu’une playlist peut dévoiler une vie entière d’émotions et d’évènements. Je tenais à parler ici de la playlist de ma vie, qui risque de s’allonger un peu plus au fur et à mesure que le temps passe. Ces sons que j’ai écouté pour danser , chanter, par plaisir ou par envie. Ceux qui parlent de ma vie bien mieux que moi .

 

 

DSC_0585.jpg

Quand je pense à mon enfance , un tas de souvenirs musicaux me reviennent en tête. J’ai souvent été « fan » de différents groupes et artistes comme les 2be3, la comédie musicale Roméo et Juliette ou encore Lorie. Mais cela ne m’évoque pas de sentiments spéciaux. Par contre deux morceaux me laisse une nostalgie certaine.

Can you feel the love tonight d’Elton John en BO du Roi Lion , la chanson que nous écoutions lors de nos nombreux trajets en voiture avec mon père. Il faut savoir que mon père ne parle pas du tout l’anglais mais qu’il sait chanter parfaitement le refrain de cette chanson. Et soyons honnête , c’est quand même la plus jolie scène du Roi Lion.

Aïcha interprétée par Khaled et écrite par J.J Goldman. Ma mère m’avait acheté le CD deux titres à l’époque et c’est vite devenu la « chanson de Charlène » puisque je l’écoutais en boucle. Aujourd’hui encore je l’écoute avec beaucoup de plaisir.

 

 

DSC_0601

S’il ne devait rester qu’une seule chanson d’amour, je choisirais sans hésiter l’Hymne à l’amour d’Edith Piaf. Je la trouve simplement juste et émotionnellement très puissante.

Bohemian Rhapsody de Queen est, selon moi, l’ovni musical le plus intéressant qu’il puisse exister. J’ai découvert Queen sur le tard, quand ma crise d’adolescence et tous les rappeurs qu’elle pouvait apporter avec elle sont passés. Je me suis donc retrouvée dans un moment de creux où toutes les chansons commerciales qui sortaient ne me plaisaient pas. Il a donc fallu que je cherche dans les CD et vinyles de mes parents pour me construire une nouvelle playlist. Et j’y ai découvert de véritables pépites. Queen dans son ensemble est un groupe que j’affectionne mais je ne sais pas pourquoi, Bohemian Rhapsody a ce petit quelque chose en plus qui me fait vibrer.

Mistral Gagnant parce que je l’ai tellement écoutée que je ne pouvais pas l’oublier. Humaine au possible, elle a pris un tout autre sens quand je suis devenue maman. Je la trouve encore plus belle aujourd’hui.

La berceuse que j’aimais chanter à Kéo n’est autre que Toujours dans mon coeur du dessin animé Tarzan. Un son tellement doux, et des paroles qui m’évoquent tout l’amour que je porte à mon fils.

En parlant de Kéo, son intérêt pour la musique est rapidement apparu, mais une chanson est vraiment sortie du lot jusque là. Au point qu’il arrête l’activité qu’il est en train de faire juste pour pouvoir regarder le clip et c’est vraiment mignon de le voir chanter Chandelier de Sia.

Il fallait absolument que je termine cette article par Young and beautiful de Lana Del Rey. Mon compagnon et moi sommes tombés amoureux de cette musique dès la première écoute (dans le film Gatsby le Magnifique) et nous l’écoutons sans cesse. C’est une musique que l’on trouve juste et en accord avec notre temps et qui symbolise métaphoriquement notre histoire. C’est un peu la chanson de la famille maintenant, puisque même Kéo semble apaisé par ce morceau.

 

 

Humeurs, Non classé

« Tu feras le métier que tu veux, ma fille. »

L’une des plus belles preuves d’amour d’une mère à sa fille est de la laisser prendre le chemin qu’elle veut pour son avenir, la laisser s’essayer à pleins de choses différentes en espérant qu’elle devienne une femme heureuse.

