Browse Tag by photographie
Culture, Vie de famille, Voyages & Sorties

Ouvrir son esprit au Musée des Beaux Arts.

 

Dimanche 12 novembre 2017. J’ai pensé que c’était le bon moment. La grêle tombait en averses, les nuages rendaient la luminosité médiocre. C’était un temps à rester chez soi devant son chauffage et un bon Disney. Un temps à faire des crêpes ou peut être bien des gaufres. Un temps à rester en pyjama. Mais nous nous sommes levés tard et après un petit déjeuner dominical, nous avions envie de sortir. Il était hors de question d’aller attraper froid sous la pluie et la grêle. Exit donc les balades en foret ou en bord de mer. Nous n’avions pas envie non plus d’aller au cinéma. Alors, j’ai pensé que c’était le bon moment. Le bon timing, à ses trois ans et demi, pour l’emmener pour la première fois au Musée des Beaux Arts de Caen. Kéo connait les musées. Il en a déjà fait quelques uns, dont le public ciblé était clairement jeune. Là, les Beaux Arts, c’était différent. Je savais que je l’y emmènerais tôt ou tard, car je pense qu’il fait partie de mon rôle de maman de l’initier à l’art comme je peux l’initier au sport, à la lecture ou à la pâtisserie. J’ai toujours trouvé intéressant le nombre d’interprétations possibles d’un tableau. J’ai toujours trouvé fantastique la façon dont les enfants voient les peintures et expriment leur avis face à une sculpture. Je pense que l’art est une manière différente de s’ouvrir l’esprit. On peut débattre, discuter, s’émerveiller d’une photographie. Certaines oeuvres servent de base à toutes sortes de discussion. Aller au Musée des Beaux Arts, c’est, selon moi, un moment de partage. Bien sûr, nous n’avons pas décrit toutes les oeuvres que nous avons vu. Je l’ai d’abord laissé gambader. J’ai observé son regard. Je l’ai suivi. J’ai attendu qu’il s’assoit enfin dans un canapé pour lui demander si cela lui plaisait. Et selon lui, « c’est cool, Maman« . Alors j’ai commencé à sélectionner des oeuvres et à le questionner. Tiens, quelles couleurs ont été utilisées ? Qu’est ce qui est représenté là? Sinon, entre ces deux tableaux, lequel préfères-tu? J’ai trouvé ces moments formidables. C’était si riche! J’ai vu à quel point mon petit garçon à un esprit vif, à quel point il ne manque aucun détail et surtout, j’étais étonnée de le voir s’impliquer autant dans cette visite. Cela m’a rendu heureuse. Non pas par fierté de le découvrir sous ce jour, mais par plaisir d’échanger avec lui. Et de le connaitre un peu mieux.

Beauté/mode

Trop impatiente.

Je profite de ce partenariat avec le site Dresslily.com pour revenir sur le blog après une petite semaine et demi d’absence. J’ai reçu cette robe la semaine dernière et je la trouve tellement jolie. Assez loin de ce que j’ai l’habitude de porter, son effet uniforme et sa couleur bordeaux m’ont de suite convaincue qu’elle est parfaite pour cet automne. Et j’étais trop impatiente de vous la montrer. Après avoir passé quinze jours à courir dans tous les sens, n’ayant au final pas le temps pour m’occuper du shooting de cette pièce, je me suis bien rattrapée en profitant de ce parc situé à Caen. Nous sommes arrivés avant l’aube et avons attendu l’ouverture des grilles pour aller nous promener dans ce qui est devenu, le temps d’une demi heure, un terrain de jeu géant. La Lune nous a accompagné un moment avant de disparaitre totalement, laissant la place au soleil rougeoyant. C’était absolument fantastique de se retrouver seuls dans ce lieu. Les feuilles commencent à jaunir et à tomber, le ciel offrait un dégradé de rose et de violet et tout cet espace nous appartenait , le temps d’un instant. Pas de promeneur, pas d’agents municipaux, juste nous et cette lumière particulièrement dorée qui se reflétait sur la façade des bâtiments. Et même s’il faisait froid, rien n’aurait pu gâché la particularité de ce moment.

Robe: Dresslily / Chaussures: Babou (ancienne collection) / Veste: Pimkie (ancienne collection)

Beauté/mode

Les contrastes et le renouveau.

