Browse Tag by vie
Humeurs

Ne partager que du bien.

C’est la question qui s’est posé récemment. La semaine a été jonchée de malchance, alors je me suis demandée: Dois-je en parler? Au début du blog, mon écriture n’était pas la même. Ma ligne éditoriale non plus. J’étais plus branchée maternité parce que je voulais laisser des traces de ma première grossesse. Je voulais échanger avec d’autres futures mamans, partager mes joies, mes peines, mes doutes et mes peurs. J’y allais un peu à l’instinct, sur l’instant et j’ai parlé de tellement de choses. Et puis la ligne éditoriale a pris un virage serré et j’ai commencé à parler de tout, absolument tout. De livres, de voyages, de films, de pâtisserie, de make up et finalement j’ai fini par proposer des looks. La mode, c’était la marche la plus haute à gravir pour moi. Il fallait suffisamment s’accepter pour se voir sur des dizaines et des dizaines de photos. Ce blog, dans le temps, m’a fait grandir et m’a aidé dans le long chemin de la confiance en soi. J’ai remarqué aussi que ces derniers temps, je préfère largement poster des articles sur les choses légères de la vie, certains diront des choses superficielles. Pour au final, ne poster plus que ça. Je me plais davantage dans le positivisme, dans la magie, les douces anecdotes, les histoires et les rêveries.

Alors peut être que je m’autocensure, peut être que je me protège. Et on m’a toujours dit que, dans la vie, il ne fallait pas ressasser les mauvaises choses. Les écrire ici, ce serait les ressasser, alors je refuse. Très clairement, j’ai besoin de me sentir bien quand je relis mes articles, je n’ai pas besoin de douleur supplémentaire. Alors, j’ai pris le parti de ne parler que de petits bonheurs, de rêver un peu, de photographier du rose, du bleu, les crépuscules, la mer, les arbres, les fleurs, mes nouvelles chaussures et plus rarement le petit homme qui m’accompagne depuis trois ans maintenant. J’ai décidé de vous parler des étoiles et de la lune, de ce que j’aime, ce que j’admire, ce que j’approuve, ce qui me comble. Et tant pis pour le reste. C’est une petite thérapie. Il suffit de se laisser envahir par les belles idées, de forcer la créativité. J’ai l’impression que c’est accessible à tout le monde, si on y met un peu de volonté. Et c’est assez formidable de se dire qu’on n’écrit (et partage) que du bien.

Humeurs

Non, merci. Désolée. Je suis difficile.

Non, merci. Désolée. Je suis difficile. 6 mots. Les six mots d’excuse que j’ai le plus utilisé dans ma vie. J’ai toujours eu un rapport difficile avec la nourriture. D’après mes parents, jusqu’à mes cinq ans je mangeais de tout et du jour au lendemain, plus rien. Enfin… rien… Je sélectionnais. J’ai fini chez le médecin je devais avoir six ans peut être, j’étais mince mais pas maigre et ma famille s’inquiétait. Apparement, d’après la théorie de l’époque (je ne sais pas si elle est toujours d’actualité) , un enfant ne se laissera jamais mourir de faim. C’est vrai, je n’avais pas faim. Mes parents ont pris alors le parti de me laisser faire comme je le souhaitais. Je mangeais donc ce qui me donnais envie dans ce qui m’était proposé et ce qu’il y avait sur la table. C’est ainsi que petit à petit, j’ai arrêté de manger tout ce qui était vert, tout ce qui était salé et froid, tout ce qui contenait du lait. Je mangeais mal mais peu , je n’ai donc jamais eu de soucis de poids. Le plus compliqué finalement, c’était de gérer les sorties scolaires. Je redoutais les heures de midi , où il fallait  que je m’excuse de ne pas manger le repas que l’on me fournissait.