DSC_1056.jpg

J’ai longtemps pensé que j’avais un problème. Non pas parce que je ne voulais rien faire de ma vie mais plutôt parce que je voulais faire trop de choses. Le premier métier auquel je me prédestinais était professeur des écoles. C’est d’ailleurs le rêve que j’ai suivi jusqu’en fac étant persuadée que puisque c’était mon voeux le plus ancien , c’était certainement celui que je désirais le plus. Bien qu’accrochée à ce souhait comme une moule à son rocher, j’ai très souvent pris la liberté de me laisser rêver d’autres métiers. Ainsi, à mon entrée en sixième j’aspirais, en espérant une coup de pouce de la vie, à devenir une future chanteuse populaire. En cinquième, le devant de la scène ne m’attirait plus autant et je cherchais de nouveau ma voie. En quatrième, avide de voyages, hôtesse de l’air m’apparaissait comme une bonne alternative. Puis la photo en troisième et mon voeux le plus cher aurait été de passer des casting pour devenir mannequin ( déjà trop « grosse » , je suis vite retombée les pieds sur terre). En seconde, je voulais rester dans le monde de la beauté et du visuel et devenir make up artist . Puis tour à tour, mes métiers parfaits se sont succédés: journaliste, actrice, photographe, écrivain, professeur de français, banquière, critique de cinéma, coiffeuse… et bien d’autres encore. J’ai assez mal vécu le fait de papillonner d’une envie à l’autre sans jamais m’en donner vraiment les moyens. Longtemps, je me suis dit que ce côté superficiel était certainement un signe. Le signe qu’aucune de mes idées n’était réellement faite pour moi. Je voulais poursuivre un but, mais je ne savais pas lequel.

Aujourd’hui avec un peu de recul , je pense que c’est ma personnalité qui veut ça. Un jour tout, le lendemain son contraire. Et en regardant d’un peu plus près ma vie, je me suis rendue compte que, comme tout le monde, je poursuis un but. Le mien est peut être moins bien déterminé que celui des autres, mais il n’en reste pas moins vrai et important pour moi: je veux être heureuse. Faire ce que je veux quand je le veux. Alors voilà, je vis beaucoup plus sereine depuis que j’ai pris conscience de ça . L’important n’est pas d’avoir un métier, une carrière longue dans un domaine précis mais de m’épanouir dans ce que je fais au moment où je le fais.

Humeurs, Les mots, Non classé, Vie de famille

Deux.

C’était il y a deux ans, jour pour jour. Il faisait plutôt chaud pour un mois de Mars. C’est assez étrange que je me souviennes de ça. Peut être parce que c’était un moment particulier. C’était le premier jour du reste de ma vie, le plus beau jour de ma vie, le plus effrayant aussi. De ceux remplis d’incompréhension et de panique, qui vous inonde le coeur d’amour et embue vos yeux pour toujours. Ces sons, cette salle,ton papa et toi: Petit Prince. Et moi maman. La maman de Kéo. C’est fou comme cette expression reste comme un écho dans mon coeur. On devient vraiment important pour quelqu’un, le repère d’un décor, l’odeur rassurante, la voix qui cajole, les yeux qui brillent. Et ce quelqu’un en devenir devient la plus belle promesse de notre vie. Celle des émotions, des éclats de rire et des tirages de langues, des longues conversations, des « je t’aime » infinis, des moments de douceurs incroyables. Des moments insaisissables de tendresse à deux, à trois… peut être à quatre un jour, de ces dimanches matins que j’aime tant dans l’obscurité de la chambre, ton regard encore un peu endormi et la beauté de la vie. De ta vie. Petit être né un jour magnifique, si on devait m’enlever ma mémoire mais ne me laisser qu’un souvenir , je voudrais garder le 22 mars 2014 à 20h15, le condensé explosif de toutes les émotions possibles et de tous les sentiments imaginables. De la peur folle au bonheur le plus total.

DSC_0513.jpg