Même si je ne suis pas une citadine dans l’âme, il faut bien avouer que certains aspects des espaces urbains sont très inspirants. Pour moi, c’est avant tout une question d’architecture et d’art qui d’une ville à l’autre diffèrent totalement. Les grands boulevards Hausmann de Paris offrent des perspectives à couper le souffle, le style coloré de Barcelone nous incite à rester tard en terrasse pour profiter des festivités espagnoles, l’art gothique strasbourgeois nous envoie dans un autre temps et l’urbanisme moderne naissant sur la presqu’île de Caen rajeuni la vieille ville jusque là construite à base de pierres blanches. De tout ce mélange de genres, moi, ce que j’aime ce sont  les contrastes. Et en vieillissant, la ville normande se pare de mille et un styles différents. C’est peut être ça que j’adore chez elle: cette faculté qu’elle a de marier tous les arts, toutes les origines et de créer sa personnalité propre dans ce tourbillon d’originalités. Depuis longtemps j’aime trouver des graff’, photographier des murs, admirer le design, m’émerveiller devant l’ancien. Et après quelques recherches, j’ai trouvé pas mal d’informations sur l’art urbain de Caen. Je me suis rendue compte que quelques journaux avaient fait des articles pour célébrer la jeunesse retrouvée de la ville, qu’un festival a été créé pour mettre en lumière les grands murs remplis de graffitis et que des artistes sont invités chaque année pour déposer leur patte et leur signature sur quelques bâtiments. Cela donne une seconde jeunesse, une fraicheur à la vieille et belle Caen. Il faut savoir qu’en plus des contrastes, je me focalise aussi sur les choses désuètes qui ont la bonne idée de revenir au goût du jour. D’ailleurs cette si jolie robe en est un exemple. Sur un vichy un peu rock et une coupe aérée, elle arbore de grosses fleurs vintage. N’est-elle par représentative de tout ce que j’aime dans le contraste et dans le renouveau? Elle allie à la perfection un motif un peu trop sage et démodé à un vêtement à la coupe plutôt sexy.  Je suis folle de cette robe. Au début , je l’imaginais accessoirisée avec des ballerines roses poudrées à ruban de satin, ce qui accentuait son coté jeune fille.  Et c’est en achetant mes dernières bottines noires que je me suis rendue compte qu’elle avait un autre potentiel. Une fois associée à ma nouvelle paire de talons, elle change complètement de style, se métamorphose et dévoile son caractère un peu plus neuf, plus féminin, plus décalé et un brin plus citadin aussi.

Robe: Mango / Veste: Pimkie / Chaussures: Tex (similaires ici)  / Collier: Wish (similaire ici

Création / Photographie, Humeurs

Les princesses sont-elles toutes des femmes-enfants?

 

C’est la question que je me suis posée la dernière fois que j’ai regardé une princesse Disney. Les princesses sont-elles toutes des femmes-enfants? Il suffit de regarder Belle, Cendrillon ou Raiponce. Elles ont toutes cet air angélique, qui fait d’elles des jeunes femmes prudes et bien élevés. Elles sont catégorisées. Et alors que je pensais que Disney avait fait un énorme bon en avant avec Elsa de la Reine des Neiges, je me suis rendue à l’évidence. La vraie princesse du film est Anna. Elsa, dès le début de l’histoire, devient reine. Et avez-vous déjà regardé les reines de dessins animés? Elles sont, elles aussi, mises dans des cases. Il y a les gentilles reines, telle que la mère d’Aurore, mères idéales parfaitement lisses, qui épaulent le roi et sont bienveillantes envers les sujets. Et il y a les vilaines reines, qui parfois deviennent des sorcières, souvent fatales, maquillées au possible, strictes et méchantes. Hautaines aussi.

Et dans la vraie vie, alors? Je me suis toujours considérée comme la femme-enfant par excellence. La fille qui porte des baskets ou des ballerines tous les jours, qui garde les talons pour les occasions et qui se sent toutefois trop jeune pour se la jouer fatale. Je pensais qu’à l’approche de mes vingt cinq ans, quelque chose se débloquerait en moi, que j’atteindrais un autre niveau. Que je me sentirais plus belle, plus libre et au combien plus sereine. La réalité est toute autre. Si aujourd’hui, certains perçoivent les différentes facettes de ma personnalité, je les dissimule encore bien enfouis sous mes grimaces de gamine. J’ai beau être très ouverte, j’avoue être plus à l’aise dans mon éternelle enveloppe de jeune fille que dans celui de la femme sensuelle. J’ai peur d’être hautaine. J’ai peur qu’on me trouve différente. Qu’on imagine que j’ai changé. Parce que le moi qui se cache sous cette enveloppe a toujours était le même, lui. Il a toujours été complexe, pleins d’atouts et de défauts, balançant sans cesse entre les différentes personnalités qui font que je suis moi. Evidemment, que je me sens moi dans tous les cas, mais c’est mon rapport à l’image que je renvoie qui me limite. Evidemment que je suis multiple, mais je ne le parais pas.