Adolescente, c’est devenu plus compliqué. L’âge faisant j’avais envie de manger mal, tout le temps. Je ne rêvais que de fast food, pizza et kebab et pour le gouter , ma passion pour les donut’s à commencer là. L’adolescence , c’est aussi le moment où on a envie de passer du temps avec des amis, manger chez eux, ou au restaurant. Le nombre de fois où je me suis forcée à avaler ce qui m’était proposé est incalculable. J’avais peur de froisser ceux qui me recevaient. Mon drôle de comportement alimentaire s’est accentué entre mes 15 et mes 18 ans. J’ai commencé à manger la même chose à chaque repas, jusqu’à m’en dégouter. Parfois, ça durait une semaine mais la plupart du temps ça durait beaucoup plus longtemps. Quand je suis arrivée à la fac, mon alimentation était chaotique. Plus aucun légume, peu de viande, beaucoup de féculents et de sucreries. Seule chose positive là dedans, j’adore le poisson et j’en ai mangé beaucoup à cette période. Je me souviens avoir arrêtée de boire de l’eau en faveur de sodas. Je savais que ce n’était pas bon mais j’avais pas envie de me forcer. Je me suis également rendue compte, en vivant seule dans mon appartement, que je détestais cuisiner. Je ne voulais pas toucher au beurre, à la viande crue, aux pâtes cuites, ça me dégoutait. Et je trouvais absolument répugnant de faire la vaisselle.

Et puis, avec Andy mon amoureux, nous avons décidé de vivre ensemble et il a fallu que je me fasse violence. Il a fallu que je cuisine pour nous deux et j’ai peu à peu repris une alimentation correcte. Il était hors de question pour lui de manger toujours la même chose. Il m’a peu à peu réconcilié avec les légumes même si je reste assez difficile. En gagnant un amoureux, j’ai aussi rencontré un beau frère qui est difficile aussi. C’était un soulagement de l’apprendre à vrai dire parce que je savais que mes beaux parents comprendraient que non ce n’est pas un caprice mais un vrai trouble. Ils ont d’ailleurs toujours été très tolérants et je me suis un peu plus ouverte. J’acceptais avec plaisir d’essayer, de gouter et je savais que si ça ne me plaisait pas , ils ne me forceraient pas.

En tombant enceinte de Kéo, j’ai décidé de faire plus attention. Je voulais nourrir du mieux possible le bébé qui grandissait en moi. J’ai recommencé à manger régulièrement de la viande, j’ai appris à cuisiner un peu mieux. Je faisais attention à manger plus de légumes et de fruits. J’ai tenu sept mois. Je pense d’ailleurs que si j’ai pris si peu de kilos durant cette grossesse, c’est grâce à cette alimentation drastique que je me suis imposée. Je privilégiais les produits du marché et des petits commerçants en bas de chez moi. Je vérifiais la provenance. Et au bout de sept mois, l’envie de sucre à repris le dessus et j’ai commencé doucement à lâcher prise jusqu’à l’accouchement. J’ai également décidé de ne pas allaiter pour deux raisons. D’une, je voulais que le Papa profite de ces instants privilégiés avec son fils et de deux , je savais que je m’alimenterais de nouveau trop mal pour faire passer les bons nutriments à mon bébé.

Aujourd’hui , ma façon de m’alimenter change de nouveau. Je refuse de plus en plus la viande et je me rabats sur les céréales, les graines et les féculents. Nous nous sommes limités à un fast food par semaine pour montrer l’exemple à Kéo et nous savons que c’est une sage décision. Je ne m’excuse plus de ne pas aimer, je crois avoir trop complexé avec cela. Cependant, je goute d’avantage de choses, j’essaye de m’ouvrir au mieux. Parfois, ce n’est pas le gout en lui même qui me répugne mais l’odeur ou la texture. J’ai dans l’espoir de trouver rapidement une alternative saine au manque de protéines animales, de calcium et d’autres nutriments que l’on ne trouve que dans ce que je ne mange plus . Je pense vouloir plus me tourner vers des plats végétariens, mais cela reste encore en cours de réflexion.

