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Les mots

L’écriture.

Ecrire, l’enchantement. La douce caresse du stylo sur le papier, des doigts sur le clavier. La promesse d’une histoire, d’un secret, d’un « Je t’aime » qu’on n’ose pas prononcer. Ecrire, la base de tout dans ma vie. Des petits mots sur les bancs de l’école que l’on se glissait sous les tables, des poèmes d’un premier amoureux, des pages de cahiers noircies, des enseignements inscrits, d’une plume, cette rêveuse qui s’anime.

L’écriture, la base d’un rêve.

L’écriture, les symboles mis bout à bout . Symboles qui finissent par former des mots. Des mots qui font des phrases. Des phrases pour créer des histoires.

L’écriture, un stylo qui glisse sur le papier. La main qui écrit frénétiquement ou celle qui tremble.

Ecrire pour écrire parfois. L’art de la calligraphie, la spontanéité des gestes, des lettres parfaitement courbées. Des A bien arrondis, des L en angle droit, des lignes et des virages, la main qui s’évade. L’étonnement d’avoir su parfaitement faire un H majuscule pour la première fois. Le H majuscule , la galère des premières lignes de la petite fille que j’étais autrefois.

Et puis, écrire pour raconter. Les premières lettres entre copines, quand le SMS n’était pas encore vraiment à la mode. Les papiers roses, bleus, parfumés ou simplement immaculés. Le plaisir de lire des bribes de vie, de savoir comment tu vas. Répondre en retour et comprendre qu’écrire, c’est exister aussi. Donner des nouvelles de soi, raconter ses aventures. Amoureuses ou pas.

Ecrire et tuer le mal. Ecrire pour oublier des anecdotes, les laisser là. Les froisser. Les abandonner. Les jeter. Se détacher de la douleur. Se détacher d’un évènement, comme un chanteur exorcise ses démons en chantant. Ecrire, c’est l’art des nostalgiques, des mélancoliques, des rêveurs aussi.

Grandir en continuant de coucher des mots sur des feuilles. Acheter des carnets et commencer quelque chose de nouveau. D’insolite. Ecrire une histoire à soi, ne plus passer son temps à lire celles des autres. Faire vivre des personnages, faire naitre des relations, faire exister son vocabulaire. Ecrire, comme un miroir pour la pensée, un reflet de l’âme.

Ecrire des symboles mis bout à bout. Symboles qui font des mots puis des phrases. Et ces phrases qui racontent une histoire. Mon histoire.

Vie de famille

Shoot d’insouciance.

Sauter dans les vagues. Courir sur le sable humide. Se couvrir de crème solaire. Jouer. Pourchasser les oiseaux. Découvrir des animaux. Faire des châteaux de sable. L’entendre crier à cause d’un crabe. Ramasser des coquillages. Prendre des photos… des centaines de photos. Se baigner. Se faire éclabousser. Caresser le sable chaud. Se sécher avec une immense serviette. Filmer. Le suivre. Le surveiller. Le filmer lui, encore et encore. Créer des souvenirs. Et poser l’appareil photo. Bien refermer le sac. Et courir avec lui. Dessiner une marelle sur la plage. Essayer de lui apprendre. Ne pas réussir. L’écouter rire. Etre heureux, tous les trois. Marcher. Oublier les contraintes. Oublier les heures. Prendre un shoot d’insouciance pour bien commencer les vacances ou pour les finir. Ne pas oublier qu’il est petit malgré ces trois ans et demi. Distinguer un petit déséquilibre dans sa course. Regarder ses petits pieds et ses petites mains. Se souvenir de lui étant bébé. Se rendre compte du chemin parcouru. Le trouver si grand finalement. L’embrasser fort sur la joue. Le prendre dans nos bras. Lui dire « Je t’aime » toutes les cinq minutes. Le trouver beau. Admirer le ciel. Admirer la vie. Reprendre un shoot d’insouciance. Avoir envie de chichis. Et lui, d’une glace au chocolat. Chercher ses petites voitures cachées dans le sable. Inventer des dialogues improbables. Lui demander s’il n’a pas froid. Lui demander s’il n’a pas soif. Sortir le téléphone. Regarder l’heure. Comprendre qu’il est fatigué. Devoir partir. Se rincer les pieds. Marcher jusqu’à la voiture. Se débarrasser du sable. Remettre nos chaussures. Avoir la peau salée. Les cheveux emmêlés. Mais tant pis, c’était un chouette après midi.  Se sentir en phase. Se sentir bien. Et l’aimer plus que tout.

 

 

 

 

Vidéo, Vie de famille

Les jolies séquences #1

Samedi 24 juin. Comme une odeur de douce rêverie dans l’air. Ce matin, j’ai envie de me laisser porter par la vie et surtout de la filmer. Il y a des tonnes de choses dont je ne vous parle pas ici, mais qui valent plus d’or à mes yeux que tous les looks et les tutos du monde. Il s’agit de choses que je ne saurais vous expliquer, enveloppées dans un nuage de tendresse, d’une simplicité infinie et pourtant qui me touchent tellement. De vrais jolis moments. Ce matin, j’ai eu envie de dévoiler un petit peu plus de notre quotidien et bien au delà des photos, ce sont des petites séquences vidéos que je vous propose. Vous y verrez notre Kéo, qui nous semble si grand à présent et je vous présente notre Glamour qui vous n’avez encore jamais vu sur ce blog, en tout début de vidéo.Je ne sais toujours pas si ce format me va, s’il me convient et si je vais être assez assidue. Parce que passer de la photo à la vidéo comme ça, si pour certains c’est un petit pas, une petite marche à gravir, pour moi c’était déjà l’Everest à franchir. Mais promis j’essayerais de m’y tenir, une vidéo de temps en temps.  Je vous laisse donc avec mes jolis moments du samedi 24 juin… A très vite.