Et si Aurore était tatouée de la tête aux pieds, si elle portait une robe fourreau rouge fendue jusqu’à la mi-cuisse resterait-elle encore la princesse douce et rêveuse que nous connaissons? Dans ce qu’elle est, certainement oui. Mais dans notre imaginaire à nous, je suppose qu’elle serait un peu plus rebelle, plus libre et plus forte surtout. Parce que, oui j’oubliais, les princesses sont des êtres fragiles…

C’est de toute cette réflexion autour de l’image que nous renvoyons, nous les femmes, qu’est né le shooting photo du jour. Maquillée comme la vilaine reine de Blanche-Neige, les cheveux un peu en pagaille, un bustier pour accentuer le coté sexy, et des perles noires pour ne rien enlever à ce coté sombre, j’ai choisi de la jouer différemment cette fois. De sortir cette autre facette de moi. Et malgré ça, suis-je toujours celle que vous connaissez?

 

Vie de famille

A l’heure dorée.

Ce n’était pas un rendez vous, plutôt une rencontre inopinée entre nous, le ciel et la mer. Il fallait voir cette plage presque vide, il fallait sentir ce soleil encore brûlant sur nos peaux, il fallait respirer ce vent chaud comme venu du désert, il fallait être là, c’est sur. Nous avions choisi de ne pas prendre part aux festivités de la fête de la musique, préférant un pique nique juste nous trois au bord de l’eau. Nous avons pris notre sac et nos maillots et nous nous sommes rendus sur notre plage favorite. Le soleil, pourtant encore haut dans le ciel, commençait à prendre des couleurs de crépuscule et c’est là que l’instant magique s’est produit. Il y eu les reflets jaunes partout, et surtout dans l’eau bizarrement calme de l’océan. L’ambiance avait changé du tout au tout. Il fallait absolument que nous profitions de cette eau pailletée à l’heure dorée. Ce fût d’abord moi, puis nous. Nous nous sommes immergés dans la tiédeur de l’eau salée après une journée caniculaire. Cela faisait tellement de bien. Et on a nagé, nagé et on a joué aussi. On s’est fait des bisous dans l’eau, des câlins d’amour, on a beaucoup observé l’horizon, on a tourné sur nous même, remué pour créer nos petites vagues à nous, dansé un slow avec la mer, et rit à pleine voix. Ce n’était pas un rendez vous mais une rencontre inopinée entre nous, le ciel et la mer à l’heure dorée.

 

 

Création / Photographie

Dans la peau de Nastassja Kinski.

Nastassja Kinski. Ce nom ne me disait rien il y a encore un mois, aujourd’hui elle est devenue une véritable inspiration pour moi. Je l’ai découvert à travers le film Paris, Texas, de cette fameuse scène du Peep show où elle parait tellement femme et enfant à la fois. J’aime les personnalités aux caractéristiques contraires. Si faibles et tellement fortes, dures et douces, ouvertes et pourtant compliquées à atteindre. Le personnage qu’elle incarne est de ceux là. Elle a mille facettes qui transparaissent sur son visage le temps d’une scène. Mais au final, on a beau l’observer, elle semble toujours si lointaine, si inaccessible. Elle me fascine. C’est pourquoi j’ai voulu reproduire à ma manière ce personnage si particulier. Et puis je voulais aussi parler un peu aussi de ce film ici, de ce que j’en ai pensé , de ce que j’ai aimé. Je n’étais pas partie dans la bonne optique, je ne pensais pas découvrir ce genre d’histoire, je ne pensais pas qu’il serait si long… mais s’il y a quelque chose qui m’a émerveillé , c’est bien la photographie et l’atmosphère saturée de l’image. Il suffit de regarder l’affiche pour le découvrir. Toutes les couleurs sont criardes, mais loin de faire mal aux yeux, elles imposent une ambiance très intime, hors du temps. J’étais scotchée par toutes les scènes nocturnes en extérieur avec les néons des magasins et dinner américains, dignes des plus beaux tableaux de Hopper. Je suis très attachée à ce genre d’images que je trouve esthétiques au possible. Et même si ce n’est pas le style de film que j’aime regarder, je sais déjà que je repasserais régulièrement certaines scènes pour m’en inspirer.

 

Robe: Boohoo

Création / Photographie

Le jardin botanique.

