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Création / Photographie

Dans la peau de Nastassja Kinski.

Nastassja Kinski. Ce nom ne me disait rien il y a encore un mois, aujourd’hui elle est devenue une véritable inspiration pour moi. Je l’ai découvert à travers le film Paris, Texas, de cette fameuse scène du Peep show où elle parait tellement femme et enfant à la fois. J’aime les personnalités aux caractéristiques contraires. Si faibles et tellement fortes, dures et douces, ouvertes et pourtant compliquées à atteindre. Le personnage qu’elle incarne est de ceux là. Elle a mille facettes qui transparaissent sur son visage le temps d’une scène. Mais au final, on a beau l’observer, elle semble toujours si lointaine, si inaccessible. Elle me fascine. C’est pourquoi j’ai voulu reproduire à ma manière ce personnage si particulier. Et puis je voulais aussi parler un peu aussi de ce film ici, de ce que j’en ai pensé , de ce que j’ai aimé. Je n’étais pas partie dans la bonne optique, je ne pensais pas découvrir ce genre d’histoire, je ne pensais pas qu’il serait si long… mais s’il y a quelque chose qui m’a émerveillé , c’est bien la photographie et l’atmosphère saturée de l’image. Il suffit de regarder l’affiche pour le découvrir. Toutes les couleurs sont criardes, mais loin de faire mal aux yeux, elles imposent une ambiance très intime, hors du temps. J’étais scotchée par toutes les scènes nocturnes en extérieur avec les néons des magasins et dinner américains, dignes des plus beaux tableaux de Hopper. Je suis très attachée à ce genre d’images que je trouve esthétiques au possible. Et même si ce n’est pas le style de film que j’aime regarder, je sais déjà que je repasserais régulièrement certaines scènes pour m’en inspirer.

 

Robe: Boohoo

Création / Photographie

Le jardin botanique.

Les fleurs… si on m’avait dit il y a une dizaine d’années que j’irais dans un jardin juste pour photographier des fleurs , je ne l’aurais pas cru une seconde. Je ne suis pas une femme qui aime spécialement ça. J’ai toujours été vaguement décontenancée par leur façon de resplendir un jour et ternir si vite le lendemain. C’est ce que je n’aimais pas chez elles, leur côté éphémère. Comment la nature pouvait elle être si contrariante? Comment pouvait elle placer tant de beauté dans une chose si délicate et la laisser se faner et mourir si vite? Je trouvais ça atrocement triste. Et puis, les années passant , j’ai découvert qu’elles étaient la métaphore la plus proche de l’instant de bonheur et qu’il fallait savoir les apprécier pour ça. Pour leur vie si temporaire justement. Il faut en prendre soin au moment où elles sont là, pour ne laisser dans nos souvenirs que la plus jolie image qu’elles ont pu offrir. J’ai appris à les détailler , à les contempler. J’ai appris à aimer les acheter quand ma soeur est devenue fleuriste. J’ai appris la photo, et dans ce contexte la macro. J’ai appris que les photographier c’était un peu les sublimer. Alors, pour les admirer encore et encore, je me suis rendue dans le jardin botanique de Caen. C’était la première fois que j’y mettais les pieds. C’était si doux, si calme, si serein. Et même si je n’aimais pas tellement les fleurs, j’ai toujours beaucoup apprécié ces jardins qui permettent de se perdre en plein milieu de la ville. Se retrouver un peu dans ce silence, loin du bruit des voitures et des gens qui marchent à toute vitesse, ça a toujours eu sur moi un effet apaisant. Là-bas, on peut s’asseoir dans l’herbe et rêvasser, ou alors on peut aussi ne penser à rien. Tout est permis, l’esprit est libre, la pensée permise.

 

Création / Photographie

Des montgolfières.

En cherchant un peu d’inspiration dans mes fichiers photos,  je me suis souvenue de cette série que je voulais tant partager. Des photographies prises en macro un après midi pluvieux en forêt. Je les trouve si belles, même quelques mois après. Elles ont quelque chose de différent, d’aérien. Et elles font remonter quelques souvenirs en moi. Le plus présent, c’est peut être celui d’une soirée , je n’avais pas encore dix ans et mes parents m’ont emmené voir les montgolfières. Des centaines de montgolfières! Elles étaient rassemblées sur un évènement aujourd’hui très connu en Lorraine, à Chambley. Un mondial qui se tient chaque année et qui, à l’époque, m’a complètement émerveillé. Les unes après les autres , elles s’envolent et s’éloignent. Elles sont des mastodontes en toile aux couleurs étincelantes. Je suis restée scotchée devant chaque décollage. Et ces gens qui partaient dans ces ballons… ils avaient tellement de chance. Aujourd’hui, je n’ai pas encore réalisé ce rêve qu’est de monter à bord de ces gigantesques ovales gonflables.  Et c’est peut être parce que j’ai trop envie de m’envoler en ce moment que l’idée m’est venue. C’est peut être aussi parce que j’aime ce qui est aérien et que les images s’y prêtaient. Alors, j’ai choisi une petite moitié de mes photos pour dessiner et les autres, je les ai laissé intactes puisqu’elles sont jolies ainsi.  En tout cas, je me suis beaucoup amusée à dessiner ces quelques montgolfières, ces objets volants, ces ballons. Ces petites choses qui volent et s’envolent, on ne sait où, on ne sait vers quoi.