Humeurs

Ce métier que je chéris tant et que je n’exercerais jamais.

Quand j’étais petite je voulais devenir maitresse. L’idée a commencé a germé lorsque j’étais à peine plus haute quee trois pommes et au fil des années , mon désir de devenir enseignante s’est renforcé. Cela a entièrement joué sur la voie que j’ai suivi. D’abord , une bonne note pour le BEPC et un bac économique et social en poche. Ensuite une fac d’Histoire et des sciences de l’éducation. Ou mieux encore, des sciences de l’éduc’ tout court! C’était le plan parfait et pourtant, l’histoire ne s’est pas terminée comme elle l’aurait dû.

Bien sûr, j’ai eu mon BEPC et mon bac , bien sûr j’ai entamé des études d’histoire. Mais je ne les ai jamais terminées. J’ai très rapidement trouvé que la fac n’était pas un lieu pour moi. Je m’y sentais trop seule, pas assez soutenue… Et puis franchement, les cours d’Histoire, un vrai désastre. J’ai arrêté ces études là pendant ma seconde année . J’aurais pu franchir le cap si les cours m’intéressaient mais c’était loin d’être le cas. Je n’ai pas eu la chance de connaitre les sciences de l’éducation dès l’arrivée en licence dans ma ville et ça aussi, ça aurait pu être décisif sur mon avenir professionnel. En fin de compte, plutôt que de chercher à trouver une autre voie, j’ai carrément décidé de changer de voie. Je me suis trouvée un petit job en commerce qui me satisfaisait bien , avec une équipe adorable et un patron exécrable, mais j’étais heureuse de me lever le matin pour y aller. Comme partout, il y eu des moments plus difficiles où la fatigue a pris le dessus et où je ne me sentais plus capable de rien mais je dois reconnaitre que j’étais assez courageuse et positive et les moments de mou étaient de courte durée.

Ensuite, il y eu Kéo, la plus douce et belle étape de ma vie. Là aussi complétement déstabilisante et fatigante , mais vous savez, un enfant, peu importe les problèmes rencontrés, reste la plus grande chance d’une vie. De la mienne en tout cas. J’ai pris du temps avec mon fils, le CDD dans mon entreprise se terminant pendant mon congé maternité. Je n’ai pas voulu chercher un nouveau travail immédiatement. C’était tellement agréable de se laisser bercer par ce sentiment de plénitude. Et ça me laissait le temps de réfléchir à ce que je voulais vraiment. Après maintes et maintes discussions avec des personnes de tous horizons , je me décidais alors de revenir à mon premier amour: l’enseignement. Mais je ne pouvais pas reprendre d’études sans avoir de quoi vivre et faire vivre ma famille à côté. J’ai donc trouvé une solution, une voie détournée pour me rapprocher au mieux de ce métier que j’aime tant: je suis devenue auxiliaire de vie scolaire (entendez par là que j’aide un enfant handicapé à suivre une scolarité dites « normale ») . J’y ai rencontré des intervenants et des enseignants très pro et très attachés à leurs métiers qui m’ont quelquefois donné envie de retenter des études en fac. J’y ai aussi découvert les côtés cachés, un peu plus sombres , un peu plus difficiles de ces métiers qui visent à préparer les enfants du mieux possible à l’avenir. J’y ai vu les choses que l’on ne soupçonne pas: les heures de travail en dehors de l’école, les conflits, les contacts difficiles, les appréhensions et parfois même cette difficulté à ne pas lâcher prise. Malgré tout ça, je reste persuadée que c’est l’un des plus beau métier du monde. Et en plus d’être fascinée par l’éducation, je suis aujourd’hui admirative de ces personnes qui travaillent aux cotés des petits adultes de demain.

