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Création / Photographie

Dans la peau de Nastassja Kinski.

Nastassja Kinski. Ce nom ne me disait rien il y a encore un mois, aujourd’hui elle est devenue une véritable inspiration pour moi. Je l’ai découvert à travers le film Paris, Texas, de cette fameuse scène du Peep show où elle parait tellement femme et enfant à la fois. J’aime les personnalités aux caractéristiques contraires. Si faibles et tellement fortes, dures et douces, ouvertes et pourtant compliquées à atteindre. Le personnage qu’elle incarne est de ceux là. Elle a mille facettes qui transparaissent sur son visage le temps d’une scène. Mais au final, on a beau l’observer, elle semble toujours si lointaine, si inaccessible. Elle me fascine. C’est pourquoi j’ai voulu reproduire à ma manière ce personnage si particulier. Et puis je voulais aussi parler un peu aussi de ce film ici, de ce que j’en ai pensé , de ce que j’ai aimé. Je n’étais pas partie dans la bonne optique, je ne pensais pas découvrir ce genre d’histoire, je ne pensais pas qu’il serait si long… mais s’il y a quelque chose qui m’a émerveillé , c’est bien la photographie et l’atmosphère saturée de l’image. Il suffit de regarder l’affiche pour le découvrir. Toutes les couleurs sont criardes, mais loin de faire mal aux yeux, elles imposent une ambiance très intime, hors du temps. J’étais scotchée par toutes les scènes nocturnes en extérieur avec les néons des magasins et dinner américains, dignes des plus beaux tableaux de Hopper. Je suis très attachée à ce genre d’images que je trouve esthétiques au possible. Et même si ce n’est pas le style de film que j’aime regarder, je sais déjà que je repasserais régulièrement certaines scènes pour m’en inspirer.

 

Robe: Boohoo

Humeurs, Non classé

Se rappeler que la vie doit être vécue.

C’est avec évidemment le coeur lourd que j’écris aujourd’hui cet article certainement décousu, au fil des pensées. Je suis désolée d’avance s’il n’est pas agréable à lire mais je ressens maintenant le besoin de m’exprimer. Pour Charlie, je n’ai rien dit. Pour Paris, je n’ai rien écrit. Pour Orlando et Bruxelles, non plus. Pour aucune attaque, je n’ai ressenti ce besoin de m’exprimer. Je suis dans l’incompréhension face à ce 14 Juillet niçois massacré. Il y a tellement de sentiments qui me nouent le ventre depuis hier soir, tellement de questions alors restées sans réponses qui se bousculent dans ma tête. La première étant : Pourquoi? Pourquoi ça et pourquoi nous? Je suis attristée et révoltée de ce que je peux lire sur les réseaux sociaux. Pourquoi mettre des photos et des vidéos des victimes? Le devoir d’information est il plus important que l’aide et l’assistance? Je ne comprends pas. Je ne comprends rien. Ce monde ultra médiatisé ne tourne plus tout à fait rond. La recherche de l’image choc avant le relais des informations dans les médias m’écoeure. Le bourrage de crâne, les mêmes informations qui passent sans cesse, et ces mots soufflés par les journalistes comme pour instaurer la peur. Parler de terrorisme, d’attentat, de Daesh… alors que rien n’a encore été revendiqué parait normal pour la plupart des gens. Pour moi, ça ne l’est pas. Tant que nous ne savons pas, il n’y a rien à dire. Loin de moi l’idée de défendre des terroristes, ça non! Mais pas une seule fois, je n’ai entendu parlé d’amalgames sur les chaines d’infos ce matin. Pire encore, j’ai vu mes propres amis réagir à chaud hier soir sur Facebook, attisant une fois de plus la haine. Ce n’est pas le message que j’aimerais passer. Ce n’est pas le message qu’il faut délivrer. Je pourrais écrire encore de longues lignes sur le sujet, mais je ne sais plus… Quoi dire? Quoi faire?

Nous avons simplement besoin d’amour et d’Humanité. Il faut aujourd’hui vivre avec ce risque, n’être en sécurité nul part. Mais l’important c’est de vivre. Il ne faut pas céder à la peur. Je ne dis pas qu’il ne faut pas avoir peur, ça non! Seulement, il ne faut pas céder. Il ne faut pas survivre dans ce monde en se demandant ce qui pourra bien arriver la prochaine fois. Il faut continuer à avancer, encore et encore comme nous l’avons toujours fait. On peut reprocher bien des choses aux Français, mais pas d’être égoïstes et désunis. Nous sommes une Nation, nous sommes ensemble dans les bons moments (souvenez vous la semaine dernière, l’Euro…) mais aussi dans les pires tragédies . Et même dans la douleur , le désarroi le plus profond, il ne faut jamais abandonner. On est ensemble, et tant que cela s’avère vrai je penserais toujours que la vie vaut la peine d’être vécue.

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