 

 

 

Création / Photographie

Encore une fois.

Sincèrement, je ne pensais pas écrire de nouveau un article sur le ciel. Montrer le crépuscule, encore une fois. Vous connaissez déjà tellement bien mon addiction pour les couleurs du soir et du matin, du crépuscule et de l’aube. J’en ai écrit tellement : ici, ici et ici. Je vous ai déjà raconté cent fois que j’adore ces nuances, ces couleurs, ces contrastes. Que j’adore photographier ça. Que je trouve que ça passe toujours trop vite. Qu’on a jamais assez de temps pour contempler. C’est trop éphémère, trop soudain. Tellement changeant. Si magique. Mais ça ne changera pas, j’adore photographier le ciel le soir et j’aime toujours autant vous montrer ça.

 

Création / Photographie

Dessiner, créer , évoluer.

Je suis convaincue que la photographie est un excellent outil de communication. On peut partager tout un tas de choses par les photos. On peut montrer les joies, les peines, on peut même leur faire dire des choses. J’ai envie aujourd’hui de raconter des histoires avec mes photos. J’ai envie qu’on puisse s’imaginer tout un monde en regardant une image. J’avais les moyens de le faire avant, rien qu’avec mon appareil et les décors et accessoires. Mais depuis quelques temps, j’avais également envie d’aller plus loin, de travailler plus sur un plan, une lumière, un fond , de retoucher mieux et de créer.

Créer, voilà ce qui m’a poussé il y a quelques jours à m’acheter une tablette graphique. Depuis, je m’éclate. Certaines photos sont pour moi inachevées tant qu’elles n’ont pas été poussées au bout de leur potentiel. Tant que la lumière n’est pas parfaite, tant que la saturation n’est pas adéquate, tant que le contraste n’est pas bien pensé. Et surtout, elles ne peuvent rien dévoiler tant que je n’y ai pas ajouté mes dessins. Je pense vous raconter , de temps à autres, de douces histoires rien qu’avec mes images. Histoire d’évoluer un peu, et de ne plus avoir besoin de tant de mots.

Beauté/mode

Le chouette dimanche 5 mars.

Dimanche dernier, quelque part en Normandie. Nous nous étions levés tôt espérant trouver à notre réveil un joli lever de soleil. Malheureusement, il pleuvait des cordes, le temps normand n’avait pas décidé d’être clément. J’avais promis à Kéo qu’on irait se promener, je ne pouvais pas ne pas tenir cette promesse. Alors on a attendu . Attendu que quelques éclaircies apparaissent, attendu que le vent se calme, attendu que les nuages soient moins menaçants. Et vers 13h, c’est arrivé. Le temps pluvieux a laissé place à un peu de gris mais rien de bien méchant. Pour le soleil par contre, on repassera. Nous avons pris la voiture puis nous sommes allés au Château de Canon. J’aime beaucoup ses grandes barrières bleues. Elles donnent au lieu un air princier.  Nous avons marché cinq bonnes minutes pour nous retrouver devant la magnifique bâtisse, avons pris quelques photos de Kéo en train d’observer les lamas et de cueillir des fleurs. Et puis, on a trouvé rigolo de shooter ce look un peu décousu du dimanche. Une simple robe noire Les Petites Bombes à la forme asymétrique, une chemise en jean Pimkie par dessus et mon long manteau. J’en profite pour vous montrer également mes bottines Naf Naf tellement confortables que je porte tous les hivers depuis trois ans. Je les adore! Et puis, à mon majeur gauche, une bague à la valeur inestimable, à la valeur sentimentale, une bague de ma Mamie. C’était aussi un petit clin d’oeil que de porter un des ses bijoux en ce jour de fête des grands mères. Elle ne le sait peut être pas mais j’aime tellement tellement ses bijoux. Elle en a pleins et nous en fait profiter de temps à autre à moi et ma soeur. J’ai une chouette Mamie aux goûts pour les bijoux incontestables, j’ai un chouette chéri également qui accepte sans broncher de me photographier, j’ai un chouette petit bonhomme qui me ramasse des fleurs sans arrêt. Et c’était un chouette Dimanche 5 mars aussi.

 

Vie de famille

A la mer, Maman!