Quand je me retourne sur le chemin parcouru, je ne regrette rien. Je suis devenue maman à l’âge de 21 ans et si je n’avais pas « échoué » lors de mes études, je n’aurais pas connu ce bonheur d’être mère très jeune. De plus, j’ai acquis des expériences dans différents domaines et j’ai grandi , me suis responsabilisée plus vite que je ne l’aurais fait en restant étudiante pendant cinq longues années. Aujourd’hui , enseignant , c’est un métier que j’aime encore énormément, mais que je n’exercerais jamais. Je me suis fait une raison. Mieux encore, je l’accepte sans problème et me tourne vers un avenir, certes incertain, mais rempli de bonnes surprises et de jolies expériences. J’en suis sure.

Culture

The OA, la pépite Netflix.

Je ne suis pas une dévoreuse de séries. A vrai dire, cela ne fait que peu de temps que j’ai appris à apprécier ce genre de contenu. Plus ou moins deux ans pour être à peu près exacte. J’ai commencé avec The Walking Dead qui m’a beaucoup passionné et qui me passionne toujours, Gossip Girl que je peux regarder en boucle et finalement Stranger Things dont j’ai beaucoup aimé l’univers. Une chose cependant freine ma « vitesse de visionnage » : je n’arrive pas à m’intéresser à plusieurs histoires en même temps. Je ne regarde donc qu’une seule série à la fois. C’est ainsi qu’il y a quelques jours, envieuse de me replonger dans un nouvel univers, je cherche sur Netflix ce que je vais bien pouvoir regarder. Je tombe sur The OA. Je n’étais pas spécialement emballée par le synopsis mais l’affiche, elle, m’a fait rêver. Immédiatement. J’ai donc commencé sans grande conviction ce premier épisode un peu long et trop abstrait. Fait remarquable , le générique arrive à un moment où on ne l’attends plus. Vraiment étrange… Et puis, juste après ce générique tardif , l’histoire prend forme et là j’ai littéralement enchainé les épisodes jusqu’au huitième et dernier dont le final ne m’a pas laissé de marbre. Episodes qui ne sont pas tous équivalents en terme de temps . Etrange , je vous dis…

Alors The OA, c’est quoi?

L’histoire, au début pas si compliquée, d’une nana nommée Prairie/Nina/OA qui réapparait 7 ans après sa disparition, sans donner aucune explication ni à ses proches ni à la police,  avec des cicatrices dans le dos et une vue impeccable (alors qu’elle a disparu aveugle).

Après un tel synopsis j’avais peur de tomber dans le déjà-trop-vu drame amnésique où l’actrice principale n’est en faite qu’un agent double perturbé ou schyzophrène. Je me trompais sur toute la ligne. Quand Prairie commence à raconter son histoire, on comprend vite dans quel délire on part. Il s’agit là d’une histoire surnaturelle ( mais qui ne fait pas peur), spirituelle et philosophique qui aura eu l’effet de me tenir en haleine et de me remettre en question sur les choses existentielles de la vie et de la mort. C’est pourquoi je la déconseille à tous ceux qui sont très terre à terre.

Les personnages principaux sont, pour la plupart, ce qu’il y a de plus réel et humain. Dans le premier épisode , on rencontre la moitié d’entre eux, qui sont les élus choisit par Prairie pour entendre son histoire. Il s’agit de quatre ados et d’une prof tous issus de la même école et tous , visiblement, dans une situation familiale compliquée. Même si certains sont assez détestables au premier épisode, leur coté humain et imparfait reprend le dessus et on apprend à les apprécier. Ils vont être tous très touchés par l’histoire que leur raconte Prairie et partent dans l’aventure sans aucun à priori.