Les fleurs… si on m’avait dit il y a une dizaine d’années que j’irais dans un jardin juste pour photographier des fleurs , je ne l’aurais pas cru une seconde. Je ne suis pas une femme qui aime spécialement ça. J’ai toujours été vaguement décontenancée par leur façon de resplendir un jour et ternir si vite le lendemain. C’est ce que je n’aimais pas chez elles, leur côté éphémère. Comment la nature pouvait elle être si contrariante? Comment pouvait elle placer tant de beauté dans une chose si délicate et la laisser se faner et mourir si vite? Je trouvais ça atrocement triste. Et puis, les années passant , j’ai découvert qu’elles étaient la métaphore la plus proche de l’instant de bonheur et qu’il fallait savoir les apprécier pour ça. Pour leur vie si temporaire justement. Il faut en prendre soin au moment où elles sont là, pour ne laisser dans nos souvenirs que la plus jolie image qu’elles ont pu offrir. J’ai appris à les détailler , à les contempler. J’ai appris à aimer les acheter quand ma soeur est devenue fleuriste. J’ai appris la photo, et dans ce contexte la macro. J’ai appris que les photographier c’était un peu les sublimer. Alors, pour les admirer encore et encore, je me suis rendue dans le jardin botanique de Caen. C’était la première fois que j’y mettais les pieds. C’était si doux, si calme, si serein. Et même si je n’aimais pas tellement les fleurs, j’ai toujours beaucoup apprécié ces jardins qui permettent de se perdre en plein milieu de la ville. Se retrouver un peu dans ce silence, loin du bruit des voitures et des gens qui marchent à toute vitesse, ça a toujours eu sur moi un effet apaisant. Là-bas, on peut s’asseoir dans l’herbe et rêvasser, ou alors on peut aussi ne penser à rien. Tout est permis, l’esprit est libre, la pensée permise.

 

Création / Photographie

Des montgolfières.

En cherchant un peu d’inspiration dans mes fichiers photos,  je me suis souvenue de cette série que je voulais tant partager. Des photographies prises en macro un après midi pluvieux en forêt. Je les trouve si belles, même quelques mois après. Elles ont quelque chose de différent, d’aérien. Et elles font remonter quelques souvenirs en moi. Le plus présent, c’est peut être celui d’une soirée , je n’avais pas encore dix ans et mes parents m’ont emmené voir les montgolfières. Des centaines de montgolfières! Elles étaient rassemblées sur un évènement aujourd’hui très connu en Lorraine, à Chambley. Un mondial qui se tient chaque année et qui, à l’époque, m’a complètement émerveillé. Les unes après les autres , elles s’envolent et s’éloignent. Elles sont des mastodontes en toile aux couleurs étincelantes. Je suis restée scotchée devant chaque décollage. Et ces gens qui partaient dans ces ballons… ils avaient tellement de chance. Aujourd’hui, je n’ai pas encore réalisé ce rêve qu’est de monter à bord de ces gigantesques ovales gonflables.  Et c’est peut être parce que j’ai trop envie de m’envoler en ce moment que l’idée m’est venue. C’est peut être aussi parce que j’aime ce qui est aérien et que les images s’y prêtaient. Alors, j’ai choisi une petite moitié de mes photos pour dessiner et les autres, je les ai laissé intactes puisqu’elles sont jolies ainsi.  En tout cas, je me suis beaucoup amusée à dessiner ces quelques montgolfières, ces objets volants, ces ballons. Ces petites choses qui volent et s’envolent, on ne sait où, on ne sait vers quoi.

 

 

 

Création / Photographie

Encore une fois.

Sincèrement, je ne pensais pas écrire de nouveau un article sur le ciel. Montrer le crépuscule, encore une fois. Vous connaissez déjà tellement bien mon addiction pour les couleurs du soir et du matin, du crépuscule et de l’aube. J’en ai écrit tellement : ici, ici et ici. Je vous ai déjà raconté cent fois que j’adore ces nuances, ces couleurs, ces contrastes. Que j’adore photographier ça. Que je trouve que ça passe toujours trop vite. Qu’on a jamais assez de temps pour contempler. C’est trop éphémère, trop soudain. Tellement changeant. Si magique. Mais ça ne changera pas, j’adore photographier le ciel le soir et j’aime toujours autant vous montrer ça.

 

Création / Photographie

Dessiner, créer , évoluer.

Je suis convaincue que la photographie est un excellent outil de communication. On peut partager tout un tas de choses par les photos. On peut montrer les joies, les peines, on peut même leur faire dire des choses. J’ai envie aujourd’hui de raconter des histoires avec mes photos. J’ai envie qu’on puisse s’imaginer tout un monde en regardant une image. J’avais les moyens de le faire avant, rien qu’avec mon appareil et les décors et accessoires. Mais depuis quelques temps, j’avais également envie d’aller plus loin, de travailler plus sur un plan, une lumière, un fond , de retoucher mieux et de créer.

Créer, voilà ce qui m’a poussé il y a quelques jours à m’acheter une tablette graphique. Depuis, je m’éclate. Certaines photos sont pour moi inachevées tant qu’elles n’ont pas été poussées au bout de leur potentiel. Tant que la lumière n’est pas parfaite, tant que la saturation n’est pas adéquate, tant que le contraste n’est pas bien pensé. Et surtout, elles ne peuvent rien dévoiler tant que je n’y ai pas ajouté mes dessins. Je pense vous raconter , de temps à autres, de douces histoires rien qu’avec mes images. Histoire d’évoluer un peu, et de ne plus avoir besoin de tant de mots.