Mercredi 18 janvier. Il fait froid, vraiment très froid mais le soleil brille. Il est 15h30 sur la plage de Merville Franceville et des petites baskets foulent le sable. La mer est loin et il faut redoubler d’efforts pour l’atteindre. Il ne faut pas céder à ce vent glacial qui passe à travers les vêtements et surtout il faut profiter. La plage nous appartient, elle n’est rien qu’à nous. Pas un promeneur à l’horizon. D’autres mamans tentent puis décident qu’il fait trop froid. Des marcheurs viennent jusqu’à l’eau puis repartent aussitôt. Je ne suis pas franchement sereine de l’emmener tout près de l’eau mais c’est lui qui l’a décidé. « A la mer, Maman! A la mer! » a t-il crié joyeusement. Alors, j’ai cédé. Nous avons d’abord observé les vagues, et puis elles ont frôlé nos chaussures alors nous nous sommes dit qu’il valait peut être mieux reculer. Il y a eu cet instant , cette minute de contemplation avant de revenir à l’habituelle cueillette de coquillages. C’est drôle, à chaque fois, il fait ça. Il passe un long moment a scruté le sable et quand il trouve un trésor, il le ramasse. Alors, je mets le petit objet dans mon sac et je prends bien soin de ne pas le perdre. Lorsqu’il a décidé qu’il en avait assez peut alors débuter la vraie balade. Celle où on prend des photos, où on avance vraiment au point qu’après quelques minutes de marche, la voiture nous parait bien loin. Et puis, il y a le retour par un autre chemin. On longe la plage et on essaye de trouver une boulangerie, un endroit où nous réchauffer, un lieu calme qui contraste avec le bruit permanent des grosses vagues d’hiver.  C’est nos petites habitudes à nous. Les habitudes de quand on va « à la mer, Maman! A la mer » .

 

Création / Photographie

Frozen

Récemment, je me suis posée cette question: Comment débuter 2017 ici? Quel premier article vais-je bien pouvoir écrire? Evidemment, j’aurais pu écrire un millier d’articles différents. J’aurais pu shooter un look minimaliste pour trancher avec les paillettes et les couleurs de ces derniers jours. J’aurais pu écrire une recette détox ou même lister mes bonnes résolutions (que je ne fais pas) pour les 365 jours à venir. Mais ce n’est pas ce que je voulais. Ce n’est pas ce à quoi ressemble ma vie en ce moment. Ces derniers temps, j’ai très envie de photographier, d’être un peu derrière le boitier plutôt que devant , de passer mes soirées à retoucher. J’ai également très envie de me reconnecter avec ce qui m’entoure, la nature, les paysages gelés sublimes que m’offre ma Normandie et ce froid que je n’arrive pas à détester. Je veux mon bonnet bien chaud sur la tête et mon Kéo à mes côtés qui découvre les joies des longues balades matinales. Je pourrais même rester postée devant ce soleil levant pendant plusieurs minutes pour capturer les bonnes couleurs au bon moment. J’avoue aussi rêver de neige parfois, tout aussi belle et éphémère que le gel, mais qui n’arrive pas pointer le bout de son nez ici. Alors je me contente de ce gel si blanc et lumineux qui reflète de la meilleure façon possible les premiers rayons de soleil. J’ai beau avoir les mains et les pieds glacés, l’important pour moi ce sont les nouveaux souvenirs qui s’impriment dans ma tête et mes yeux qui deviennent brillants à force de trop refléter les éclats de splendeur du moment.

 

Non classé, Vie de famille, Voyages & Sorties

Saint Malo intra muros.

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Cela va bientôt faire deux semaines que nous avons passé un week end à Saint Malo et je n’ai pas eu encore le temps de partager ici mes photos de la vieille ville. Il y aurait tellement de choses à dire sur cette ville bretonne, tout près de notre Mont Saint Michel normand. Mais je crois que le mieux est de me cantonner à évoquer ses belles pierres et ses ruelles dynamiques. Encore un joli lieu à découvrir. Il fait bon s’y promener et on peut y découvrir de belles petites enseignes. Il suffit de chercher un peu et de s’éloigner des rues principales où se sont installées toutes les grandes marques hors de prix, pour y trouver des trésors. Mais, je n’en dis pas plus, simplement que pour se rendre compte de l’ambiance et de sa magie, le mieux est encore de vouloir y mettre les pieds.

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Création / Photographie, Humeurs, Non classé

Des lucioles.

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En me promenant un peu sur les différents profils de FlickR, je suis tombée sur une photo qui m’a de suite parlée. Même que de toutes mes photos favorites, celle ci est ma préférée. L’idée du photographe, Mike Monaghan, étant d’étendre un grand drap sur des guirlandes à Led multicolores et d’y allonger une femme pour créer un effet de contre jour. J’ai toujours été fascinée par cette image, à la fois tellement réelle et féérique. Elle m’inspire. Je trouve que toutes ces petites lumières minuscules ressemblent à des lucioles. Un grand nuage de lucioles qui se seraient retrouvées là pour former un joli tableau scintillant. J’aime l’effet de la lumière qui dévoile juste un peu et qui laisse largement la place à l’imagination. Avec des petites loupiotes de ce style , on peut choisir ce que l’on veut montrer, mettre l’accent sur une silhouette ou juste laisser trainer par ci par là des scintillements verts, bleus et rouges. Elles offrent mille possibilités, mille façons d’imaginer une scène ou d’en écrire l’histoire. Pour ma part, j’ai fait mes premiers essais sans réelle trame à suivre. On a juste essayé, comme ça, pour voir. Je ne voulais pas raconter d’histoire, ni vraiment mettre en scène une situation. Mais j’avais vraiment envie de montrer la façon dont j’ai apprivoisé mes toutes petites lucioles.

 

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