L’ambiance du film est savamment orchestrée. Les scènes sont longues mais pleines de sens et laisse le temps au spectateur d’intégrer toutes les informations. Tout se succède et se coordonne à merveille et c’est ainsi qu’on est plongé dans l’histoire de OA . On souffre avec elle, on pleure avec elle, on aime avec elle, on se surprend même à réfléchir à une voie de secours pour l’aider. Loin de moi l’idée de tout dévoiler ici, mais le sujet principal étant l’expérience de mort imminente, les pistes sont nombreuses et très intéressantes. Et elles sont exploitées avec brio. Et même si avec du recul cela semble complètement impossible, sur le moment on ne doute de rien et on ne se doute de rien. Alors quelle piste suivrez vous? La recherche scientifique et son côté rationnel? Ou bien la possibilité d’une dimension spirituelle entre la vie et la mort? A moins que la science ne cherche qu’à prouver l’existence de l’irrationnel…. Réponse dans cette pépite que je vous invite à découvrir sur Netflix.

 

Non classé, Vie de famille, Voyages & Sorties

Saint Malo intra muros.

dsc_0270

Cela va bientôt faire deux semaines que nous avons passé un week end à Saint Malo et je n’ai pas eu encore le temps de partager ici mes photos de la vieille ville. Il y aurait tellement de choses à dire sur cette ville bretonne, tout près de notre Mont Saint Michel normand. Mais je crois que le mieux est de me cantonner à évoquer ses belles pierres et ses ruelles dynamiques. Encore un joli lieu à découvrir. Il fait bon s’y promener et on peut y découvrir de belles petites enseignes. Il suffit de chercher un peu et de s’éloigner des rues principales où se sont installées toutes les grandes marques hors de prix, pour y trouver des trésors. Mais, je n’en dis pas plus, simplement que pour se rendre compte de l’ambiance et de sa magie, le mieux est encore de vouloir y mettre les pieds.

dsc_0220dsc_0219dsc_0221dsc_0226dsc_0227dsc_0228dsc_0241dsc_0247dsc_0250dsc_0258dsc_0267dsc_0269dsc_0251dsc_0273dsc_0271

Humeurs, Non classé, Vie de famille

Tout s’accélère.

Pendant trois ans, nous avons vécu dans une bulle qui rebondissait hors du temps. Les choses prenaient leur place petit à petit. Au début, il y a eu ce minuscule coeur qui bat au creux de mon ventre et pas mal d’attente. Il fallait attendre que le ventre s’arrondisse, que le bébé grandisse. Il fallait attendre la prochaine échographie et la nouvelle prise de sang. Il fallait se l’imaginer là, le tout petit bébé. Au début, il était imperceptible. Quelque chose de nouveau était en train d’arriver mais on ne se rendait pas encore bien compte. Et puis le ventre a gonflé et très vite on a senti les premiers coups de pieds. Notre vie à trois a peut être commencé là. On y pensait tout le temps. Tu crois qu’il aura ton nez? Tu penses qu’il sera grand? Et sinon, tu veux l’appeler comment? Et un jour, nous nous sommes rencontrés. La bulle n’a pourtant pas éclaté. Les choses prenaient leur place indéniablement. Il fallait s’habituer à être trois et à être baigner dans un amour constant. Il y a eu les premiers sourires, les premières petites syllabes, les biberons de nuits et puis les nuits complètes. Il y eu les longs câlins, les premiers petits pots, les premières nuits dans sa chambre, le premier quatre pattes et puis un jour la marche. Tout ça , ça a pris trois ans. Du minuscule coeur qui bat au grand bébé. Aujourd’hui la bulle a éclaté. Je ne dis pas que c’est moins bien, non ce n’est pas moins intense mais c’est différent. Le bébé a laissé place au petit garçon et tout est en train de s’accélérer. Il n’est plus collé à moi, il joue tout seul et il se fait des copains. Maintenant, j’aime tellement venir lui faire un dernier baiser le soir avant d’aller me coucher et l’entendre murmurer « Bonne nuit. Je t’aime Maman ». J’aime tellement déjeuner le matin à ces cotés. J’aime  tellement le voir gambader avec moi plutôt que de l’avoir dans la poussette. J’aime tellement son caractère et ses goûts affirmés. J’aime tellement le voir grandir tous les jours. La bulle a éclaté et en une fraction de seconde le temps s’est accéléré. Dans mon coeur de maman, les journées ont tout à coup pris une saveur différente. Et c’est tant mieux, ça veut simplement dire qu’ici tout est parfait.

DSC_0587.jpg

 

Humeurs, Non classé

Se rappeler que la vie doit être vécue.

C’est avec évidemment le coeur lourd que j’écris aujourd’hui cet article certainement décousu, au fil des pensées. Je suis désolée d’avance s’il n’est pas agréable à lire mais je ressens maintenant le besoin de m’exprimer. Pour Charlie, je n’ai rien dit. Pour Paris, je n’ai rien écrit. Pour Orlando et Bruxelles, non plus. Pour aucune attaque, je n’ai ressenti ce besoin de m’exprimer. Je suis dans l’incompréhension face à ce 14 Juillet niçois massacré. Il y a tellement de sentiments qui me nouent le ventre depuis hier soir, tellement de questions alors restées sans réponses qui se bousculent dans ma tête. La première étant : Pourquoi? Pourquoi ça et pourquoi nous? Je suis attristée et révoltée de ce que je peux lire sur les réseaux sociaux. Pourquoi mettre des photos et des vidéos des victimes? Le devoir d’information est il plus important que l’aide et l’assistance? Je ne comprends pas. Je ne comprends rien. Ce monde ultra médiatisé ne tourne plus tout à fait rond. La recherche de l’image choc avant le relais des informations dans les médias m’écoeure. Le bourrage de crâne, les mêmes informations qui passent sans cesse, et ces mots soufflés par les journalistes comme pour instaurer la peur. Parler de terrorisme, d’attentat, de Daesh… alors que rien n’a encore été revendiqué parait normal pour la plupart des gens. Pour moi, ça ne l’est pas. Tant que nous ne savons pas, il n’y a rien à dire. Loin de moi l’idée de défendre des terroristes, ça non! Mais pas une seule fois, je n’ai entendu parlé d’amalgames sur les chaines d’infos ce matin. Pire encore, j’ai vu mes propres amis réagir à chaud hier soir sur Facebook, attisant une fois de plus la haine. Ce n’est pas le message que j’aimerais passer. Ce n’est pas le message qu’il faut délivrer. Je pourrais écrire encore de longues lignes sur le sujet, mais je ne sais plus… Quoi dire? Quoi faire?

Nous avons simplement besoin d’amour et d’Humanité. Il faut aujourd’hui vivre avec ce risque, n’être en sécurité nul part. Mais l’important c’est de vivre. Il ne faut pas céder à la peur. Je ne dis pas qu’il ne faut pas avoir peur, ça non! Seulement, il ne faut pas céder. Il ne faut pas survivre dans ce monde en se demandant ce qui pourra bien arriver la prochaine fois. Il faut continuer à avancer, encore et encore comme nous l’avons toujours fait. On peut reprocher bien des choses aux Français, mais pas d’être égoïstes et désunis. Nous sommes une Nation, nous sommes ensemble dans les bons moments (souvenez vous la semaine dernière, l’Euro…) mais aussi dans les pires tragédies . Et même dans la douleur , le désarroi le plus profond, il ne faut jamais abandonner. On est ensemble, et tant que cela s’avère vrai je penserais toujours que la vie vaut la peine d’être vécue.

DSC_0673.jpg

 

Humeurs, Non classé

« Tu feras le métier que tu veux, ma fille. »

L’une des plus belles preuves d’amour d’une mère à sa fille est de la laisser prendre le chemin qu’elle veut pour son avenir, la laisser s’essayer à pleins de choses différentes en espérant qu’elle devienne une femme heureuse.

DSC_1056.jpg

J’ai longtemps pensé que j’avais un problème. Non pas parce que je ne voulais rien faire de ma vie mais plutôt parce que je voulais faire trop de choses. Le premier métier auquel je me prédestinais était professeur des écoles. C’est d’ailleurs le rêve que j’ai suivi jusqu’en fac étant persuadée que puisque c’était mon voeux le plus ancien , c’était certainement celui que je désirais le plus. Bien qu’accrochée à ce souhait comme une moule à son rocher, j’ai très souvent pris la liberté de me laisser rêver d’autres métiers. Ainsi, à mon entrée en sixième j’aspirais, en espérant une coup de pouce de la vie, à devenir une future chanteuse populaire. En cinquième, le devant de la scène ne m’attirait plus autant et je cherchais de nouveau ma voie. En quatrième, avide de voyages, hôtesse de l’air m’apparaissait comme une bonne alternative. Puis la photo en troisième et mon voeux le plus cher aurait été de passer des casting pour devenir mannequin ( déjà trop « grosse » , je suis vite retombée les pieds sur terre). En seconde, je voulais rester dans le monde de la beauté et du visuel et devenir make up artist . Puis tour à tour, mes métiers parfaits se sont succédés: journaliste, actrice, photographe, écrivain, professeur de français, banquière, critique de cinéma, coiffeuse… et bien d’autres encore. J’ai assez mal vécu le fait de papillonner d’une envie à l’autre sans jamais m’en donner vraiment les moyens. Longtemps, je me suis dit que ce côté superficiel était certainement un signe. Le signe qu’aucune de mes idées n’était réellement faite pour moi. Je voulais poursuivre un but, mais je ne savais pas lequel.

Aujourd’hui avec un peu de recul , je pense que c’est ma personnalité qui veut ça. Un jour tout, le lendemain son contraire. Et en regardant d’un peu plus près ma vie, je me suis rendue compte que, comme tout le monde, je poursuis un but. Le mien est peut être moins bien déterminé que celui des autres, mais il n’en reste pas moins vrai et important pour moi: je veux être heureuse. Faire ce que je veux quand je le veux. Alors voilà, je vis beaucoup plus sereine depuis que j’ai pris conscience de ça . L’important n’est pas d’avoir un métier, une carrière longue dans un domaine précis mais de m’épanouir dans ce que je fais au moment où je le fais.

Non classé, Voyages & Sorties

Un dimanche à Honfleur.

DSC_1145.jpg

 

Honfleur, cela faisait des années que je n’y avais pas remis les pieds. Pourtant, cette petite ville côtière d’où l’on peut voir le pont de Normandie n’est qu’à 45 petites minutes de chez moi. C’est vraiment un endroit que j’adore. C’est tout plein de petites ruelles remplies de boutiques plus charmantes les unes que les autres, des galeries d’art à foison et des restaurants en veux tu en voilà. Si l’on a pas peur de la foule et des rues étroites, alors on ne peut qu’aimer.

Honfleur, c’est aussi un port avec de très beaux bateaux, un carousel coloré et beaucoup d’animation! J’aime beaucoup dire que c’est notre Collioure normande. Moins ensoleillé et plus terne mais à la disposition semblable. Un labyrinthe pavé, des maisons collées, des vieilles pierres, des artistes et surtout la sensation qu’il fait bon y vivre.

DSC_1144.jpg

 

DSC_1096 (1).jpg

DSC_1097 (1).jpg

DSC_1106.jpg

DSC_1154.jpg

 

DSC_1165.jpg

DSC_1169.jpg

DSC_1188.jpg

DSC_1196.jpgDSC_1200.jpg

DSC_1230.jpg

Création / Photographie, Humeurs, Non classé

Ma vie scénarisée….

…Ou comment l’objectif peut m’éloigner de tout. J’ai toujours été assez attirée par l’image, quelqu’en soit sa nature. Un jour devant une magnifique photographie de Doisneau, le lendemain devant une peinture abstraite mais pleine de sens , puis devant le grand écran au cinéma. J’ai commencé à lire les blogs parce que j’avais soif de visuel, d’art et les blogueuses, bien que souvent amatrices dans le domaine, ont tirées leur épingle du jeu. Certaines font des photos et des vidéos dignes de grands magasines de mode. C’est bluffant comme on pourrait penser qu’elles ne vivent pas sur la même planète que nous. Et puis, il y eu Instagram et Pinterest. Et FlickR aussi. Je t’avoue ce dernier est mon réseau de prédilection. Une véritable source d’inspiration. Et puis, je me suis également essayer à la photo. J’ai commencé à avoir des remarques parfois constructives , parfois non, sur la façon dont je travaille mon art. Certains ont pris ma nouvelle exposition comme de la prétention ( moi qui était si discrète avant!) . N’étant pas photographe professionnelle, je cherche simplement à produire des clichés que j’aimerais voir plus souvent. Des choses parfois saturées, parfois sombres, du sexy et du romantique, mon fils, moi ou une amie, quelquefois aussi des paysages. Je me suis donc acheté un tout nouvel appareil pour étancher ma soif de prises de vues et j’y suis allée à fond, sans penser aux conséquences. C’est fou de parler de conséquences quand il s’agit de passion.

DSC_0608.jpg

 

Alors voilà, je ne te parle pas ici de droits d’auteurs ou de respect à la vie privée, simplement du prix que j’ai du payer. Je me suis pris en pleine face des remarques qui n’avaient pas lieu d’être. De la méchanceté gratuite en somme. Je suis très souvent derrière l’objectif mais parfois, quand l’envie m’en prend, devant. Et c’est la que le bas blesse. Je t’assure que venant de moi ce n’est pas du narcissisme, encore moins de la prétention . Non je ne m’aime pas, mais je travaille sur le fait d’apprécier qui je suis. La vie que je montre en photo est une vie totalement scénarisée et loin de ressembler à ce que je vis tous les jours. Bien sûr ma maison est souvent en désordre et que je n’ai pas toujours le temps de ranger la table basse. Non, il ne fait pas toujours beau ici et les couleurs ne sont pas aussi intenses que j’aimerais te faire croire. Bien sûr que je photographie le réel mais attention, ce que je montre n’est pas la réalité. Bien sur, parfois on vit des choses incroyables… mais ça, c’est quelque chose de plutôt commun. J’essaye de créer ma propre magie, parce que la magie, elle, ne tombe pas du ciel . Et moi aussi en temps que lectrice je me retrouve souvent à baver devant les vies extraordinaires des autres , mais je me remets vite les idées en place et je comprends à quel point c’est inutile d’espérer être quelqu’un d’autre. Et qu’en plus hormis l’instant immortalisé, le reste peut être tout à fait vide.

DSC_0933.jpg

Cela à soulever une autre question: Est ce que je suis toujours actrice des scènes de vie? Est ce que la dernière balade était agréable pour les bonnes raisons? Je me remets beaucoup en question. C’est dans ma nature. Parfois, j’ai l’impression qu’en me cachant derrière mon appareil photo je deviens spectatrice de ma propre vie. Je ne suis plus l’actrice de la scène. Mon rôle est d’immortaliser et je prends peut être ça un petit peu trop à coeur. Je crée des souvenirs que je ne vis pas à 100% à l’instant T.  Et j’ai parfois l’impression de laisser ma famille seule alors que je suis bien là avec eux. Je ne suis plus vraiment moi, je fais corps avec l’objectif.

 

DSC_0967.jpg

Ma chance à moi a été de comprendre cela assez vite et donc de me libérer de mes chaines. Certains passent leur temps à faire defiler les réseaux sociaux à la recherche de like, moi mon addiction s’appellait Nikon D3200. Les séances photos s’appellent séances photos et non plus balades. On a réussi à distinguer les deux. Parfois, je décide même de ne pas emmener l’appareil lors d’un repas de famille ou d’une sortie en ville. ça repose non seulement mon esprit mais aussi mes bras ( ça pèse un appareil photo dans le sac 😉 )  Et me laisse libre de profiter réellement des choses qui m’entourent .